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Malthus

Malthus

La trentaine aussi fringante que révoltée. Un certain bagage intellectuel. Farouche opposant aux traités européens et à notre soumission à l'OTAN. Et en plus je suis un décroissant...

Tableau de bord

  • Premier article le 30/11/2012
  • Modérateur depuis le 06/04/2013
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Derniers commentaires



  • Malthus Malthus 17 juin 2013 21:51

    On peut avoir une vision plus nuancée Jo :

    Jusqu’à Louis XVI, il était aisé de devenir artisan, mais nous étions sous le joug des usuriers ou des féodalités locales. La Révolution Française fut en vérité une révolution bourgeoise, mais la fin du XIX ème siècle commence à faire émerger quelques conquêtes sociales dans une Europe très capitalistique.

    Les années 30, particulièrement en France voient d’autres conquêtes sociales réussir sans pour autant mettre en déroute le capitalisme. Après la guerre, le C.N.R introduit le système par répartition ainsi que d’autres mesures toujours au détriment du capitalisme. De Gaulle n’aura pas eu le temps de mettre en place la participation, mais l’idée est restée et aujourd’hui, les SCOP reprennent ce concept.

    Il y’aura toujours des gens cupides dans le monde et très peu de grands hommes pour s’intéresser aux populations. Mais néanmoins, à chaque phase de reconquête du capital sur nos vies visant à démolir les conquêtes sociales acquises, il y’a toujours un point de tension qui crée une situation insurrectionnel, un renversement politique, un assainissement et à l’institution de nouvelles normes sociales.

    La différence qui se pose aujourd’hui au sens historique, c’est que jamais dans l’Histoire nous n’avons eu à craindre une pénurie de ressources et gérer l’explosion de la démographie. Ce qui signifie qu’au moment où il faudra bien assainir, il faudra aussi garantir un assainissement constitutionnel pour garantir que le peuple gardera le contrôle sur les grandes féodalités économiques, financières et politiques. Car soit on veille à partager correctement la richesse mondiale (et dans le sens de ce texte, nationale) en nous préparant au déclin des ressources naturelles, soit nous laissons à nouveau les gens les plus cupides reprendre le contrôle sur nous, et nous n’aurons alors pas de seconde chance.

    Quand je lie certains qui me prennent pour un « staliniste », cela m’amuse, car certes, je pourrais l’être vis à vis des grandes féodalités économiques influençant des politiciens corrompus, mais à l’inverse, je souhaite une Constituante réellement rédigée par le peuple pour que plus jamais il ne puisse perdre le contrôle sur sa destinée.



  • Malthus Malthus 17 juin 2013 21:38

    S’il est effectivement raisonnable de se prendre en main, il ne faut pas être défaitiste non plus. Le problème que nous avons actuellement est moins économique que démocratique. Si l’insurrection populaire arrive à temps et si les bonnes idées succèdent ensuite à la folie de nos dirigeants, nous aurons encore quelques chances d’améliorer les choses.

    La difficulté, c’est réveiller le peuple.

    Au passage, je suis créateur de deux entreprises. Si vous savez aider pour trouver des capitaux, l’étude de marché de la première est terminée, et la seconde est déjà instituée juridiquement. Toutes deux se fondent sur l’éducation populaire et la mise en place d’outil de révolte intelligent. Le marché est en outre porteur.
     ;)



  • Malthus Malthus 17 juin 2013 21:11

    Encore un sophisme abondamment répété dans les médias.

    Si la France sort de l’euro, la dévaluation du Franc n’excédera pas 30 % ce qui encouragera en outre les exportations (mais ça vous ne voyez pas). Il ne s’agit pas d’aller à l’hyperinflation, il s’agit de crever une bulle de séquestration monétaire par un peu d’inflation (impôt indirect sur le capital), obligeant ainsi les grandes fortunes à dépenser leur argent.

    Et pour éviter que ces grandes fortunes fassent migrer leurs capitaux en Allemagne comme c’est le cas actuellement (vous connaissez les mécanismes de l’euro-system au moins ?) nous réintroduisons le contrôle des capitaux et transformons nos obligations souveraines en FRANCS non convertibles.

