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Lapalice

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Etudiant, parlant anglais et allemand, je suis intéressé par l'actualité technologique, les enjeux énergétiques et géostratégiques, et les débats "de société".

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  • Premier article le 22/03/2013
  • Modérateur depuis le 04/12/2013
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Derniers commentaires



  • Lapalice Lapalice 23 mars 2008 18:03

     "Le corps appartient à son occupant. Point barre" sauf celui de l’enfant à naître soit dit en passant.

    Mais justement une des questions cruciales ici n’est elle pas celle des conséquences d’une telle prise de position (en partie contredite par l’existence même de la société). Sans tomber dans une casuistique maladroite, qui est l’occupant ? Le malade en coma profond ou aveuglé par la douleur ? La personne de confiance ? Comment s’exprime sa volonté ?

    Et au delà de ces questions pratiques, est ce qu’il ne faudrait pas alors repenser totalement la société, en oubliant tout modèle de sauvegarde de l’individu, qui en effet permet de dire ce qui est bon ou pas pour l’individu dans le but de la protection de tous, mais juste une sorte de cadre à sa liberté et à sa "volonté de puissance" (on est déjà dedans avec le capitalisme).

    Le parallèle avec l’avortement fait plus haut est troublant : dans un cas tuer un être qui devrait vivre (du point de vue biologique le foetus est un être indépendant) et qui n’a rien demandé à personne et qui n’a aucune conscience ni liberté effective, au nom la plupart du temps de la protection de la mère me semble-t-il, et dans l’autre, tuer, voire laisser mourir un être libre au nom cette fois de sa liberté et volonté propre.

    Le raccourci n’est il pas un peu rapide ? (Au risque on le voit de donner libre cours aux pourfendeurs de la "culture de la mort")

    En tout cas j’ai l’impression que nos sociétés en manque de repères (ou peut-être tout simplement en changement) ne savent bien pas ou elles vont, ou ne le disent pas clairement.



  • Lapalice Lapalice 20 juin 2007 13:00

    La remarque de claude me semble opportune, et c’est pour cela que les édifices religieux se sont souvent construits en un demi-siècle voir plus d’un siècle. Pour commenter le post de Fouadraiden, il est vrai qu’il n’y a en fait pas eu de séparation réelle des Eglises et de l’Etat en Algérie pour les musulmans, car l’Etat francais, propriétaire des biens religieux (Habous) et payant les imams et les cadis, pouvait ainsi avoir une certaine tutelle sur l’Islam algérien.

    Mais il me semble important de redire que la laïcité est fondamentale pour nos sociétés car c’est aussi elle qui garantit la liberté religieuse pour tous. C’est pourquoi l’Etat doit s’abstenir de toute implication trop directe dans la construction des lieux de culte notamment, même si c’est le rôle des collectivités locales de les organiser pour le service des citoyens.

    Au niveau du financement des mosquées pour éviter un « Islam des caves », il y a une grande différence entre le financement par les fidèles et l’aide d’un pays tiers (Libye, Arabie,etc.) fournissant aussi très souvent les prêcheurs. Dans ce cas un prosélytisme douteux (car incontrolable) est à craindre, et la mosquée ou le « centre culturel islamique » en question peuvent avoir une influence qui n’est pas celle qu’aurait eu une association cultuelle de fidèles locaux.

    Face à cela, les décisions politiques sont souvent icohérentes mais les incohérences ne sont pas toujours celles dénoncées par Paradisial. Par exemple la ville de Besançon devrait bientot voir une seconde mosquée correspondant aux besoins des fidèles, il n’y a là aucune incohérence. Mais la ville de Marseille a lancé un projet un peu plus controversé en subventionnant une « grande mosquée » décriée par de nombreuses personnes à cause de sa taille, mais surtout à cause du bail emphytéotique accordé à l’association, qui mettait à disposition 8600m² dans le nord de Marseille pour 300 euros annuels (soit le prix d’à peu près un mètre carré dans cette zone) On sait les associations cultuelles pauvres, mais quand même !


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