Le choix à la con, c’est d’écouter ceux qui nous disent quoi faire et de ne pas chercher à faire ce qu’on aime ! Si monsieur on vous dit d’aller ramasser les ordures ou de la plomberie ou des études de marketing ou de commerce ou d’économie parce que ça paye bien et qu’il y a du boulot dans ce secteur quand vous avez 17 ans (ce qui ne sera peut-être plus le cas à vos 25 ans d’ailleurs). Et que vous voudriez faire libraire par votre passion pour les livres, ou vétérinaire etc.. Qu’auriez vous fait ? Pragmatique, vous auriez sans doute fait le « bon » choix... Mais laissez l’opportunité de vouloir apprendre ce qu’on aime, quitte à se réorienter plus tard car malgré tout on engrange du savoir et de l’expérience pouvant toujours bien servir dans d’autres domaines, ce n’est pas une liberté bien admise finalement et cela coûte toujours très cher à l’entreprise à court terme ! On ne forme dont plus des êtres humains aboutis psychologiquement et humainement, capables d’amélioration et d’anticipation, mais des machines de savoir faire brut bien plus profitables à l’économie de marché.
Après, certains de ceux qui auront choisis la voie de la « sagesse » rejoindront les stats de « dépression » au travail, les autres rongeront leur frein jusqu’à 60 ans, à la retraire et qui de toutes façon pour ceux qui ne seront pas millionnaires, toucherons une bien maigre récompense comparé au services rendus et aux profits gagnés. Car même dans un secteur où il y a du travail, les rapaces sont rois !
Est-ce que ça a de l’importance ? Ce n’est pas une histoire vécue de toutes façons mais plutôt une allégorie il me semble.
Que ce soit les sciences humaines ou la chimie, la physique, l’histoire, la philosophie, même l’électronique, la politique ou l’informatique peuvent rentrer dans ce domaine ! Ca n’a pas d’importance. Ce qui en a c’est le chemin du jeune diplômé !
Je plussoie ! Bravo pour cet article qui recentre le débat sur les étudiants post bac qui vont devoir affronter le monde du travail aujourd’hui et demain.
Cela m’a touché car ce fut quasiment l’état de ma situation personnelle. (J’ai une bonne formation et pendant 6 mois chez mes parents j’ai cherché du travail sans succès avant de postuler chez Mac Do, on m’a alors répondu pour un poste et un salaire bien inférieur à ce que je valais vraiment... à Paris et dans mon domaine ) A tous ces jeunes soit disant « sur diplômés » et qui vendent leurs âmes pour une poignée de dollar pour ne pas se faire dévorer tout cru par le monde capitaliste, j’ai envie de leur dire, battez vous ! Battez vous encore plus ! Et saisissez la chance de vous affirmer même avec un CV sans expérience ! Le monde est cruel, celui de l’entreprise n’a d’yeux que pour les opportunistes et les battants !
On y perd toujours un peu de plume. Même ceux qui ont bien réussi aujourd’hui ont donné un petit bout de la peau de leur fesse. On ne me fera pas croire le contraire.
Pour moi cet article nous permet de visualiser les choses de l’intérieur ! Il a sans doute des défauts, un certain côté caricatural, mais c’est une façon de parler pour le plus grand nombre de ces jeunes (toutes études confondues donc !). Même si je n’ai pour ma part jamais envoyé 250 lettres de motivation ou visité 80 appartements pour me loger, j’ai toujours eu ce sale goût en bouche qu’il y avait une guerre qui régnait là dehors et j’en ai été vite découragé.
Si on ne prend pas ce qu’on nous jette à terre comme un vulgaire bout de viande devant une niche pour chien, un autre se ruera dessus pour l’avoir (je parle bien de Paris ici, mais cela peut s’étendre sans problème au reste de la France, puisque c’est de la jeunesse diplômée en France dont il s’agit).
En tous les cas, merci Samuel pour cet article plein de bon sens et qui ne manquera pas de terroriser ceux qui ont encore à passer par là, malgré le fait qu’ils le savent déjà tout ça, eux.. ..qu’il faut passer entre les mailles du filet et être le meilleur, meilleur encore que ses propres pères.
Je crois qu’Orwell n’était pas si loin de la vérité avec 1984... Pour ce qui est d’une guerre infinie asservissant le peuple pour la nuit des temps. Enfin, jusqu’à ce que tout se casse la figure ! :)
LeS_GeNs « Tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien » - Socrate
Ce qui m’ennuie le plus dans votre écrit Izarra n’est pas tant la remise en question de l’anti-machisme social et du féminisme à outrance qui dénaturent il est vrai certains comportement de nous-même, les mâles vivant ici bas, mais bien la misogynie sous-jacente de ce texte... Tout comme Nietzsche, je ne peux pas supporter cette vision de l’être humain, séparant de fait la femme de l’homme, ne considérant pas l’espèce dans son ensemble comme un tout complémentaire, alors que pour le reste, j’adule Nietzsche. Dommage, mais peut-être que je me méprend méchamment sur vos intentions.