Psychiatre et historien, passionné par les interactions entre les hommes et entre les peuples et leurs conséquences. Aime les gens et le débat, mais se méfie des idées définitives...Croit toujours à la science et encore plus aux sciences humaines, si délicieusement non-scientifiques... Très circonspect vis à vis des mots "citoyen", "collectif", "spiritualité" qui recouvrent dans notre société des arrières-pensées souvent liberticides.
Vous parlez vraiment comme un raciste de bas étage !!!
Il n’y a pas plus de « barbarie blanche » que de « sauvagerie noire ». De nombreux hommes à la peau blanche n’ont jamais réduit quiconque en esclavage, et de nombreux hommes à ma peau noire n’ont jamais été ni mis en esclavage, ni même colonisés (deux choses très différentes, même si bien souvent les partisans de la repentance font allègrement l’amalgame)...
Quasiment toutes les sociétés du monde sont passées par des périodes de violence extrême et la violence d’une société n’a rien à voir avec la couleur de la peau de ses membres.
Comme l’a fait remarquer un autre contributeur, ce qui différencie pour les historiens la traite négrière transatlantique de la traite intra continentale à l’Afrique, c’est simplement l’existence ou non de documents écrits. Les sociétés européennes sont depuis très longtemps des sociétés de l’écrit, comme les sociétés moyen orientales, tandis que les sociétés d’Afrique sub saharienne ont été pendant longtemps des sociétés de traditions orale. Et la tradition orale, quelle que puisse être son utilité comme élément de cohésion sociale, n’atteint jamais la précision, l’exactitude, la froideur des livres de compte. Il est plus facile de s’insurger contre quelque chose qui a laissé des traces objectives que de tenter d’objectiver ce qui n’a pas laissé de traces. Il est même possible de le nier.
Le travail des historiens est justement AUSSI de savoir reconnaître « en négatif » ce qui n’a pas laissé de traces objectives. On ne trouve peut être pas de contrats d’achats d’esclaves aux souverains des royaumes africains de la côte pour qui l’écrit n’avait aucune valeur, par contre on peut très bien trouver dans les manifestes des navires négriers à Nantes ou St Malo le décompte exact de la « pacotille » embarquée dans le seul but de servir de monnaie d’échange dans cette traite triangulaire. Et qui dit « monnaie d’échange » dit obligatoirement bénéficiaires de cette monnaie...
Il y a sans doute une névrose de l’esclavage dans les peuples antillais, mais comme toute névrose, elle n’est pas la conséquence d’un préjudice subi, mais d’un conflit interne entre deux pulsions contradictoires : d’un côté la « tentation victimale », avec tous les bénéfices secondaires qu’on peut en tirer (et pas seulement matériels...) et de l’autre le désir de normalité dans une société française à laquelle les antillais sont profondément liés autant par la réalité de leur vie quotidienne que par le fantasme des ancêtres blancs dont ils ont tous sinon connaissance réelle, du moins conscience fantasmatique.
Pour revenir à la repentance chiraquienne, autant la _connaissance_ de la réalité de l’histoire de l’esclavage est un devoir car elle est une partie indissociable de l’histoire de notre communauté, autant la « repentance » est une notion profondément perverse, injuste pour les français d’origine européenne et maintenant les français d’origine africaine dans une position d’infériorité psychologique qui n’a rien à voir avec leur intégration dans la société du 21ème siècle
On est dans une démocratie, il y a des journaux de gauche et des jouranux de droite, et c’est normal que les journaux de droite donne une bonne image de la droite et une moins bonne de la gauche...
Si vous avez envie de lire des critiques vis à vis de NS, il suffit d’acheter le Canard ou Marianne et vous pourrez vous faire plaisir autant que ça vous fait envie...
Votre haine du président américain vous rend vraiment complètement parano !!!
Si il y a vraiment eu des fraudes à l’élection de GW Bush, il se trouvera certainement suffisamment d’américains pour porter ça devant les tribunaux, qui se feront un plaisir de donner suite. Les américains ont prouvé avec Nixon ou les frasques sexuelles de Clinton qu’ils ne laissaient rien passer à leurs présidents... Alors une affaire aussi juteuse, ils ne vont certainement pas se gêner.. il n’y a qu’à voir combien votre article a pu réveiller de frustrés de l’élection de Bush. J’imagine qu’aux USA ce sera la même chose s’il y a réellement matière à plaider.
Après, qu’est ce que ça apportera à la démocratie ?
De toute façon, élu ou pas élu, les décisions du président américain ne seront jamais démocratiques à vos yeux car il s’agit justement du président américain et que « Satan is Satan » quoi qu’il advienne.
Quant aux délires fumeux des partisans de la théorie du complot du 11 septembre qui se sont engouffrés derrière votre post je reste assez effaré qu’il puisse exister autant de gens assez débiles et immatures pour se masturber l’esprit avec ça...
C’est intéressant de parcourir Agoravox et de lire ce que gens peuvent y écrire. A croire que être citoyen c’est passer son temps à détester tous les autres à partir du moment où ils ne pensent pas exactement comme vous.
Moi j’aime bien les gens dans l’ensemble.. Je dois pas être un bon citoyen ..
Je ne sais pas s’il y a une justice de couleur ou pas. Les seules manifestations de racisme que j’ai pu voir dans cette affaire sont celles des foules tchadiennes criant « mort aux blancs » dans les jours qui ont suivi les déclarations d’Idriss Deby sur les « trafics d’organes » ou autres accusations délirantes...
L’arche de Zoe : une bande de Pieds Nickelés bobos complètement ignorants des réalités africaines, et notamment de la capacité des africains à rouler dans la farine les « toubabs » idéalistes et naifs.
Oui, par certains côtés ces gens n’ont pas respecté les tchadiens en leur mentant sur la finalité réelle de leur opération, oui, ils ont exploité des couples français en détresse et en attente d’adoption pour beaucoup depuis des mois, voire des années. Mais je ne crois pas que l’argent soit la véritable raison de tout ça. Je pense qu’il n’y a rien d’autre qu’une espèce de conformisme « humanitaire », qui permet à beaucoup de s’exonérer de leur culpabilité à peu de frais, un peu comme le téléthon ou l’argent déversé après le tsunami de 2004.
Tout le problème est de savoir si cette culpabilité est justifiée ou pas. Il me semble que la réponse qu’en a fait Sarkozy lors de son voyage en Algérie est intéressante et va dans le bon sens. On ne traitera plus les africains comme des bons nègres à qui on doit des comptes le jour où on ne ressentira plus de culpabilité à leur égard. A ce moment là seulement les relations pourront se nouer sur des bases enfin saines. Un couple marche bien quand les époux peuvent se dire leurs 4 vérités en face et dans les deux sens. Je crois que c’est pareil pour les relations internationales.
Quant à la « justice tchadienne » dont se gargarise notre avocat général, que pense-t-il d’une condamnation à 8 ans de travaux forcés pour une affaire où personne n’a finalement subi de véritable dommage et où l’intervention des instances étatiques françaises et tchadiennes ont mis un terme à l’affaire avant qu’elle ne devienne réellement dangereuse pour les enfants ? Qu’aurait dit notre avocat général si un enfant était mort accidentellement pendant le transfert et que les six francais avaient été condamnés à mort comme l’autorise la loi tchadienne ?
Notre avocat général aurait-il toujours applaudi à « l’indépendance de la justice tchadienne » ?
Quand un procès est à l’évidence une parodie de justice, il est sain de le dire, que ça se passe chez nous ou en Afrique.