j’aime aussi vos arguments,vous les exprimez d’une autre façon,et je suis d’acord pour dire qu’il vaux mieux vivre ce que l’on a á vivre avec sa paire de Cojones qu’en allant á l’abbatoir la queue entre les jambes !
Je crois que c’est tellement facile de la ramener avec des bons sentiments sans rien y connaître sur le fond, et ne vous méprenez pas je ne suis pas un spectateur assidu de Corridas, mais j’ai observé et appris pas mal depuis mon arrivée ici et pas eu peur d’aller contre mes propres idées toutes faites.Et il me reste beaucoup á comprendre.
Herbert ne m’en voudra sans doute pas de squatter un peu son fil, pour vous raconter une petite histoire qui devrait vous plaire,en tant qu’amateur de combats en tous genres.
Cet été au Portugal je suis sorti en fin de repas fumer mon cigare á la terrasse d’un restau because l’interdiction de fumer dedans,ma copine également. Il y avait lá un couple, le mec un géant tatoué et sa femme jolie jeune femme souriante en train de prendre un café en fumant eux aussi. Un salut, un regard, et nous avons engagé la conversation tous les quatre dans un anglo-portugo-espagnol en se marrant. Trés vite nous avons appris qu’il était champion du monde de combat libre toutes disciplines et on lui a posé des tonnes de question. J’étais plein d’a priori sur ce domaine de sport, tatoué ,rasé etc.. J’ai découvert un type d’un rare humanisme , cordial et franc, et avec assurance mais tranquilité il m’a expliqué sa démarche et ce monde de gens qui m’était étranger.Une révélation ! ce qui ne veux pas dire que je vais me mettre au full contact mañana ! ..et j’allais pas en venir aux mains quand il a insisté pour payer les deux tournées de conso, en attendant je lui ai envoyé les photos faite á l’occasion comme promis.
Ah ! oui au fait Il s’appelle Gerard Gordeau... plein l’google !
Je vis en Extremadure oú les Toros (ainsi que nombreux animaux, chevaux,vaches,chévres, porc Ibériques,moutons) vivent et paissent dans des fincas qui s’étendent sur des centaines d’hectares oú l’on rencontre également des milliers de cerfs en liberté, car même les clôtures des propriété ne les empêchent pas de sauter d’un domaine á l’autre.
En ce qui concerne les Toros Bravos ils vivent dans des espaces encore plus grands qui leur sont propres et délimités par des clotures renforcées, afin qu’on ne puisse se retrouver par mégarde face á eux.
Ces Toros seront toute leur vie l’objet de soins constants, comme aucun autre animal, même pas le cheval qui lui est dressé et monté lorsqu’il en a l’âge. D’accord pour dire qu’ils ont une vie de luxe en totale liberté ou ils s’accouplent et se battent entre eux par rivalité pour des femelles (tout comme les cerfs).
Ces animaux sont nobles, fieres,dures,splendides, féroces, dangereuses et contrairement a ce que vous dites apprennent trés vite de leur environnement. Vous ne pourrez jamais les domestiquer et c’est ce qui fait leur beauté.
Je sais que c’est un éternel dialogue de sourds entre aficionados et anti Corridas.Vous demandez á Jean Pierre Labrés qu’il vous explique, et je crois que la seule réponse est de VIVRE cette culture des Toros dont lea aficinados des toros,les éleveurs et les toreros se confondent dans la même passion,ainsi la Corrida et la mort qui s’en suit est l’aprés midi ultime de toute une vie á vivre en totale liberté.
Vous condamnez peut être aussi l’Encierro de Pamplona qui se déroule chaque année,ou des aficionados de toutes nationalités, se battent pour trouver leur place dans la course qui ne dure que quatre minutes, á seule fin de cotoyer pendant quelques secondes un groupe de Toros lancés a vive allure dans les rues de Pampelune, au péril parfois de leur vie. Que je vous explique pourquoi ? allez le vivre et revenez dégouté si çá vous révulse.
Permettez moi de vous conseiller la lecture d’un livre de Jacques Durand et Jacques Maigne qui abordent en onze chapîtres différents beaucoup d’aspects de cette culture pas aisée á aborder. « L’Habit de Lumiére » éditions Ramsay.
Je terminerai par cette anecdocte : un aprés midi dans des arénes espagnoles monsieur Ferrucio Lamborghini assista a une Corrida de cinq Toros de l’élevage de Don Edouardo Miura. Subjugué par la fougue, la bravoure,la noblesse,la vélocité,la puissance et la combativité de ces animaux d’exception,il demanda á rencontrer Don Edouardo Miura pour savoir comment il avait réusi á parfaire cette race unique.Ils eurent une conversation privée dont on ne sait rien. Ce qu l’on sait par contre c’est que rentré en Italie Ferrucio Lamborghini se mis á l’ouvrage et produisit cette voiture de légende qu’il noma Lamborghini Miura et dont l’embléme n’est autre qu’un Toro de Miura. Don Eduardo en reçu le premier exemplaire des mains de Ferrucio.
Une derniére chose,je trouve la photo illustrant votre article particulierement miévre, n’en prenez pas ombrage.
merci de votre commentaire,mais surtout de votre texte mis en lien, court, concis, sincére et profond qui explique clairement votre aficion pour la Tauromachie. En revanche il faut a l’auteur plus de sept paragraphes d’introduction pour en venir au sujet de l’article dont l’argument s’égare dans des considérations que je m’accorde aussi,avec vous á qualifier de pseudo-philosophiques.
Dans l’argument même l’auteur oublie, ou ignore, le rôle du Picador qui pouratant si l’on épouse son point de vue est un moment cruel de la Corrida, ce qui ne me semble pas trés sérieux.
Et puis dites moi l’auteur, serions nous tous que des barbares avides de sang et cruauté ?
alors :
Jacques Durand Jean Lacouture Orson Welles Francis Marmande Pablo Picasso Rafael Alberti Michel Leiris André Masson Luis Buñuel Dominique Lapierre Larry Collins Alexandre Dumas Edouard Manet Gustave Doré
pour n’en citer que quelques uns... en font également partie.