La Tunisie compte 10 millions d’habitants et depuis son indépendance vit sous une dictature implacable. 700 Mille tunisiens se sont expatriés en France sans compter les bi-nationaux.
Il en va de même pour l’Algérie, ancien département Français, que l’indépendance a rendu maître chez elle mais qui laisse partir sa population à destination de l’ancienne puissance tutélaire parce que son oligarchie militaire a confisqué l’indépendance et détourné ses immenses richesses. Idem pour le Maroc.
La France ne peut critiquer les nombreuses atteintes aux droits de l’homme dans ses pays sans réveiller les vieilles passions des guerres coloniales exploitées par ces dictateurs.
Qui ne souvient du dernier voyage de Sarko en Algérie émaillée de nombreux incidents : les origines juifs du Président mises en exergue par le ministre des anciens combattants d’Algérie et son accueil humiliant à Constantine orchestrée honteusement par ce pays. Outre l’inhospitabilité de l’accueil, M. Boutéflika demande des excuses à la France pour "l’entreprise génocidaire du colonialisme Français", vieille antienne des dirigeants algériens pour censurer la France sur les violations des droits de l’homme notamment pendant la guerre civile des années 1990 qui fit plus de morts civils que la guerre d’Algérie.
NS n’est pas ma tasse de thé mais je le vois mal évoquer le mal qui ronge les pays du Maghreb sans s’attirer les foudres de ces tyrans passés maîtres en chantage.
Si la Tunisie a davantage modernisé son pays mais demeure une féroce dictature, l’Algérie a arrêté de vivre après l’indépendance dès que les petits pieds noirs ont été contraints à l’exil, cette purification éthnique dont ils furent les victimes "La valise ou le cercueil" souvent parce que juifs pour beaucoup de souche berbère.
Il nous faudra clarifier nos relations avec ces pays, leur dire qu’ils sont libres depuis plus de 50 ans et que les Français d’aujourd’hui et de demain ne sont pas responsables de la colonisation ; que la France à construit d’importantes infrastructures qui tiennent encore debout aujourd’hui alors que leur entretien laisse à désirer et qu’elle a accueilli dans les années 1980 une importante communauté algérienne, marocaine et tunisienne plus par humanisme que par intérêt alors que le chômage battait son plein dans notre pays. La loi sur le regroupement familial votée sous VGE et l’octroi de la bi-nationalité pour favoriser l’intégration de ces réfugiés économiques constituent des mesures généreuses soucieuses d’un pays riche de prendre sa part de misère du tiers-monde.
20 ans plus tard le résultat doit être nuancé. L’intégration pose problème, le communautarisme se développe et les émeutes des banlieues inquiètent bien nombre de Français favorisant le racisme et l’islamophobie.
Ces pays de l’autre rive de la Méditerranée se doivent de ne plus rechercher les causes de leurs difficultés dans le passé colonial mais dans leur incapacité à donner à leurs enfants un espoir au pays.
Quant à la France, elle doit renoncer à sa culpabilité et le dire haut et fort à nos amis Maghrébins : l’inépendance se construit chez soi et pas en immigrant, un peu comme les Européens au sortir de la seconde guerre mondiale avec ses villes, ses ponts et ses usines rasés.
Précisément, que transmettons-nous à nos enfants ?
Des valeurs morales, des croyances religieuses, un idéal philosophique ? Non mais le goût de l’argent, le consumérisme et le matérialisme le plus abject. Sur le fondement desquels la vie de l’esprit est méprisée, la solidarité ignorée et la culture avilie puisque réduite à Dany Boon, aux émissions TV comme Star Ac où l’autre n’est pas un autre moi-même mais doit être éliminé.
La guerre de tous contre tous, la dilutions des valeurs héritées des générations précédentes peuvent nous conduire au pire sans compter les défis écologiques et démographiques que nous serons bien en peine de résoudre au regard du mode de développement économique néo-libéral imposé à l’ensemble des pays de la planète.
Quelques chiffres : 900 millions d’Africains dont 350 millions de jeunes peuplant des pays pauvres (Mali, Niger, Sénégal, Burkina Faso, Centrafrique, Togo, Bénin), 3 milliards de Chinois et d’Indiens pays émergeants consommant et polluant autant que les Européens.
Et une Europe démographiquement en baisse qui laisse sur le côté de la route ses jeunes et fait appel à des populations immigrées pauvres parce que ses entreprises y trouvent leurs comptes.
C’est vrai, le paradis n’existe pas, mais l’enfer...
L’extrême droite s’est souvent appuyée sur la thématique de la décadence, notion née à la fin du 19ème siècle, pour diffuser son idéologie.
Ainsi la défaite de 1940 désigne les juifs (métissage de la société), le Front populaire (remise en cause de l’ordre naturel dominant-dominé) comme les maux qui ont entraîné l’humiliation de la débacle et de l’occupation.
Pour autant, cette notion de décadence, est-elle devenue un gros mot parce que l’extrême droit se l’approprie. Peut-on encore discuter de cette notion sans être assimilé à un réactionnaire de la pire espèce ? Spengler l’a évoquée dans ses ouvrages mais Paul Valéry également (nous civilisations savons que nous sommes mortelles). L’histoire décrit de brillantes civilisations entrées en décadence puis disparues en laissant, certes, un héritage (Grec et Romain) dont nous sommes le prolongement. Mais qu’en est-il des mayas disparus sans que l’on sache avec certitude le processus par lequel le mal a rongé cette brillante civilisation.
Oui, ce thème est associé historiquement aux extrêmistes de droite, mais ne doit pas nous empêcher d’y réfléchir. La mondialisation, l’extinction de la diversité culturelle au profit de l’homogénéité, les guerres "high tech", la novlangue qui se répand (dégats collatéraux pour dire civils assassinés), l’individualisme forcené sont les signes avant-coureurs de l’agonie de notre civilisation.
Je vais en choquer plus d’un en disant que les productions culturelles en disent long sur l’état de notre décadence. Qu’un film médiocre, vulgaire, dangereux au point de susciter une banderole haineuse des supporters du PSG réunisse 20 millions de spectateurs ne me laisse de m’angoisser.
Et le monde unipolaire naquit engendrant la démocratie totalitaire avec son cortège de fléaux : la guerre des balkans, de Tchétchénie, les deux invasions de l’Irak et l’écrasement de l’Afghanistan. Des millions de morts et la consécration de l’empire des Etats-Unis. Bravo, M. Gorbatchev pour avoir livré votre pays entre les mains d’un alcoolique, le bien-nommé Boris Eltsine qui fit de l’URSS ce que l’on sait.
Lire "La grande Fracture" de feu l’ex-dissident Alexandre Zinoviev qui s’empressa de rentrer chez lui, en bon patriote, renoua avec l’ex-PCUS et condamna le complot occidental , affligé de n’en avoir pas pris conscience à temps.
Excellent article qui a le mérite de rappeler certaines vérités élémentaires dissimulées par la presque totalité de la presse lacrymale.
Oui, le Tibet est chinois depuis le 9ème siècle et fut distrait par les colonialistes anglais et français au 19ème siècle lors du pillage de la Chine par ces derniers.
Oui, avant 1949 date à laquelle le Tibet réintégra la Chine, subsistait une théocratie et un système féodal que J.L Mélanchon décrit très bien sur son blog.
Oui, Ménard est un individu douteux (on dit que son organisation est financé par les néo-con américains) à l’égo démesuré et au parcours politique tortueux
Saboter les jeux olympiques et porter ombrage à la Chine fait partie d’une campagne orchestrée par la CIA..