Bin je dois être hyper puissante alors... résistant à la tentation d’aller casser la gu...e au voisin qui a menacé de mort ma minette (ou tout autre chat) qui aurait le malheur de poser ne serait ce qu’une patte dans son jardin...et que j’ai cru dans ma grande naiveté (on ne peut pas être aussi cruel !) « paroles en l’air »...
et qui est récemment passé à l’acte, tirant sur notre petit amour à coup de fusil à plomb (pas identifiable pour la balistique selon le veto), je vous passe les souffrances de la bête (immonde !) le choc pour ma fille et moi même, l’hospitalisation, son regard terrorisé, l’espoir, puis la mort de ma petite bête, avant hier...
Un gendarme amoureux des bêtes qui me recoit avec son robocop de chat (à prothèses), qui me promet d’enquêter comme pour un humain... Un brave homme comme la plupart des représentants des forces de l’ordre que j’ai connu et qui parfois n’hésitent pas à vous aider hors service... à se mettre en quatre pour protéger leurs concitoyens et qui sont très mal récompensés, jusqu’à devenir l’ennemi public numéro 1 des dégénérés qui cherchent dorénavant à les tuer (pour s’amuser ?), et des anars qui se croient perpétuellement en mai 68 (je suis témoin, les pavés volaient...pas les chamalows)
Hélàs, mon unique témoin (des menaces) me fait faux bond (« j’me souviens plus... »)
Me reste aujourd’hui, une peine immense, un sentiment d’injustice tout aussi immense, un grand vide (c’était une « causeuse ») et la note du véto équivalente à un mois de revenus...
Un type qui comme bien d’autres, se sentira lui aussi puissant, du fait du sentiment d’impunité... et qui sait un jour tirera aussi sur les enfants (qu’il n’aime pas non plus) qui font du bruit en jouant devant chez lui...
Il est là le problème, comme le dit mon gendarme et que je traduis ainsi : dans l’omerta des citoyens, la trouillitude des masses qui leur demande de faire tout le boulot sans s’investir, ni les aider (ne serait ce que dénoncer, témoigner, porter plainte...)
Du coup on a des enfoirés de tout acabit, qui pensent être soutenus par la population ou du moins l’avoir réduite au silence, et qui développent ainsi un sentiment de toute puissance sans maîtrise (pourquoi se gêner), devenant des caids de quartier, faisant régner la peur, soumettant les population à leurs lois, à leurs règles, se croyant tout permis...
s’il n’y a plus d’entraide, de courage (témoigner, ou venir au secours d’une jeune fille agressée comme je l’ai fait avec mon chien en pleine nuit, tandis que les courageux se terraient chez eux), c’est le champ libre pour l’ultra violence avec les derniers des mohicans (policiers, gendarmes) en première ligne de l’effondrement moral de notre civilisation...et de l’ensauvagement qui en découle.
1) les migrants mâles dépassent d’un bon pas, la pauvre femme surchargée et apparemment épuisée. Le photographe va chercher sa voiture, la fait monter et l’emmène au camp d’accueil le plus proche ou une fois son scoop effectué, se tire s’en lavant les mains tel pilate...
2) le gars à gauche de la petite fille en rose (qui la regarde) s’approche de la femme, lui offre son aide pour porter l’un des petits..
ou 3) la guerre, la pluie, le froid, l’épuisement, la faim ont réduit ces gus à l’état de zombie avancant mécaniquement sur les routes d’europe et aveugles à ce qu’il se passe autour d’eux..
Melila en 2014, un mur métallique de 6 mètres de haut, derrière 19 000 migrants tentant d’entrer en europe par l’espagne... 2100 ont réussi à rentrer...
Quand à l’Australie, sa politique envers les migrants (relégation sur des iles) elle ne subit certes pas l’assaut répété massif de ceux ci comme en europe du fait de son isolement mais bien l’assaut médiatique porteur de l’indignation de la communauté internationale quand aux conditions de vies de ces demandeurs d’asile...
Nous savons déjà ici combien les pressions politiques (à bruxelles) peuvent influer sur notre politique d’immigration.. Des pressions internationales peuvent aboutir à des sanctions économiques voir à des mouvements type no border en mode actif afin de délivrer ces migrants de leurs iles-camps austaliens...
Il y a peu c’est la hongrie qui a été menacée d’être sortie de l’europe, car elle ne respectait pas les traités..
Hongrie qui s’en fiche car dorénavant, avec ou sans l’aval de Bruxelles, celle ci accueille... des réfugiés allemands. Ceux qui fuient les zones insécures ou qui pensent que la sécurité et l’avenir de leurs enfants sont compromises par l’accueil d’un millions de jeunes hommes pas tous bien intentionnés hélas, pas tous désireux de se plier aux lois, régles et usages en vigueur.
Maintenant au delà d’ un certain nombre d’individus en mode survie (qui n’ont rien à perdre) affamés de surcroit, murs, barbelés et tout ce que vous voudrez ne résisteront pas longtemps...
Je précise « à mon humble avis » lorsque je n’ai pas la quasi certitude de ce que j’avance... Cela implique que je laisse du champ à tous les possibles y compris celui de revenir sur ma vision du monde et des rapports humains oh combien complexes et devant lequel parfois il arrive qu’on se sente tout petit...
Il y a d’un coté les lois, les régles, les frontières de l’autre la détermination... (et à avoir suivi depuis des années la situation dans le nord pas de calais, ceux ci n’en manquent pas !)
Il y aurait dans le monde actuellement seulement une dizaine de pays en paix relative.. (n’étant pas engagée dans un conflit), , des pays également ou l’on vit avec moins de 2 euros par jour... et des millions d’hommes et de femmes bien décidé à changer la donne et partir tenter leur chance sous des cieux meilleurs..
Certains se poseront en route (renonceront à leur rêve) et se contenteront d’une vie de villageois français pas forcément active et productive, d’autres au printemps après avoir repris des forces et passé l’hiver à l’abri du froid, de la gadoue et avoir tourné en rond dans des petits villages qui n’offrent que peu d’opportunités professionnelles (hormis dans l’agriculture et ses dérivés), repartiront, remonteront des cahutes faites de bric et de broc le temps d’un printemps, d’un été...le regard tourné vers l’angleterre...
Les frontières n’ont jamais arrêté les migrations (exemple les usa avec le Mexique). Sauf à entourer l’europe de barbelés, de miradors, de hauts murs pourvu de gardes armés tels celui qui sépara l’allemagne en deux après guerre. sauf à poser des mines ou à saborder les embarcations pour protéger l’accès via la méditerranée des bateaux de plus en plus grands, des flottes entières, chargés de miséreux qui s’échouent sur les côtes grecques, italiennes et que notre empathie et évidemment, les droits de l’homme, nous pousse à recueillir...
La limite du possible (économiquement, socialement, culturellement) se présente déjà, c’est le dilemme posé par « le camp des saints ».. un livre dérangeant, fort dérangeant mais ô combien prophétique...