Nous n’avons accès au réel que par sa représentation, son simulacre, tout comme les hommes enchainés dans leur caverne qui ne peuvent que voir les ombres de la réalité projetées sur leur mur dans la célèbre allégorie de Platon.
De nos jours les simulacres sont bien plus complexes que les ombres, ils singent si bien le réel, qu’il tendent à le remplacer totalement. On parle donc d’hyper-réel. Les médias informatifs en sont un bon exemple.
Le réel n’est plus, c’est « le crime parfait » qui cède la place au « désert du réel » comme dirait Baudrillard. Un monde terrible, où les signes prennent le pouvoir.
Demandez à Sarkozy qui se réclame du gaullisme comme on porte un logo et pour qui la couronne (pardon, la rolex) en tant qu’objet, donne le pouvoir. :)
« Nous ne croyons pas que la vérité reste encore vérité quand on lui enlève ses voiles » disait Nietzsche... mais dans cette affaire, enlevez tous les voiles, et il ne reste plus rien... dirait Baudrillard :)
Je suis bien d’accord avec vous, je vous rejoins totalement.
En refusant de participer à ce débat, il a démontré deux
choses. Premièrement que pour s’exprimer médiatiquement, il faut suivre les règles
de madame Chabot (et certainement de tout un système médiatique), quelles sont intransgressibles,
sacrées (émotion de madame Chabot en direct ?). Impossible de disposer de
son libre arbitre pour des raisons techniques de second ordre.
Deuxièmement, et c’est le plus violent : le simulacre
de scandale suscitée par Chabot et ses confrères (édition du « Grand
Journal » de canal+ du lendemain) autour d’un non événement. Le but est de
créer un référentiel fort, autour de l’honnêteté du journaliste en France. En
clair, nous, journalistes respectant notre déontologie professionnelle et la
liberté d’expression, nous donnons toute latitude aux politiques pour qu’ils
puissent s’exprimer librement. C’est une opération
d’intoxication prodigieuse, elle vise la régénération d’un principe moral et
politique à travers un scandale ! On voit bien dans les faits, que
Monsieur Peillon, n’est pas libre du tout de dire ou de faire ce qu’il
pense !