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  • Premier article le 14/04/2012
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Derniers commentaires



  • lsga lsga 26 juin 2012 19:34
    ’Tout a fait d’accord. Le Tai Chi n’est pas un sport même si certaines formes sont plus martiales que d’autres.’
    @katakito : vous êtes un crétin qui ne comprend pas ce qu’il lit. 
    personne n’a affirmé : ’le Tai Chi est un sport’. 

    Ce qui a été dit est : 
    ’Est-on sûr que les effets observés sont conséquence du TaiChi et uniquement du TaiChi ? ’

    Le TaiChi implique un certain nombre de comportements dans sa pratique :
    - Efforts physiques 
    - Relaxation
    - Etc...

    Une étude authentiquement scientifique aurait étudié les effets de ces éléments neutres sur la cognition (ex : faire de l’exercice physique augmente l’afflux sanguin dans le cerveau, pratiquer la relaxation améliore les capacités attentionnelles, etc.)
    Une étude authentiquement scientifique voulant démontrer la spécificité et l’efficacité du TaiChi devrait prendre plusieurs groupes témoins : c’est à dire, vérifier que le TaiChi ’augmente la taille du cerveau’ plus que le sport, ou plus que la relaxation, plus que les mots croisés, ou plus que XY. 

    Exemple : si vous comparez un groupe qui saute à pied joint tous les matins pendant 10minutes par rapport à un groupe qui ne fait rien, vous avez 99% de chance d’observer des performances cognitives supérieures dans le premier groupe. C’est tellement évident que cela ne prouve strictement rien. 

    Il en va de même avec le TaiChi. Si vous comparez un groupe de personnes faisant du TaiChi tous les matins avec un groupe de personnes qui ne fait rien (aucun sport, aucune activité cognitive de haut niveau, etc. ), vous allez bien entendu obtenir que le premier groupe à des compétences accrus. En soit, cela ne prouve rien. 


    Bref, ce genre d’étude ne sert pas votre cause. Au contraire. 



  • lsga lsga 26 juin 2012 18:46

    ’Certains veulent comparer le Tai Chi avec d’autres activités physiques (danse, natation..) ou la relaxation. Ca n’a strictement rien à voir et vous n’aurez pas les effets escomptés.’


    C’est toute l’idée d’une expérimentation scientifique : éviter de préjuger des résultats. 

    Comme le dit Docdory plus haut :
    ’On sait que, dans un autre domaine ( étude des effets thérapeutiques antalgiques de l’acupuncture sur certaines maladies ), une étude a démontré que ce qui était réellement efficace, c’était de planter les aiguilles.  Mais que celles ci soient plantées sur un autre méridien que celui normalement prévu par la médecine chinoise pour telle ou telle maladie, ou bien soient plantées n’importe où au hasard, n’avait guère d’influence sur l’efficacité de la méthode  !’

    vala. Autre exemples d’études intéressées :

    La multiplication de ces études biaisées qui concluent à la réalité d’effets positifs de produits commerciaux amène à faire preuve de la plus grande réserve. Le choix d’une discipline moins commercialisée que le TaiChi, et une conclusion moins tapageuses que ’fait grossir le cerveau’ aurait certainement été souhaitable. D’ailleurs, je serais curieux de savoir qu’elles étaient les hypothèses théoriques de l’étude. Là, ça fait vraiment récupération de données à l’arrache, et extrapolation avant confirmation. 


    Les différentes formes d’hypnoses, de relaxations et de méditations méritent d’être étudiées scientifiquement de manière sérieuse et rigoureuse. 





  • lsga lsga 26 juin 2012 17:07

    rappelons que face à ce genre de charlataneries, le test de Chronbach permet quand même de faire un premier tri assez efficace :



    On remarquera que les auteurs d’études du type ’acheter du X c’est bon pour Y’ oublient systématiquement de réaliser ce test...


  • lsga lsga 26 juin 2012 17:03

    yep, c la base de toute étude scientifique. On ne cherche pas à démontrer qu’on a raison, on cherche à vérifier si on a pas tord...


    comme je le dis plus bas, les sciences cognitives se sont dotées de méthodes très spécifiques pour étudier ce type de phénomènes (telle que la relaxation de Jacobson). Ces méthodes permettent précisément d’isoler certaines variables dépendantes, et de se débarrasser d’un grand nombre d’autres facteurs difficiles à gérer (milieu social, alimentation, sommeil, etc. )

    Certes, les pratiquants et vendeurs du TaiChi doivent être intéressés par des énoncés du type :

     ’Le TaiChi permet d’augmenter la taille du cerveau et manger des pizzas c’es bon contre le cancer’ 

    Rappelons quand même que ce qui intéressent les sciences cog seront plutôt des énoncés du type : ’la synchronisation des ondes alpha et béta permettent un meilleur rafraîchissement du calepin visuo-spacial et de la boucle phonologique.’ (cf : Claire Pennavaire, effet de la relaxation en milieu scolaire, PARIS X, 2010)

    bref... ça fait quand même un peu étude de charlantan qui à quelque chose à vendre plus qu’une étude scientifique située dans un paradigme et qui cherche à comprendre et expliquer des phénomènes. 


  • lsga lsga 26 juin 2012 16:38

    je ne remet pas en cause le Tai Chi.

    La reproductibilité est un élément essentiel pour garantir la scientificité d’une expérience. Or, le TaiChi n’est pas commode pour être enseigné très rapidement à un ensemble de sujets neutres et pour isoler des variables dépendantes. 


    A l’inverse, la relaxation de Jacobson est conçue précisément pour pouvoir être utilisée dans un cadre scientifique. Elle peut être enseignée en quelques minutes à des sujets neutres. Elle est très simple et donc parfaitement analysée et connue dans ses moindres détails, on dispose d’une très large bibliographie d’articles à son sujet. 

    Bref, faire une étude sur le TaiChi implique d’utiliser des individus qui maîtrisent un tant soi peu le TaiChi, et qui donc appartiennent à un milieu social susceptible de faire du TaiChi. Cela peut bien entendu fausser les résultats, puisque les pratiquants des chinoiseries sont aussi en général des gens qui s’alimentent et dorment d’une manière particulière. Démêler ce qui relève du TaiChi et ce qui relève du milieu social devient donc difficile.

    Enfin, toujours dans le même état d’esprit, ce type d’étude ne permet pas de savoir ce qui dans le TaiChi provoquent ces effets. Il faudrait pouvoir découper les différents éléments du TaiChi selon une classification physiologique pour savoir si c’est tel ou tel élément en particulier qui provoque tel ou tel effet. C’est précisément pour cela que les sciences cognitives se sont dotées de méthodes de relaxations telles que la relaxation de Jacobson. 


    Donc, je le répète, cette étude est certes à peu prêt scientifique, mais se prive de plus de scientificité pour promouvoir une discipline en particulier. C’est regrettable, car si des méthodes telles que celles de Jacobson permettent d’étudier scientifiquement les effets de la relaxation, rien n’empêche ensuite à chacun de choisir telle ou telle autre méthode plus complexe et aboutie en fonction de ses goûts (TaiChi, Yoga, massage de la prostate...)
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