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  • lagabe 21 mai 2011 09:13

    QUAND, en 1992, Deng Xiao Ping déclara : « Le Moyen-Orient a du pé­trole, mais la Chine a des terres rares  », tout le monde rigola. Aujourd’hui on rit jaune... La Chine, qui produit 97 % de terres rares, vient de com­mencer à fermer le robinet. Et on est mal. Sous le joli vocable de «  terres rares  » se cachent dix-sept mi­néraux aux noms poétises, néodyme, dysprosium, lan­thane, etc., qui partagent les mêmes caractéristiques : ils sont difficiles à extraire et à raf­finer, et les nouvelles technolo­gies en ont grand besoin. No­tamment, comme c’est bizarre, les technologies dites durables : le terbium est indispensable aux lampes à basse consom­mation ; sans néodyme on ne pourrait guère faire de moteurs de voitures électriques ni de gé­nérateurs pour éoliennes. Et d’autres métaux rares, que la Commission européenne vient de classer sur une liste de qua­torze « matières premières critiques  », sont eux aussi indispensables à la fameuse « croissance verte  » : le gallium est décisif pour les LED et les cellules solaires à haut rendement, l’indium est idéal pour les cellules photovoltaïques, etc. Ajoutons que la demande pour toutes ces raretés a explosé avec le high-tech (écrans plats, fibre optique, afficheurs à cristaux liquides, lasers, radars, etc.), et l’on comprendra que Deng Xiao Ping avait vu juste.

    Et que les industriels occi­dentaux se mettent à paniquer.C’est dans ce contexte que vient de sortir un passionnant et très informé bouquin (1) sur la question, écrit par des centraliens, des ingénieurs donc, qui ne jurent que par la technique et dont on s’attend à ce qu’ils nous promettent de trouver des solutions, grâce à la recherche, à l’innovation technologique, au recyclage, comme on nous le serine d’ordinaire. Stupeur : au contraire, ils détruisent mé­thodiquement toute illusion.

    1.  « Nous exploitons un stock fini » de métaux qui s’épuisera bientôt, croissance aidant. La pénurie nous guette, et plus vite qu’on ne le croit : dans dix à treize ans, par exemple, il ne restera plus d’indium.La « croissance verte  » qui viendrait apporter la so­lution à tous nos maux est un mythe : la course techno­logique et l’innovation créent un emballement de besoins en métaux, en particulier les plus rares, qui rend cette croissance non durable.

    2.  L’extraction des minerais requiert de plus en plus d’éner­gie, car ils sont de moins en moins concentrés. Or l’énergie, toujours moins accessible, exige de plus en plus de mi­nerais : nous venons tout juste d’entrer dans ce cercle vicieux.

    3.  Croire que le recyclage va tout régler est une erreur. « Il n’y a pas de circuit sans perte.  » S’il peut freiner le gaspillage, le recyclage « ne pourra pas inverser la tendance  ».

    Et de conclure : « C’est donc sur le terrain du juste besoin et, par-delà, de la morale que devront se situer les progrès.  » Aaaargh ! si même nos meil­leurs ingénieurs se mettent à douter que la Sainte Technique et de la Sanctissime Croissance verte puissent nous tirer d’affaire...

     



  • lagabe 19 mai 2011 08:48

    je suis d’accord avec toi , mais une chose me gêne si tu regardes les pics maximuns de consommation , on est passe en 2001 74 900 MW (10/11/01) à 96 710 MW (16/12/10) en clair plus de 30 % en 10 ans
    donc on consomme de plus en plus d’électricité , donc on est autant responsable
    la politique des années 90 aussi , qui a poussé à chauffer le chauffage électrique 



  • lagabe 16 mai 2011 15:29

    je dirais aussi que les grecs ont tout fait pour se faire .enculer aussi , a un moment ils étaient consentants



  • lagabe 14 mai 2011 09:01

    desole merde :)



  • lagabe 14 mai 2011 08:50

    finalement qui est le plus gros prédateur

    . Une espèce est déclarée disparue lorsqu’il ne reste plus d’individus survivants capables d’en assurer la reproduction, et donc la perpétuation. Le processus de l’extinction d’espèces, végétales et animales, existe depuis des temps immémoriaux, mais il se déroulait sur des périodes très longues se comptant en millions d’années, et son taux restait faible. Avec l’apparition de l’homme, et surtout sa multiplication et sa dissémination à travers la planète, ce taux s’est emballé et il ne cesse de ’amplifier. Certains experts estiment que la proportion actuelle d’extermination d’espèces est 1000 fois supérieure à celle qui s’est produite jusqu’à présent, et que ce phénomène est en accélération croissante. Ils prévoient que d’ici un siècle environ, la moitié des espèces aujourd’hui encore envie risque de s’éteindre.

    Aux causes anciennes, et naturelles, de disparitions définitives d’espèces, l’homme en a ajouté de nouvelles, nombreuses et diverses, â commencer par la surexploitation des ressources de la terre, tant en surface qu’en profondeur, tant des océans que des fleuves et ces lacs, tant de la flore que de la faune. Sa capacité de nuisance s’est étendue au ciel, la pollution atmosphérique est en augmentation, ce dont le dérèglement climatique est, du moins en grande partie, une conséquence. La liste des animaux disparus est donc considérable. Sans remonter jusqu’aux dinosaures et aux
    mammouths, mais simplement quelques siècles en arrière, on peut.mention
    ner des espèces comme le
    moa, le dodo de l’île Maurice, le solitaire de Rodri‑tes, le grand pingouin de l’Atlantue, oiseaux aptes au vol et donc proies faciles a tuer ; l’auroch, la rhytine, colossal mammifère marin des eaux arctiques, l’ours de l’Atlas... Au siècle passé, parmi les multiples victimes, on peut citer le bouquetin des Pyrénées, le pigeon migrateur, dont l’effectif a chuté en un laps de temps assez bref de plusieurs millions d’individus à zéro, le tigre de Tasmanie, le pho­que tropical, l’otarie du lapon... En ce siècle commençant, le tour est venu du dauphin de Chine (unique espèce de dauphins d’eau douce), du cra­paud de Monteverde, magnifique petit batracien couleur d’or, et, tout récemment, du puma américain, également dénommé couguar

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