• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Laurent Watrin

Tableau de bord

  • Premier article le 17/07/2006
  • Modérateur depuis le 10/08/2006
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 55 73 1185
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 69 44 25
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Laurent Watrin Laurent Watrin 11 mai 2013 11:54

    Aucun responsable politique n’est un saint. Je ne fais pas partie de ces EuroTrolls (comme disent certains, ici), qui fêtent « Saint-Schuman ». Mais il est indigne et détestable de tronquer la réalité historique pour n’en ressortir qu’un aspect qui arrange votre idéologie censée luttée contre une autre (qui serait dominante).

    Je m’explique. Robert Schuman a effectivement voté les pleins pouvoirs à Pétain, comme la majorité des parlementaires de l’époque (socialistes pacifistes et droite modérée compris). Pourquoi ? Parce que, si la montée du danger national-socialiste lui fait peur, Schuman craint surtout les ravages d’une nouvelle guerre. En tant que parlementaire mosellan, représentant d’une population menacée d’invasion une fois encore, il est nommé sous-secrétaire d’État aux réfugiés dans le gouvernement Reynaud en mars 1940, puis maintenu à ce poste dans le gouvernement Pétain (16 juin-10 juillet 1940). Laval lui assure que seul le maréchal peut conserver l’ Alsace-Moselle à la France... Schuman était-il naïf ? On peut le penser. Il faut surtout se remettre dans le contexte alsaco-lorrain de l’époque. Même si cela ne justifie rien, cela explique beaucoup. Le choix est complexe pour un Schuman (comme pour des milliers de citoyens alsaciens et mosellans) déchiré entre deux cultures et écrasé par le poids de l’Histoire.

    Lorsque la Moselle est réannexée par le Reich, les nationaux-socialistes lui demandent de « coopérer ». Schuman refuse. Emprisonné, avant la fin de l’année 1940, puis placé en résidence surveillée dans le Pays de Bade (Neustadt), il s’en évade en 1942, et décide de ne rejoindre ni la Résistance ni la Collaboration. Comme des millions de Français, au fond... Qu’aurions-nous fait à sa place ? Impossible à dire. Est-ce que ce passé de Schuman doit occulter sa pierre apporté à l’édifice européen ? Encore une fois, l’oeuvre n’est pas parfaite. La perfection n’existe que dans nos rêves. Mais on peut être utopiste sans crier au loup.

    Cordialement.
    « le troll » (ça m’amuse, ce mot)

    Déclaré inéligible à la Libération, Schuman sera soutenu par ses amis, qui demandent au général de Gaulle de faire cesser les procès d’intentions maréchalistes ; il sera élu en octobre 1945.

    En Moselle réannexée par Berlin, les nationaux-socialistes lui demandent de « coopérer » au nouvel ordre européen. Il décline l’offre et commence à souhaiter que l’on précise le statut exact des citoyens du Reichsland reconstitué !

    Emprisonné comme personnalité influente, avant la fin de l’année 1940, puis placé en résidence surveillée dans le Pays de Bade (Neustadt), il s’en évade en 1942, puis vit clandestinement jusqu’à la libération, notamment dans des monastères (En-Calcat) dont il suit les heures liturgiques. Intérieurement partagé entre deux nations auxquelles il appartient pareillement, il ne s’engage pas dans la Résistance. Il refuse aussi bien d’entrer dans le gouvernement Pétain que de collaborer à l’autonomisme philo-nazi de certains Alsaciens-lorrains, que d’entrer en dissidence officielle avec un pouvoir injuste. Un de ses collaborateurs aux Finances en 1947-48, François Bloch-Lainé, lui-même engagé dans les mouvements de résistance, dira plus tard, que R. Schuman « avait fait sa guerre à sa manière », suggérant le rôle de la prière monastique.



  • Laurent Watrin Laurent Watrin 10 mai 2013 11:37

    Les réactions sont fort instructives. Des éclaireurs de la pensée moderne semblent sortir du bois. La démocratie qui s’exprime sur internet ne manque pas de saveur... Ah, une précision : je ne suis pas membre de la « task force ».. D’ailleurs, je ne comprends même pas cette expression dans le contexte présent. En langue française, ça donne quoi ? (j’aime la langue française par dessus tout, et l’Europe est ma patrie, même si ça peut vous paraître étrange). Cordialement.



  • Laurent Watrin Laurent Watrin 6 novembre 2012 10:40

    @ Alberto : ce ne sont pas les technocrates de Bruxelles qui ont décidé de diminuer les subventions aux associations humanitaires, mais les chefs d’Etat qui ne parviennent pas à se mettre d’accord pour une solidarité européenne. L’Europe sociale ne peut pas progresser tant que les Etats se font concurrence. Tout le monde (ou presque) en France - à gauche et à droite - évoque l’harmonisation mais qui la souhaite réellement ? Elle serait une catastrophe pour les partis en place qui font leur campagne sur les valeurs de la Nation et pas sur les progrès de l’Union européenne.
    Cordialement.



  • Laurent Watrin Laurent Watrin 14 avril 2012 18:21

    Merci pour cet éclairage !



  • Laurent Watrin Laurent Watrin 13 avril 2012 23:44

    Je ne défends pas les banques. Je les prend pour ce qu’elles sont : des gestionnaires de patrimoine circulant. Rien ne vous oblige à payer des services bancaires. Tout est négociable. Rien ne vous oblige à acheter des actions si vous n’en voulez pas. Rien n’oblige à contracter un emprunt délirant. etc etc. Ce qui est valable pour la personne raisonnable que vous êtes, l’est aussi pour un Etat. Mais aujourd’hui, la situation de la France impose de dire aux citoyens que la dette est une urgence à résorber. Ensuite, nous pourrons remettre le marché à sa place. Chacun dans son rôle. Nous sommes tous responsables. Car l’Etat c’est nous. Cela aurait d’ailleurs pu être le slogan de M. Mélenchon mais je constate qu’il préfère le mot POUVOIR au mot ETAT. Etonnant, non ? ;))

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv