Si c’était vraiment la dictature que vous décrivez il n’y aurait pas d’élection, ou pas de candidat d’opposition. Soyez cohérent. Arrêtez de parler des manifestant qui défilent pour Moussavi sans jamais parler de ceux qui défilent pour Ahmedinejha.
Magnifique article qui montre bien l’ampleur de la propagande orchestrée par les USA.
« Complot contre la paix », est un des chef d’accusation du procès de Nuremberg. Nos média, le président et son ministre des affaires étrangère devraient en toute justice y répondre. Ils parlent de Démocratie mais ne sont conduit que par les intérêts de leur maître. En plus d’être félon ils se fourvoient car les USA sont en bout de course, la fin de leur domination est proche, le dollars brille de ces derniers feux.
Vous ne voulez pas faire l’effort de lire l’article du Washington-post, et bien je vous le livre :
Le résultat des élections en Iran est peut-être le
reflet de la volonté du peuple iranien. De nombreux experts affirment
que la marge de victoire du sortant, le Président Mahmoud Ahmadinejad,
est le résultat d’une fraude électorale ou d’une manipulation, mais notre sondage de l’opinion publique iranienne
effectué dans tout le pays trois semaines avant l’élection a montré
qu’Ahmadinejad menait par une marge de 2 contre 1 – plus que celle
sortie des urnes vendredi dernier.
Alors que les médias occidentaux signalaient depuis
Téhéran, dans les jours qui ont précédé l’élection, une vague
d’enthousiasme en faveur de Mir Hossein Mousavi, principal opposant
d’Ahmadinejad, notre sondage scientifique effectué dans les 30
provinces du pays révélait une nette avance pour Ahmadinejad.
Les sondages indépendants et non censurés à l’échelle
nationale sont rares en Iran. D’une manière générale, les sondages
préélectoraux sont effectués ou contrôlés par le gouvernement et sont
notoirement indignes de confiance. Par contraste, le sondage effectué
par notre ONG du 11 au 20 mai était le troisième d’une série effectuée
au cours de ces deux dernières années. Dirigé par téléphone à partir
d’un pays voisin, le travail sur le terrain a été effectué en langue
Farsi par un institut de sondage dont le travail dans la région pour
ABC News et la BBC a reçu un prix Emmy Award. Notre sondage était financé par le Rockefeller Brothers Fund.
L’étendue du soutien à Ahmadinejad était perceptible
dans notre enquête préélectorale. Par exemple, pendant la campagne,
Mousavi a mis en avant ses origines Azéries, le deuxième groupe
ethnique en Iran après les Perses, pour soudoyer les électeurs Azéris.
Cependant, notre enquête a montré que les Azéris préféraient
Ahmadinejad à Mousavi, à 2 contre 1.
De nombreux commentaires ont présenté la jeunesse
iranienne et les internautes comme des partisans du changement dans
cette élection. Mais notre sondage a montré que seul un tiers des
Iraniens a accès à Internet et que la tranche d’âge des 18-24 ans
constituait le groupe le plus favorable à Ahmadinejad parmi toutes les
tranches d’âge de la population.
Selon notre sondage, les seuls groupes démographiques
favorables à Mousavi ou divisés entre lui et Ahmadinejad étaient les
étudiants et les diplômés ainsi que les Iraniens ayant les niveaux de
revenus les plus élevés. Lorsque notre sondage fut effectué, presqu’un
tiers des Iraniens se déclarait indécis. Néanmoins les chiffres obtenus
par notre enquête reflètent les résultats annoncés par les autorités et
semblent indiquer qu’il n’y a pas eu de fraude à grande échelle.
Certains pourraient nous opposer que le soutien déclaré
à Ahmadinejad que nous avons trouvé n’était que le résultat de la
réticence des sondés à répondre honnêtement. Mais l’intégrité de nos
résultats est confirmée par les réponses politiquement risquées que les
sondés ont bien voulu nous donner. Par exemple, prés de quatre Iraniens
sur cinq – y compris une majorité de partisans d’Ahmadinejad – ont
déclaré qu’ils souhaitaient un changement du système politique qui leur
permettrait d’élire le Guide Suprême, qui n’est pas actuellement élu
par suffrage universel. De même, les Iraniens ont déclaré que les
élections libres et la liberté de la presse étaient leurs principales
priorités pour leur gouvernement, pratiquement à égalité avec
l’économie nationale. On ne peut pas dire que ces réponses étaient
d’une nature « politiquement correcte » pouvant être exprimées à haute
voix et en public dans une société largement autoritaire.
De fait, et cela a été confirmé par les trois enquêtes
effectués ces deux dernières années, plus de 70 pour cent des Iraniens
ont exprimé leur soutien à une totale liberté d’accès aux inspecteurs
en armement et la garantie que l’Iran ne développera pas d’armes
nucléaires, en échange d’une aide et des investissements étrangers. Et
77 pour cent des Iraniens se déclarent favorables à une normalisation
des relations avec les Etats-Unis, autre résultat confirmé par nos
précédents sondages. Les Iraniens considèrent leur soutien à un système
plus démocratique et des relations normalisées avec les Etats-Unis est
compatible avec leur soutien à Ahmadinejad. Ils ne veulent pas le voir
maintenir une ligne dure mais le considèrent plutôt comme leur meilleur
négociateur, la personne la mieux placée pour obtenir des conditions
favorables – pas comme un Nixon version perse qui se rendrait en Chine.
Les accusations de fraude et de manipulation ne feront
qu’isoler l’Iran un peu plus et probablement renforcer sa belligérance
et son intransigeance envers le monde extérieur. Avant que des pays, y
compris les Etats-Unis, ne tirent des conclusions hâtives sur les
élections présidentielles en Iran, avec les graves conséquences que
cela pourrait provoquer, ils feraient mieux d’examiner l’information
indépendante. Le fait est que le peuple iranien a peut-être tout
simplement choisi de réélire le Président Ahmadinejad.