    Les petits épargnants et les salariés verront leurs revenus et placement ADOSSES à l’inflation, ce qui signifiera une neutralité sur le pouvoir d’achat. Le SMIC sera amené à 1500 € en outre avant la dévaluation.

    L’inflation est un puissant moteur de désendettement des ménages, des entreprises et de l’Etat au profit d’un encouragement à investir la monnaie privée dans l’économie réelle. Voila pourquoi la courbe de Phillips témoigne du fait que l’inflation a toujours généré de l’emploi. Et quand il y’a de l’emploi et du désendettement massif, il y’a des rentrées fiscales supplémentaires, facilitant les investissements de l’Etat (donc de la création d’emploi) mais aussi la création monétaire.

    En outre, vous devriez vous intéressez au 100 % Money pour comprendre que l’Etat peut tout à fait créer autant de monnaie qu’il le souhaite, sans être sanctionné par le mécanisme de l’argent dette pouvant dévaloriser sa propre monnaie.

    En clair, je vous suggère vivement de jeter votre téléviseur à la poubelle et vous intéresser au cycle de la monnaie. S’agissant enfin du commerce international, je répète que celui-ci continuera, mais même si vous y réfléchissez un peu : Le Monde est par nature fermé. Ce qui fait que si nous étions tous à équité de revenus, normes sociales, fiscales, etc, la question des ressources venues de l’étranger ne se poserait absolument pas puisque la monnaie ne fait que suivre un cycle de création, destruction dans l’économie réelle, séquestration pour une trop grosse partie d’entre elle, et retour vers l’autorité créatrice via la fiscalité.

    Le cycle de la monnaie, même en imaginant un monde fermé à l’échelle de notre seul pays peut s’organiser tout à fait aisément. Car nous n’aurions que les contraintes de notre propre pays à gérer, et non celles des autres Nations. Ca n’est évidemment pas mon souhait, mais je souhaitais illustrer à votre bonne compréhension que la France est un pays bien situé géographiquement, riche de son industrie, son ingénierie et son agriculture, et pouvant si elle le souhaitait organiser une économie et le cycle de sa monnaie de façon totalement autarcique. Ça n’aurait aucun sens, mais c’est théoriquement possible. Nous ne sommes pas un pays désertique, pauvre et sans ressources.

    Pour l’instant, vous défendez la position des plus grandes fortunes qui profitent des dérégulations de LEUR mondialisation des échanges. C’est ce qu’on appelle « le syndrome du larbin ».



  • Malthus Malthus 17 juin 2013 20:46

    Exact, nos soit disant libéraux de politiciens n’appliquent pas leur doctrine jusqu’au bout avec les établissements financiers.

    En revanche, je distingue le libéralisme de l’égoïsme, la cupidité et le capitalisme, ce que pour moi vous représentez par vos propos haineux. Je ne suis pas militant socialiste ou Front de Gauche, et je ne suis pas communiste non plus.

    Je ne suis pas non plus un égoïste qui considère que votre MOI, MOI, MOI, MOI soit logique dans une organisation sociale. Si vous vous sentez mal avec cette vue d’esprit, allez aux U.S.A, là bas, pas de retraite par répartition, vous n’aurez le droit qu’à des fonds vautour pour gérer votre épargne en billets de monopoly. Vous payerez aux mêmes fonds vautour votre assurance maladie, et si le traitement de votre cancer est trop onéreux, vous aurez le droit malgré tout de crever en bon égoïste ULTRA libéral que vous êtes.

    La France est un pays de 65 Millions d’habitants avec une culture sociale et centralisatrice multiséculaire. Nous ne sommes pas une petite communauté de 30 pelos échangeant nos savoir faire par nos propres productions dans un village en Amazonie.

    Cela vous ennuie, mais c’est ainsi. Je vous ai dis que je considérais qu’au niveau de la très petite entreprise et la PME, il était logique de libéraliser par la réduction voir l’abolition de l’impôt sur les sociétés. J’aurai pu ajouter éliminer les entraves administratives et faciliter l’obtention de fonds pour un entrepreneur.

