Zen,
la colonisation est officiellement stoppée. Maintenant il est vrai que certaines implantations sauvages se développent. Mais le gouvernement tente de lutter contre la colonisation ces derniers temps, ne serait-ce qu’avant-hier :
De plus, votre document rend essentiellement compte du point de vue démographique ce qui est différend du problème territorial.
Maintenant, encore une fois, la colonisation est un phénomène problématique qui morcelle le territoire palestinien. De plus, il ne fait aucun doute que ces colonies seront démantelées quand il s’agira de rendre ces territoires, comme cela s’est passé à Gaza.
Autre chose Zen, Israël occupe les territoires palestiniens, c’est inacceptable.OK. Israël construit un mur pour se protéger des infiltrations terroristes, c’est barbare. Et encore ? Israël rend des territoires aux palestiniens, c’est un coup de vice des israéliens. Ah bon ?!?
Le problème, voyez-vous, est qu’Israël n’aura jamais grâce à vos yeux. Quoique ce pays fasse, vous aurez toujours ce sentiment de répulsion vis à vis de ce pays. Peut-être qu’en fait, c’est vous qui avez un problème avec Israël. Vous êtes vous déjà posé cette question ? Je suis sur que oui.
L’allusion à Dieudonné ne t’était pas destinée personnellement mais je trouvais que la phrase aurait pu lui être imputée.
Maintenant, tu me dis qu’elle vient d’un historien israélien, je te crois sur parole.
Cela ne la rend pas plus acceptable pour autant, je la trouve toujours aussi ambigue et non-conforme à la réalité historique.
Reste à la remettre dans son contexte, à voir si l’historien la reformulerait de la même manière... bref, peu importe. Je le trouve toujours aussi injuste et perversive.
Zen, il y avait des colonies dans le Goush Qatif, à Gaza. Et elles ont toutes été démantelées lors du retrait.
La politique de colonisation a été stoppée depuis plusieurs années et le gouvernement entreprend de démanteler les colonies de Cisjordanie à terme. Il a d’ailleurs commencé (colonie d’Amona en janvier 2006 par exemple).
C’est vrai que c’est un problème pour l’intégrité du territoire palestinien mais il n’y a aucun doute que le jour où un accord sera passé, les colonies seront démantelées comme cela s’est passépour Gaza.
ton autre question :
« quel pourrait être les moyens pour disqualifier les éléments les plus extrémistes des deux camps et qui feront tout pour saboter toute tentative d’accord ? »
Le meilleur moyen pour saboter les tentatives de torpillage extrêmiste est que se lèvent de chaque côté des hommes charismatiques, capables d’emmener avec eux une large assise populaire. Si le peuple reprend confiance en l’avenir et trouve un leader un guide qui saura mettre en avant le chemin de la paix, alors les extrêmistes auront perdu, et ce malgré toutes leurs tentatives.
Je dois dire que pour cela, j’ai confiance dals la société israélienne qui est démocratique. Les institutions sont plus fortes que les tentatives isolées de quelques uns.
Cela sera plus compliqué pour la société palestinienne où le régime politique peut être plus facilement déstabilisé par la voix des armes.
@ Masuyer :
Tu m’as posé deux questions, je vais te répondre. C’est mon avis personnel, tu auras surement des voix discordantes de la part d’autres.
« est-ce que la politique d’Israël (au niveau des gouvernants) est la plus à même de mettre fin à ces attentats, ou finalement n’entraine pas l’escalade ? »
La politique d’Israël aujourd’hui est d’essayer de favoriser le Fatah de Mahmoud Abbas au dépend du Hamas expansionniste. Je pense qu’il n’y a pas d’alternatives à cela même si c’est au risque de déscriditer Abbas. Peut-être arrivera-t-on ensemble à donner ainsi une nouvelle orientation aux relations israélo-palestinniennes.
Quand à la politique sécuritaire d’Israël.
Je pense qu’Israël n’a pas le choix, tout autre politique serait suicidaire : laisser faire, permettre aux palestiniens de Cisjordanie ou de Gaza d’entrer librement en Israël permettrait aux extrêmistes de se faire sauter où et quand ils le voudraient. Je suis donc pour le mur de sécurité (qui n’est pas une fin en soi) et un contrôle strict aux frontières.
Pour ce qui est des incursions dans Gaza ou des assassinats ciblés : ils visent des ennemis d’Israël, qui depuis le retrait israélien de Gaza envoient quotidiennement des qassams sur le territoire. C’est un acte de guerre décidé au niveau politique. LA réponse israélienne est je pense légitime. Est-elle contre-productive ? Peut-être, c’est possible.
Mais je pense que le terrorisme est d’abord un problème palestinien et qu’il faut faire le choix : les armes ou la table de négociation.
Les Israéliens ont toujours demandé l’arrêt des attaques pour pouvoir négocier. Les mouvements palestiniens (du moins ceux qui veulent négocier, le Hamas refusant tout pourparler) demandent des négociations pour obtenir l’arrêt des combat... On n’en sort pas ! (Perso, je trouve logique la demande israélienne).
De plus, tu as lu mon article http://www.agoravox.fr/ecrire/articles.php3?id_article=27424
C’est aussi à prendre en compte dans le processus de la violence.
Donc ce que j’en pense, c’est que les incursions dans Gaza et las assassinats ciblés sont une réponse à un attaque en règle et que comme tout acte de violence, ce n’est pas un pas vers un rapprochement des peuples.
La politique d’Israël est dans un cercle vicieux où chaque attaque répond à une autre. Elle ne peut-être incriminée seule dans une escalade dans la mesure où pour se faire la guerre il faut être deux. Elle a donc son pendant dans la politique palestinienne qui a tenu pendant longtemps un double language, maniant le rameau d’olivier et le baton d’explosif. Aujourd’hui la donne est différente : il y a le « gentil » Fatah et le « méchant » Hamas. Reste à voir qui va prendre le dessus. Une chose est sure, la situation à Gaza ne va pas s’arranger, et ce pour tous les protagonnistes.
Donc pour conclure :
« est-ce que la politique d’Israël (au niveau des gouvernants) est la plus à même de mettre fin à ces attentats, ou finalement n’entraine pas l’escalade ? »
Je vais te dire oui.