citer Je résume en un mot : la réalisation de cette émission était entièrement
favorable à Hollande. Bref Bilderberg était aux manettes.
ça me fait éclater de rire
Non. Hollande file doux. N’en doutons pas. Sur le nucléaire il n’a même
pas parlé de l’exploit de Greenpeace qui, hier encore, est entré dans
deux centrales et il n’a surtout pas parlé de Fukushima. On voit pour
qui il travaille.*
Et mélenchon avec son référendum pour sortir dans 20 ou 30 ans , en fait c’est plus un problème de moins dépenser d’électricité
QUAND, en 1992, Deng Xiao Ping déclara : « Le Moyen-Orient a du pétrole, mais la Chinea des terres rares », tout le monde rigola. Aujourd’hui
on rit jaune... La Chine,
qui produit 97 % de terres rares, vient de commencer à fermer le robinet. Et
on est mal.Sous le joli vocable de « terres rares » se cachent dix-sept minéraux aux
noms poétises, néodyme, dysprosium, lanthane, etc., qui partagent les mêmes
caractéristiques : ils sont difficiles à extraire et à raffiner, et les
nouvelles technologies en ont grand besoin. Notamment, comme c’est bizarre, les technologies dites durables : le terbium est indispensable aux
lampes à basse consommation ; sans néodyme on ne pourrait guère faire de moteurs de voitures électriques ni de générateurs
pour éoliennes. Et d’autres métaux rares, que la Commission européenne
vient de classer sur une liste de quatorze « matières premières critiques », sont eux aussi indispensables à
la fameuse « croissance verte » : le gallium
est décisif pour les LED et les cellules solaires à haut rendement, l’indium
est idéal pour les cellulesphotovoltaïques, etc. Ajoutons que la
demande pour toutes ces
raretés a explosé avec le high-tech
(écrans plats, fibre optique, afficheurs à cristaux liquides, lasers, radars,
etc.), et l’on comprendra que DengXiao Ping avait vu juste.
Et que les
industriels occidentaux se
mettent à paniquer.C’est dans ce contexte que vient de sortir un passionnant et très informé bouquin (1) sur la
question, écrit par des centraliens, des ingénieurs donc, qui ne jurent que par la technique et dont on s’attend à ce qu’ils nous
promettent detrouver des solutions, grâce à la recherche, à l’innovation
technologique, au recyclage, comme on nous le serine d’ordinaire. Stupeur : au
contraire, ils détruisent méthodiquement toute illusion.
1.« Nous exploitons un stock fini » de métaux qui s’épuiserabientôt, croissance aidant. La pénurie nous guette, et plus vite qu’on ne le croit : dans dix à treize ans, par exemple, il ne
restera plus d’indium.La « croissance verte » qui viendrait apporter la solution
à tous nos maux est un mythe : la course technologique et l’innovation
créent un emballement de besoins en métaux, en particulier les plus rares, qui
rend cette croissance non durable.
2.L’extraction des
minerais requiert de plus
en plus d’énergie, car ils
sont de moins en moins
concentrés. Or l’énergie, toujours moins
accessible, exige de plus en plus de minerais : nous venons tout justed’entrer dans ce cercle vicieux.
3.Croire que le
recyclage va tout régler est une erreur. « Il n’y a pas de
circuit sans perte. » S’il peut freiner le gaspillage, le recyclage « nepourra pas inverser la tendance ».
Et de conclure :
« C’est donc sur le
terrain du juste besoin et, par-delà, de la morale que devront se situer les progrès. » Aaaargh ! si même nos meilleurs ingénieurs se mettent à
douter que la Sainte Technique
et de la
Sanctissime Croissance verte puissent nous tirer d’affaire.
L’Occident est fini,
il doit céder son sceptre... Mais pourquoi maintenant ? Dans Civilization, The West
andtheRest ("Civilisation
l’Occident et le reste », publié en mars 2011 en anglais aux éditions
Allen Lane), l’historien écossais Niall Ferguson identifie " six="six" innovations="innovations">span>clés qui ont donné à
l’Occident l’avantage sur les autres civilisations : la concurrence, la science,
le droit de propriété, la médecine, la protection des consommateurs, l’éthique au travail », résume AndrewPreston dans une
critique du livre parue dans The Globe and Mail. Mais, après cinq
siècles de domination occidentale, ces valeurs sont tombées en désuétude. Selon
Niall Ferguson, l’Occident a dilapidé son propre héritage, causant les raisons
de sa chute. Pour l’historien lan Morris, qui a publié en octobre 2010 Why the
West Rules -For Now ( »Pourquoi l’Occident domine pour le moment »,
publié en anglais chez Fanas, Straus and Giroux), la chute des civilisations,
quelles qu’elles soient, est inéluctable. Passé un certain degré de //C:/DOCUME%7E1/GABAIX%7E1/LOCALS%7E1/Temp/msohtml1/01/clip_image003.gif" height="2" width="112">développement, elles
font face à un goulet d’étranglement et sont incapables de concilier leurs besoins avec la raréfaction des ressources et la
dégradation de l’environnement.Or l’Occident est allé bien au-delà de ce seuil. Une
« anomalie » qui pourrait prouver qu’il a su triompher de ce que lan
Morris appelle ’le paradoxe du développement social ».