Parent désenfanté par un chauffard, je milite activement et bénévolement pour la cause de la sécurité routière et la prévention des risques en général.
On ne traite pas avec des terroristes et kadafi en est un pur jus.
Le dieu fric ne remplacera pas les morts de lokerbye avion de ligne tiré comme un lapin sur ordre de kadafi tous ceux qui oublient celà sont des charlatans de l’histoire.
Le colonialisme est incontestablement responsable des retards de développement du Tiers-Monde puisqu’il a causé la désindustrialisation des colonies. En effet, puisque celles-ci se voyaient inondées par les produits manufacturés venant de la capitale, elles diminuèrent drastiquement leurs productions industrielles. Entre 1750 et 1913, donc en pleine période coloniale, la proportion de biens manufacturés dans le Tiers-Monde, passa de 73% à 8% de la production mondiale. Par exemple, l’Inde, dont le textile représentait sa première activité industrielle, se fit bombarder par le coton britannique. Mais pourquoi les colonies n’ont-elles pas rejeté les produits occidentaux ? Tout simplement parce que la métropole ne leur laissait pas le choix. Elle imposait souvent, une politique tarifaire extrêmement désavantageuse pour les colonies. La Grande-Bretagne imposa un droit de douane de 30 à 80% (dépendamment des produits) à l’Inde, pour ses exportations vers l’Europe5. L’Inde devait donc payer des frais supplémentaires imposants, à la métropole, pour pouvoir exporter ses produits. Il devint donc plus avantageux pour les colonies de se laisser envahir de produits plutôt que de les produire soi-même. La désindustrialisation est une conséquence directe du colonialisme qui est venue mettre un frein à l’essor des colonies.
De plus, par la désindustrialisation, le développement des colonies n’a pas seulement diminué, il a reculé. Une fois les industries fermées, la population s’est retrouvée au chômage ; les colonies se tournèrent alors vers l’agriculture d’exportation. Cela aurait pu engendrer des profits pour elles, mais il en fut autrement. La métropole, qui exigeait les meilleurs produits agricoles, s’appropria les meilleures terres. Les profits engendrés retournaient donc à la métropole. Pour leur part, les habitants des colonies se retrouvèrent avec des terres pauvres, donnant de piètres récoltes. Comment un pays peut-il se développer, et ce dans tous les sens du terme, si ses travailleurs sont contraints au chômage et qu’ils n’ont pas accès à des aliments de qualité ?
De plus, le colonialisme ne favorisa pas l’épanouissement des colonies puisque les métropoles obligèrent les colonies à se tourner vers une économie rentière, une économie orientée vers la vente de produits non transformés, tels les aliments et les produits miniers. Donc, des produits avec une très faible plus-value. De plus, ce type d’économie nécessite peu d’avancées technologiques. Les pays du Tiers-Monde, continuent donc, encore et toujours, de cultiver leurs terres et d’exploiter leurs sols, pratiquement comme ils le faisaient avant la colonisation. Le colonialisme n’a pas permis aux colonies de se développer, car celles-ci ont été contraintes, par les métropoles, à une économie rentière inefficace et à un développement technologique presque nul.
La colonisation eut aussi un effet dévastateur du point de vue politique dans les colonies. Les colonies, surtout celle d’Afrique, ont hérité avec l’assujettissement à la métropole, d’un système gouvernemental près de la dictature. Un système où celui qui détient le pouvoir, et ce par la force, accumule sans cesse le profit sur le dos de la population. En montrant aux colonies un système organisé autour de la force, les métropoles ont corrompu les gouvernements et ouvert la voie aux dictatures militaires. Un mauvais gouvernement peut difficilement mettre en place de bonnes politiques de développement si son principal objectif est d’accumuler des richesses pour son chef d’État. La colonisation est responsable d’avoir engendré des systèmes totalitaires et répressifs dans les colonies, puisque celles-ci ne firent qu’imiter les systèmes utilisés par la métropole.
Il est donc juste d’affirmer que la colonisation est responsable du développement de l’Occident et des retards du Tiers-Monde, mais pas avec la même intensité. En fait, le rôle joué par le colonialisme dans le développement de l’Occident est indéniable, mais beaucoup moins important que celui qu’il a joué dans les colonies. Pour celles-ci, le colonialisme est directement responsable de leurs retards. Dans chacun des cas, les colonisés ont perdu leur souveraineté.
Bonjour,
Au petit jeu du marketing électoral, Sarkozy n’a pas fini de nous surprendre. Fustigeant la politique africaine de Chirac, il affirme qu’il mettra fin à la Françafrique et au soutien des dictatures africaines. Vraiment ? Au placard les Sassou N’Guesso (Congo), les Bongo (Gabon) et autres « racailles » de l’oligarchie africaine ? CQFD a mené l’enquête.
_BÉNIN, 19 MAI 2006. Le ministre de l’Intérieur est en tournée « extérieure » pour améliorer le contrôle de l’immigration. À cette occasion, il dénonce la politique africaine de Chirac : « Il nous faut la débarrasser des réseaux d’un autre temps, des émissaires officieux qui n’ont d’autre mandat que celui qu’ils s’inventent. Le fonctionnement normal des institutions politiques et diplomatiques doit prévaloir sur les circuits officieux qui ont fait tant de mal par le passé. Il faut définitivement tourner la page des complaisances, des secrets et des ambiguïtés. » Quelques mois plus tard, Sarkozy récidive. Se définissant comme « l’ami des Africains », il s’engage, une fois élu, à mettre fin à la Françafrique et « cesser de traiter indistinctement avec des démocraties et des dictatures » [1].
