On peut raisonnablement douter des motifs humanitaires de intervention de l’otan en Libye, et on peut penser que dans la foulée du printemps arabe, le but véritable est le pétrole. Pour autant, cela ne fait pas de Khadafi un brave type, il a été un soutien avéré au terrorisme, un puissant agent de déstabilisation de la région, un soutient de Charles Taylor, Idi Amin Dada ou Bokassa ; et est resté jusqu’au bout un dictateur sanguinaire, très probablement fou, népotique au dernier degré et richissime pilleur des ressource de son pays. Faut-il l’encenser maintenant que Sarkozy lui mord les couilles, après lui avoir léché le cul ? Évidemment non ! Du reste sa mort est un assassinat pur et simple et il convient de le dénoncer.
Croire que les ennemis de mes ennemis sont mes amis, c’est confondre les intérêts avec les convictions, et s’exposer à toutes les compromissions.
Par vos articles sur les événements en Libye, vous montrez encore, que vous êtes un hommes de convictions, et je vous en félicite.
Oui les morts sont bien arrivés à l’institut médico-légal, du moins ceux qui n’ont pas été balancés directement à la Seine. Mais cet institut était en bord de Seine, et les corps là aussi y étaient balancés.
Le témoignage écrit de Gérard Monate cité dans l’émission retranscrit ici : http://etudesordinaires.fr/?p=410 Je cite : « Les corps arrivaient à l’IML, et immédiatement, on les jetait dans la
Seine. L’IML était tout à fait en bordure de Seine, ce n’était pas long,
il y avait dix-quinze mètres à faire, les gens de l’IML qui étaient là,
sur place, les rejetaient à la Seine, ces gens-là ont été complices
mais j’en ai connu qui en ont été malades de ça, c’est pour ça qu’on a
dit qu’il y avait eu très peu de morts à l’IML, bien sûr, il y a eu très
peu de morts INSCRITS à l’IML, tous les autres ont été rejetés à la Seine. »