pas dans l’affrontement direct au système mais dans la construction patiente de l’alternative.
Pour préciser : Je suis et ne peux qu’être d’accord avec vous à un réserve près. Par omission, on peut penser que la voie passe par l’affrontement indirect ou par la coopération. Pour lever toute réserve, a mon sens, ni affrontement, ni coopération, juste la nécessité de s’en protéger.
Cette action ne peut prendre son assise dans une négociation entre politiques et syndicats. Les faits sont la. S’il y a une action originale à construire, elle commence par une proposition de réunir les forces vives du pays pour supporter et relayer dans les domaines juridiques, économiques et de la communication l’action engagée par et pour chacun de nous.
Je crois que ces évènements sont un avertissement solennel à l’ensemble des politiques, et aux syndicats d’ailleurs qui je le crois n’ont d’autres choix que de marcher devant ou de se démettre. La conduite du pays est dans les mains de gens qui ne montrent qu’arrogance et mépris, agissant avec la conviction d’une impunité totale. Ils ne sont plus légitimes pour une grande partie du pays. Il n’est pas un jour ou l’on ne constate que ces gens utilisent le pouvoir en invoquant des nécessités qui se révèlent n’être que des prétextes. A cela, s’ajoute qu’ils nous prennent ouvertement pour des cons. Notre problème n’est pas que nous n’avons pas d’alternatives. C’est de ne pas avoir les moyens de les faire valoir. S’il y a un projet à mener, c’est regrouper toutes les compétences, juridiques en particulier, délaissés par cette société pour bâtir des outils nécessaires à la conduite des transformations que nous souhaitons pour la plupart car nous voulons réformer le pays et la première de ces réformes est de se débarasser de ces menteurs.