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Lucien Denfer

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  • Lucien Denfer Lucien Denfer 23 juillet 2009 21:28

    Oui en effet, c’est aussi ce que j’ai compris dans cette phrase ou il est fait mention que l’artiste inspiré fait naturellement, sans y penser, ce que la bionique s’efforce de faire en tant que discipline scientifique : « Entre la technique et l’organique se tisse une relation que la bionique actuelle tente de parfaire mais que artistes et artisans entretiennent sans y penser »





  • Lucien Denfer Lucien Denfer 23 juillet 2009 21:10
    Intéressant et clairement inspiré de l’ex christ réincarné des téosophes.

    Mais bon puisque c’est le message qui importe et non le messager, on ne peut vous en tenir rigueur. 

    La réponse est définitivement oui. Nous avons peur d’être libre. Comment pourrait-il en être autrement ?

    Guidés, surveillés, conditionnés, rappelés à l’ordre et à la discipline, soumis à des règles parfois strictes tout au long de notre éducation, nous sommes certes bien adaptés aux modes de vie pour lesquels nous avons été préparés mais il y a forcément une incidence sur la façon dont nous nous voyons, qui nous pensons être. 

    Parfois continuateurs malgré nous des ambitions déçues de nos géniteurs, ou tout simplement poussés à l’excellence pour briser le cycle de la misère et de la pauvreté, certains ne parviennent pas à trouver leur véritable vocation ou plus simplement un métier à la mesure de leurs possibilités. 

    Lorsque l’esprit de révolte s’émousse, puis finit par s’éteindre totalement, l’idée même de liberté nous est étrangère persuadés que nous sommes qu’il est question de liberté physique. Nous avons tellement à perdre pour ne serait-ce que remettre en question nos connaissances, nos certitudes et nos positions sociales que l’idée même d’y penser une fraction de seconde nous semble insupportable. 

    C’est pourquoi, comme me l’on fait comprendre des personnes sur Agoravox, la voie proposée par ce philosophe est l’une des plus rapides mais c’est aussi l’une des plus dures, elle n’est pas à la portée de tout le monde. Le principal reproche fait à ce philosophe ne tient pas tant à la rigueur de sa pensée qu’à la radicalité de son approche. 

    Il ne vous demande pas moins que de mourir à tout ce que vous avez connu, d’oublier tout votre conditionnement (est-ce seulement possible ?), de méditer chaque instant, de vous connaître vous-même afin d’accéder à cette intelligence, cette félicité, et dans le même temps il vous prévient qu’il n’existe aucune méthode, aucun chemin, aucun gourou pour faire tout cela, vous ne pourrez vous en remettre qu’à vous-mêmes. Ouch !


  • Lucien Denfer Lucien Denfer 23 juillet 2009 11:30

    Aucune proposition donc. 

    Que des critiques quand ce n’est pas des attaques « ad hominem »...


  • Lucien Denfer Lucien Denfer 22 juillet 2009 23:27

    Ainsi seule la nature aboutit à sa fin : le règne de la nature, c’est celui de la nécessité, le règne de la technique, celui du contingent. Sans qu’on décèle dans son argumentation cette distinction capitale, Aristote a pu dire « la nature est fin ». Aussi l’idéal technicien se ramène à l’imitation de la nature, c’est à dire d’intérioriser, par l’artifice, cette finalité que les sciences naturelles (qualifiées parfois de « pures ») distingueront dans la physis. On crée l’avion en vue de reproduire la finalité de l’aile d’oiseau : l’objet d’art reproduit l’organe. Entre la technique et l’organique se tisse une relation que la bionique actuelle tente de parfaire mais que artistes et artisans entretiennent sans y penser. L’art imite, en trompe l’oeil, la nature et, si l’idéalisme platonicien nous convainc de chercher la nature en dehors de la concrétude du monde, l’art s’inspire de cette nature de l’être qu’est - selon la tradition platonicienne - l’idée. Toute la phraséologie de « l’inspiration » repose sur cet idéalisme : l’artiste ne construit pas, il pêche ; il va chercher, en le tréfond de son âme, auprès des Muses, ou dans la « nature » paysagère ou morte, la source de son art au lieu de manipuler, de la façon la plus artificielle, les outils sémantiques qui sont à sa disposition.


  • Lucien Denfer Lucien Denfer 22 juillet 2009 21:24
    « Si Pasteur était un grand savant, c’était aussi un arriviste qui construisit sa carrière en se créant un réseau d’influences, notamment auprès de Napoléon III. Bonarpartiste convaincu, il se met pourtant au service de la République après la guerre de 1870. Son expérience de vaccination contre la rage, une maladie rare, n’a rencontré autant d’écho que parce qu’elle concernait un jeune Alsacien, originaire d’un département occupé par l’Allemagne. Pasteur allait souvent trop vite dans ses expériences. Très dogmatique, il n’admettait pas la remise en question. Il s’est attribué la paternité de travaux réalisés par ses proches collaborateurs ou même par d’autres chercheurs. Pire, il n’a pas hésité à falsifier certains des résultats. Les opposants le disaient déjà, mais cela a contribué à les discréditer.
    Les Historiens et Pasteur : Aujourd’hui, les historiens ont accès aux archives personnelles de Pasteur, et il n’est plus possible de nier les faits, d’ailleurs reconnus dans deux livres récents : La Vérité Médicale, de Louise Lambrichs (éd. Livre de Poche) et L’Aventure de la vaccination, Anne-Marie Moulin (éd. Fayard) (...). Lors de la fameuse vaccination contre la rage du petit Joseph Meister, Pasteur n’a pas dit la vérité. Pas plus que pour la vaccination, la même année, de Jupille, un berger. On sait aujourd’hui avec certitude que le chien qui avait mordu Jupille n’était pas enragé, et il n’est pas prouvé que celui qui mordit Meister l’ait été. Pasteur a présenté son procédé vaccinal contre la rage à l’Académie des sciences en s’appuyant sur des statistiques tronquées, donnant pour des résultats acquis des cas encore en traitement. Il a omis de parler de ses échecs, notamment avec un groupe d’une vingtaine de paysans russes venus à Paris et dont plusieurs moururent. Il a aussi été poursuivi en justice pour un cas de transmission de la rage à une jeune enfant, mais l’affaire a été étouffée. (...) Son vaccin a été responsable de graves accidents neurologiques et il a fallu plusieurs décennies pour en améliorer le procédé de fabrication. L’héritage de Pasteur est considérable sur le plan scientifique, avec le rayonnement de l’Institut qui porte son nom et où travaillent plus de trois mille personne. Mais son héritage sur le plan médical reste à réévaluer. Contrairement à ce qu’écrivent Louise Lambrichs et Anne-Marie Moulin, les falsifications de Pasteur ne sont pas sans conséquences : partie sur des prémisses fragiles, développée sur des bases contestables, la vaccinologie pourrait être aujourd’hui remise en cause dans ses fondements par la science qui en est issue : l’immunologie. (...) »
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