Le travail principal de l’enseignant se passe dans sa classe, pas devant un écran d’ordi, noyé sous une masse indigeste de courriels inutiles. Cette intervention est la bienvenue ; chacun doit être informé clairement de qui sont les vrais responsables des dégats qu’ils occasionnent.
Les enseignants ne sont pas résignés, ils résitent en catimini, justement parce qu’ils ont une charge importante : une classe avec des élèves. Mais il faut maintenant qu’ils posent leurs problèmes clairement et qu’ils se débarassent de la culpabilité qu’ils trainent à force d’être perçus comme faisant partie de la caste des privilégiés. N’oublions pas parents ou autre, que des technocrates loin des réalités décident pour eux comme pour nous tous...
Quand je pense que l’on s’évertue à rappeler aux enfants dans la cour de l’école de ne pas frapper en retour parce que l’on n’a pas à se faire justice soi-même ... En effet, étant donné que nos jours les adultes sont encore cloîtrés dans la caverne de l’homme de Cromagnon, il ne reste plus grand chose à espérer...
"Qui agresse prend ses responsabilités"
C’est là où je ne peux pas être d’accord. Admettons que le policier ait d’abord été agressé et se retrouve par exemple, avec un nez cassé ( j’ai lu cela aujourd’hui dans une presse locale...) Les policiers sont censés être recrutés en fonction de leur sang froid, de leur maitrise, en aucune façon ils n’ont à se laisser aller à leurs pulsions. Nez cassé ou pas, cailloux lancés ou pas, le coupable a été par la suite menotté, donc, pas besoin d’en arriver à ce genre de violence gratuite : c’est inadmissible. Ensuite, exact, nous avons tous des faiblesses, mais elles n’expliquent pas le fait de ne pas les remettre en cause, et, plus grave de chercher à les excuser à chaque fois par les circonstances, surtout quand on endosse l’uniforme justement. La loi du talion est à bannir.
Quant à l’enfant, peu importe le milieu dans lequel il baigne, il n’en reste pas moins un enfant avec ses peurs et son psychisme encore à construire. D’où viendrait l’idée qu’un enfant des banlieux aurait la peau dure ? Il en a peut-être la cuirasse en apparence du moins, pour le reste, il est autant sujet aux traumatismes que tout autre enfant.
La police ne fait pas dans le social ; (c’est moi qui l’ai dit). Et pourtant je pense qu’elle a un rôle et non des moindres à jouer, entre autre, celui de la proximité. Le problème c’est que le statut de "police de proximité" a été enrayé du rôle de la police nationale. D’où une déresponsabilisation des policiers à s’intégrer dans la réalité des secteurs où ils interviennent. Et c’est ainsi que la notion d’"humanité" se perd au détriment des interventions musclées qui n’ont pas lieu d’être. Il y a confusion des genres : les policiers se prennent pour le GIGN alors qu’ils n’en ont pas les compétences. C’est certain qu’il faudrait revoir la façon de recruter et les modules de formation. Néanmoins le ministère de l’intérieur, a réfléchi à tout cela : maintenant il recrute des bacheliers.
Vous avez déjà vu des flics faire dans le social, vous ? Ne leur demandez pas, non plus, qui était Françoise Dolto ; la psychologie de base ne faisant déjà pas partie du programme inclu dans leur formation, alors, la psychologie infantile, si vous voyez ce que je veux dire, je ne pense pas que cela soit une de leur priorité... En plus, en ce moment, ils testent leur nouveau joujou : le taser... il ne faudrait pas tout mélanger quand même !