_Nicolas Sarkozy, fossoyeur de la Françafrique ? Ce terme, rappelons-le, désigne le système de domination néocoloniale mis en place dès 1960 par le général de Gaulle et son bras droit Jacques Foccart. Objectif : instaurer ou maintenir des dictatures africaines « amies de la France », afin de garantir les intérêts économiques et diplomatiques dans les anciennes colonies. Pour y parvenir, tous les moyens sont bons : trucage d’élections, assassinats, coups d’État, détournement de l’aide au développement, etc. Ce vaste système d’ingérence et de corruption, entretenu par tous les présidents français depuis 1960, est l’un des « plus longs scandales de la République » [2] Face aux promesses sarkoziennes, le doute nous saisit. Est-ce le même homme qui expulse 50 000 immigrés en trois ans ? Qui refuse l’asile politique aux dizaines de milliers d’Africains fuyant des régimes tortionnaires soutenus par la France ? Qui proclame le rôle positif de la colonisation française : « La vérité, c’est qu’il n’y a pas eu beaucoup de puissances coloniales dans le monde qui aient tant oeuvré pour la civilisation et le développement et si peu pour l’exploitation. » [3] ?
_Oui, c’est le même. Les discours de Nicolas Sarkozy, c’est un peu comme à la Foir’fouille. On trouve de tout. Un patchwork contradictoire destiné à séduire le plus large public possible. Ainsi, quand le candidat UMP dénonce les réseaux françafricains, il tempère aussitôt : « Aucun pays du nord ne porte autant d’attention à l’Afrique que la France. Aucune nation n’a autant à coeur la stabilité, le développement, la réussite des pays du continent africain. » [4] Cherchez l’erreur... Et le pillage des matières premières, l’affaire Elf, la Cogema au Niger, Bouygues au Mali, Bolloré partout ? « Il faut cesser de répéter que la France est présente en Afrique pour piller ses ressources car, à tout bien peser, c’est vrai, nous n’avons pas économiquement besoin de l’Afrique [...] La France est en Afrique avec des ambitions plus amicales. » [5] Et Nicolas Sarkozy de s’ériger en ardent défenseur des multinationales françaises : « Bouygues, Air France, Bolloré, n’ont pas besoin de la diplomatie française pour exister et se développer en Afrique. S’ils y sont dynamiques, c’est grâce à l’ancienneté de leur implantation, ils ont cru à l’Afrique avant beaucoup d’autres. C’est au talent de leur management et de leurs collaborateurs qu’ils le doivent et à eux seuls. » [6] Cocorico ! Deux ans plus tôt, le même, alors ministre de l’Économie, offrait plus d’un milliard d’euros de subventions aux entreprises françaises installées en Algérie, record historique. Raison de plus pour Martin Bouygues de mettre à la disposition de son ami Sarkozy, le temps de la campagne présidentielle, son conseiller Afrique Michel Lunven. Cet ancien ambassadeur de France au Gabon était le conseiller de Jacques Foccart, principal architecte de la Françafrique.
_Mais au fait, Nicolas Sarkozy entretient-il des relations avec des dictateurs africains ? Oui. Il rencontre régulièrement Omar Bongo, dirigeant du Gabon depuis 1967. Omar Bongo, qui est à la démocratie ce que l’arsenic est à l’apéritif, déclarait récemment : « Avec Nicolas Sarkozy, il y a une différence parce qu’on est amis. Si demain il me renie parce qu’il est président, je lui dirai : “Ce n’est pas sérieux Nicolas’’. [...] Je crois que le fondement même de la Françafrique restera, quitte à l’améliorer. » [7] Si c’est lui qui le dit... Nicolas Sarkozy est par ailleurs ami de Denis Sassou N’Guesso, parvenu à la tête du Congo par un coup d’État. Il soutient également la monarchie marocaine de Mohammed VI et le pouvoir militaire de Bouteflika. Pour s’introduire auprès des oligarchies africaines, le candidat gaulliste s’est entouré d’un directeur de campagne de premier choix : l’ancien bras droit de Charles Pasqua, Claude Guéant, spécialiste des questions africaines.
_Résumons : Nicolas Sarkozy est ami d’Omar Bongo, apôtre des multinationales françaises, conseillé par un ancien du « réseau Pasqua ». Mais il se déclare « contre la Françafrique ». Ah, les présidentielles et leur festival de promesses ! De quoi méditer sur ce proverbe africain pour les semaines à venir : « Ne te laisse pas lécher par qui peut t’avaler. » _Jonathan Ludd
_[1] Jeune Afrique, 05/11/2006.
_[2] La Françafrique, François-Xavier Verschave, Stock, 1998. Voir également le site de l’association Survie .
Pour ma part j’ajouterais que la réflexion de la taverne n’est pas judicieuse, je connais beaucoup de familles Africaines qui ont des parents qui sont morts au champ d’honneur pour libérer la France alors à ne pas oublier SVP, de plus je suis persuadé que si nous avons le niveau de vie qui n’est quand même pas trop mal surtout pour certains il ne faut pas oublier non plus que c’est en grande partie dûe au pillage systématique de nos ex-colonies.
Pour terminer j’ai honte comme la plupart d’entre vous de certains commentaires notamment celui de lerma qui est une honte de l’esprit humain.
Merci à toi bruno pour ton article qui est criant de vérité et surtout pas pleurnichard, je suis certain que tu pourrais en démontrer à beaucoup de ces commentaires ignares qui ont fleuris sur ton article par pure jalousie ou négationnisme de la vérité.
lyago2003
@ brieli67,
Très pertinent et en accord total avec votre commentaire,juste un petit oubli on nous innoculait aussi dans les boîtes de ration cette eau de vie infâme qui était censée nous apporter du courage pour servir de chair à canon.