On y voit une belle étude de marché qui aboutit sur le positionnement « anti-clans » traditionnel du Modem, mais malheureusement pas grand chose sur les idées.
C’est d’après moi une superbe incarnation de la logique qui a poussée Bayrou à adopter son fameux discours « ni-ni ». Il y a vu un créneau et souhaite amener à lui les électeurs qui veulent sortir du bipartisme alors que, sur le fond, son libéralisme diffère très peu de ceux d’Hollande et de Sarkozy.
C’est vraiment tout ce qui me dérange avec les centristes. Vous restez dans la même idéologie dominante et vous vendez du rêve de changement. C’est une arnaque.
PS : si Bayrou fait 61% contre Sarkozy, c’est aussi certainement grâce au vote d’une grande partie de la droite traditionnelle qui ne se reconnaît pas dans le nain. Dans cette configuration je vous assure que les 3/4 des gens de gauche n’iraient pas voter.
Bayrou a été ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de la formation professionnelle puis de l’éducation nationale entre 1993 et 1997.
Il avait d’ailleurs voulu faire une réforme en faveur de l’enseignement privé et avait été obligé de reculer grâce à la pression de la rue.
J’espère que, contrairement à beaucoup de centristes, vous assumez le caractère idéologique de votre discours et que vous ne vous cachez pas derrière un quelconque « pragmatisme ».
Sauf à dire que Keynes était un stalinien amateur de goulags, il me semble que la proposition d’augmenter la TVA (impôt injuste par excellence) est loin d’être la seule solution.
Relancer l’activité par la consommation, notamment via la hausse des bas salaires et la création d’un pôle public bancaire, permettrait également de renouer avec l’équilibre.
En citant The Economist, véritable Pravda des néo-libéraux, vous confirmer une chose : comme disait Mitterrand, « le centrisme, c’est un coup à droite, un coup à droite ».