    Cependant, le droit du salarié (donc pas celui de l’entrepreneur) n’est pas d’être soumis au diktat de la cupidité d’un patron, mais bien d’obtenir un salaire digne comprenant des cotisations sociales permettant à ce dernier de ne pas soucier que quelques anarcho-capitalistes qui l’emploient soient des égoïstes qui en ferait volontiers un esclave.

    Si l’on résout les facilités d’acquérir un logement (autre droit social) en plus d’un droit social un revenu digne, qu’importe le statut de la personne, on pourra alors jouer sur une plus grande flexibilité des contrats de travail, voire même abolir le principe du CDI. Car ce type de contrat ne rassure que par ce que l’environnement social n’est pas rassurant.

    Je ne m’oppose pas au libéralisme, je le cantonne à la strate économique où il est pertinent. Il n’est pas pertinent à l’échelle d’un pays, car il laisse sur le carreau ceux qui ont des difficultés de tous ordres à s’en sortir (chose que les libéraux bobo ne veulent pas entendre). Il n’est pas pertinent à l’échelle culturelle de notre peuple, car nous n’avons jamais fait de révolution luthérienne, ni constitué notre pays sur une fédération de micro-Etats princiers comme en Allemagne. Si vous pensez que les Français sont par nature libéraux, demandez vous pourquoi ils se tournent toujours vers l’Etat en cas de problème ? Tout simplement par ce que nous sommes un peuple qui veut et croit en l’Etat. Nous ne serons jamais libéraux, c’est ce que vous devez acter quand vous réfléchissez à une politique nationale. Le libéralisme n’est pas pertinent non plus à l’échelle d’une multinationale ou d’un système bancaire, car ce ne sont pas les actionnaires de ces structures qui réfléchiront avec altruisme à leur politique d’entreprise. Le libéralisme n’est pertinent qu’à des échelles strictement locales et des structures économiques dont le poids financier est faible.

    Là où vous réagissez sottement, c’est qu’au lieu de considérer qu’il y’a une porte ouverte à la discussion sur ce point de vue (soit tout de même l’essentiel de la production de richesse de la France), vous vous acharnez à me ranger dans un stalinisme d’un autre âge.

    Alors que si vous compreniez bien ma proposition, il s’agit d’utiliser les outils dont dispose notre pays en terme de fiscalité (oui, il en faut et même les libéraux le comprennent), de monnaie et d’équipements industriels lourds pour changer les choses.

    Dites moi seulement si vouloir créer des millions d’exploitants agricoles indépendants et propriétaires de leurs propres fermes et outils de production n’est pas une vue libérale ?

    Est ce que vouloir créer des millions d’artisans et commerçants n’est pas un vœu pieux des libéraux ?

    Est ce que vouloir créer des centaines de milliers de prestataires de services indépendants (plombiers, électriciens, électroniciens, etc) n’est pas une vue libérale ?

    Je suis plus libéral que vous ne le croyez. Mais contrairement à vous, je réfléchis aux limites de la doctrine et je cultive un minimum d’altruisme.



  • Malthus Malthus 17 juin 2013 19:15

    Effectivement, les Etats dérégulent l’économie en intervenant pas. Le libéralisme n’est ni bon ni mauvais. Il est valable à une certaine échelle d’acteurs économiques et de territoires.

    Le seul domaine où les Etats interviennent encore, c’est le sauvetage des banques. Mais là où on les attendrait, les Etats de la zone euro n’investissent pas, ne mettent pas en place des mécanismes de régulations monétaires et douaniers, ne nationalisent pas les outils stratégiques pour leur imposer un cahier des charges et virer des voyoux en col blanc, et n’interdisent pas les produits financiers pourris.

    On ne peut pas vouloir tout et son contraire. L’économie n’est pas une science SOCIALE sans raison. Penser l’économie est sensé être une réflexion pour L’INTERET GENERAL (je ne sais pas si vous saisissez ce concept). Non au service de quelques égoïstes ayant déjà tout ou méprisant ceux qui n’ont rien ou ne souhaitant pas créer leurs chances.

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