9 milliards, si c’est le juste prix pour faire comprendre à tous les Européens dans quoi les engage la Commission Européenne, avec le traité d’alliance atlantique, c’est finalement pas cher payé, à coté de ce qui nous attend... Dans cette affaire, chacun devrait savoir que notre avenir collectif et individuel est massivement engagé, dans le plus grand secret, et sans aucune consultation démocratique. A tout le moins ce maudit projet devrait passer par un référendum. Si nous étions encore en démocratie. C’est vrai que j’oubliais que les lointaines origines de l’Europe et de l’€uro étaient la CECA, dont les objectifs étaient industriels et commerciaux. C’est pas d’hier que les intérêts financiers priment le politique ; les peuples européens et les individus ne comptent pas ; pas besoin de relire les livres d’histoire pour s’en convaincre.
Deux questions néanmoins me tarabustent : - Peut on imaginer que la France, ou un quelconque autre pays de notre Europe, puisse imposer une telle amende à une entreprise américaine, par exemple pour introduction en fraude d’OGM interdits ici ou là ? - En dehors de l’aspect juridique et politique de cette affaire, je serai bien curieux de savoir combien à gagné la BNP (et toutes ses consœurs européennes) avec cette histoire de contournement d’embargos ! Et si aucune entreprise yankee n’est pas passée par une banque étrangère histoire de se faire payer un petit contrat « limite » au regard des décisions gouvernementales...
La France en quart de finale et, le même jour, vous savez qui en garde à vue : comme quoi, un bonheur ne vient jamais seul ! Être traité comme il a considéré tout un chacun (sauf quelques copains), cela s’appelle l’arroseur arrosé. Peu importe sur quoi cela débouche : une justice qui cherche à faire de la justice, et l’on s’étonne ? Par parenthèse, il ne faut pas manquer de courage pour oser ! Il ne manquerait plus que nos élus veuillent rétablir la démocratie ! Allons, pas d’optimisme béat, comme aurait dit Tristan Bernard.
Le phénomène n’est pas récent ; et s’est déjà produit dans un passé récent , et dans un silence assourdissant, je veux parler des disquaires ; les centres villes se sont vidés de tous leurs petits commerces, au profit de banques et de boutiques à frusques, et finalement, le commerce de détail quotidien s’est retrouvé dans les grands centres commerciaux. Ces centres ont effectivement vendu le livre « au même prix » que dans les librairies, mais pas n’importe lesquels : seulement les gros tirages, pendant un temps limité. Résultat ; malgré la bonne loi « Lang », les petites librairies ont perdu du volume financièrement attrayant, et se retrouvent à financer un fonds de plus en plus couteux et pléthorique, et de moins en moins rentable. La marge étant passée aux mains des non professionnels, les vrais librairies ont du réduire drastiquement leur fonds pour survivre. Ce modèle Les condamne, 1000 fois hélas, à disparaitre. Et la dessus, passe la crise.
J’habite en pleine campagne, à 25 km de toute librairie : résultat, faites le calcul ; si vous voulez un bouquin sortant un peu des sentiers battus, il faut 100 kilomètres en 2 A/R, et un minimum de 8 jours d’attente, le temps de la commande ; le groupe multimédia aux quatre lettres me fournit en 4/5 jours, sans frais ; et le groupe international qui ne paie aucun impôt et ne cherche pas à faire de bénéfice (en écrasant tout sur son passage) me livre en 2/3jours ! CQFD. Comme je préfère le relationnel, je fais encore l’effort de visiter très régulièrement mes libraires adorée(e)s, mais pour combien de temps ? Mon pouvoir d’achat ( ce qui me reste une fois que l’on m’a tout piqué d’une façon ou d’une autre) se réduit, comme pour tout un chacun, et je ne crois pas que la lecture soit une dépense prioritaire lorsque l’on fait partie des millions de gens pour qui la fin du mois commence le 2.
Globalement, ce n’est pas d’une prise de conscience que l’on a besoin ; c’est d’une vraie politique au niveau Européen, au profit des ... Européens. Sinon... Tous nos maux se résument à cette dernière phrase. En attendant, libraires, bouquinistes, je vous aime !
Si vous en avez marre de cette espionite aiguë, il y a un moyen tout simple pour faire capoter les beaux programmes de tous ces messieurs : concluez tous vos appels téléphoniques, tous vos mails par ce beau slogan : « J’emm... la NSA ». Tous vos mails et appels téléphoniques, vos carnets d’adresse, vos habitudes de zapper sur internet, et j’en passe, vont être épluchés à la loupe ; donc à ne faire que si vous n’avez aucune peccadille sur la conscience. Pour être efficace, faut que tous les démocrates du monde s’y mettent en même temps ! On peut rêver...