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"On ne voit bien qu'avec le coeur , l'essentiel est invisible pour les yeux ! "
Antoine de ST Exupéry

Tableau de bord

  • Premier article le 11/09/2009
  • Modérateur depuis le 24/09/2009
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Derniers commentaires



  • liebe liebe 13 novembre 2009 18:34
    Vaccin contre la grippe : et si on avait tout faux ?

    Publié le 03/11/2009



    Sauriez vous reconnaître un furet ?
    A son agilité peut-être car cet animal vif, doté d’une grande queue sympathique, fait aujourd’hui partie des NAC, ces nouveaux animaux de compagnie si appréciés de certains.

    Le furet, cependant, possède une autre caractéristique que peu de gens connaissent : c’est le modèle « gold standard » de l’infection humaine à virus influenza, celui grâce auquel on a pu mieux cerner les rapports entre réponse immunitaire et virus grippal.

    Et qu’a-t-on appris avec lui ?
    Tout simplement qu’une infection à virus influenza A pourrait induire une immunité partiellement protectrice contre d’autres virus A de sous types différents.
    Non pas une défense solide et durable, de celle induites par des infections homologues, mais plutôt une protection partielle, indépendante des anticorps anti hémagglutinine ou neuraminidase et basée sur les lymphocytes T CD4 et CD8, certaines cellules B et des sécrétions humorales muqueuses, suffisante pour éviter les formes graves et létales.

    Une immunité dite hétérosubtypique et en quelque sorte « universelle », car dirigée contre les protéines internes les plus conservées du virus…

    Abandonnons quelques instants les furets et considérons les politiques nationales de vaccination contre la grippe.
    Une immunisation annuelle est recommandée pour les individus à risque de complications grippales aux Etats-Unis et presque partout en Europe.

    Les enfants âgés de 6 à 59 mois, très sensibles à l’infection, font partie du lot et sont donc logiquement ciblés en priorité ; dont acte, avec des fragments d’hémagglutinines et de neuraminidases qui ne circuleront plus quelques années plus tard.

    Ils vont fabriquer des anticorps qui ne serviront que pour la saison, incapables par nature de reconnaître les nouveaux variants ; et, naïfs de toute infection vraie, ne développeront aucune immunité de type hétérosubtypique (et donc la protection qui va avec).

    Un phénomène qui, pour les auteurs de l’article (1), est largement démontré expérimentalement.
    Il suffit, pour s’en convaincre, d’étudier le devenir de lots de souris vaccinées ou infectées au H3N2 puis réinfectées au H5N1 : les taux de mortalité les plus élevés sont observés chez les vaccinées, pour lesquelles on ne note ni induction efficace de réponse CD8 T-spécifique ni formation de bronchus inductibles liés au tissu lymphoïde…

    Combinons maintenant furets, souris et vaccins infantiles pour en venir au fait.
    Une infection antérieure hétérologue n’empêche pas une seconde contamination par un autre virus, mais elle en atténue la sévérité : quelques jours au lit et le tour pourrait être joué.

    Que ce soit le variant H1N1 actuel, peu pathogène, ou le très délétère H5N1 n’y change rien : l’immunité hétérosubtypique joue son rôle et la pandémie déferle à moindre frais.
    Vont payer le prix fort ceux qui ne l’ont pas développée, et donc d’abord les enfants qui, vaccinés au départ, sont restés naïfs vis-à-vis de toute infection naturelle.
    Une hypothèse catastrophique ?
    Ennuyeuse en tout cas, et certainement à prendre en considération.
    Le moins qu’on puisse imaginer est que les recommandations vaccinales pourraient en tenir compte et qu’il semble urgent que de nouveaux vaccins, de type atténué ou vectorisé, soient proposés.
    C’est le Lancet Infectious Diseases qui le dit et cela paraît raisonnable.

    Il va sans dire que ce point de vue ne fera pas l’unanimité, comme le montre une première réaction publiée par la même revue (2).
    Dans ce commentaire, T Heikkinen et coll. de Finlande soulignent que ces hypothèses ne sont pas vérifiées en épidémiologie humaine.

    Le grand nombre de formes graves d’infection à H1N1 observés au Mexique, pays où la vaccination contre la grippe saisonnière n’est pas généralisée, doit peut-être être aussi considéré comme un contre argument…

    Dr Jack Breuil


    1) Bodewes R et coll. : Yearly influenza vaccination : a double-edged sword ? Lancet Infectious Diseases, Publication avancée en ligne le 30 octobre 2009 (DOI:10.1016/S1473-3099(09)70263-4)
    2) Heikkinen T et coll. Influenza vaccination of children. Lancet Infectious Diseases, Publication avancée en ligne le 30 octobre 2009 (DOI:10.1016/S1473-3099(09)70266-X)


  • liebe liebe 13 novembre 2009 18:25

    @ pigeon,
    Vous avez donc trouvé les liens qui manquaient à mon article. C’est bien, il vient le compléter.
    Je me pose des questions également sur l’intérêt de parler du syndrome de Guillain Barré sur France 2.
    Juste une chose, le vaccin est tout de même constitué du virus inactivé de la grippe,
    il se peut donc que le fait d’injecter directement dans l’organisme un virus, bien qu’il soit inactivé risque de déclencher ce syndrome.

    Par contre ,j’ai beaucoup lu à propos de ce syndrome, bien avant la campagne de vaccination et les risques de guillain barré , et je n’ai jamais lu que la grippe pouvait le déclencher. Cela apparait maintenant comme si cela pouvait arranger ...






  • liebe liebe 13 novembre 2009 18:07

    Moi, je me pose une question. Y a t’il une trace biologique de ce virus dans notre organisme lorsque l’on y a été confronté ?
    Oui, peut-on y retrouver des anticorps ?
    Je me pose la question car je n’ai jamais entendu les autorités proposer de faire une recherche d’anticorps avant de vacciner, hors, il me semble que cela serait la première des choses à faire avant de vacciner. Aurions nous besoin de nous faire vacciner si nous avons été en contact avec le virus et avions développé des anticorps ?

    J’aimerai savoir quel est le tarif de la recherche d’anticorps contre la grippe A ?

    On se précipite pour vacciner sans tenir compte de ce fait essentiel à mes yeux.





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