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Marc

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Scientifique, passionné par la science du climat et l’histoire de la Terre.

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  • Premier article le 23/02/2006
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Derniers commentaires



  • Marc Marc 6 avril 2006 23:27

    J. Demesure,

    Dans vos multiples commentaires, vous cherchez à faire croire qu’il n’existe pas un large consensus scientifique sur la réalité du réchauffement climatique, son origine anthropique et l’urgence à agir pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

    Or, IL EXISTE BIEN UN TEL CONSENSUS SCIENTIFIQUE et chacun devrait le savoir car il est grand temps d’agir.

    En effet, qui l’affirme ?

    Réponse :

    - Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) dans son Troisième rapport d’évaluation sur le changement climatique préparé par plus de 2000 experts.

    - 16 Académies des sciences (des pays du G8, d’Inde, de Chine, du Brésil et de cinq autres pays) : voir leur déclaration commune à http://www.academie-sciences.fr/actualites/textes/G8_fr.pdf

    - Toutes les plus prestigieuses institutions scientifiques américaines, dont The American Meteorlogical Society, The American Geophysical Union et The American Association for the Advancement of Science.

    - Les deux plus prestigieuses revues scientifiques mondiales, Nature et Science (voir par exemple l’éditorial « The Scientific Consensus on Climate Change » dans Science du 3 décembre 2004)

    Chacun est libre de croire qu’il veut, mais il n’y a pas plus crédible que les sources ci-dessus en matière de réchauffement climatique, quoi qu’en dise J. Demesure.

    Enfin, pour les lecteurs (maitrisant l’anglais) qui voudraient en savoir plus sur ce consensus scientifique et sur les tentatives de désinformation des lobbys pétroliers américains, je recommande la lecture de l’excellent guide sur le sujet intitulé « A guide to facts and fictions about climate change » publié par la Royal Society (l’Académie des sciences du Royaume-Uni) à http://www.royalsoc.ac.uk/downloaddoc.asp?id=1630. Je vous en cite une partie très édifiante :

    “ Misleading arguments 2. Many scientists do not think that climate change is a problem. Some scientists have signed petitions stating that climate change is not a problem.

    There are some differences of opinion among scientists about some of the details of climate change and the contribution of human activities, such as the burning of fossil fuels. Researchers continue to collect more data about climate change and to investigate different explanations for the evidence. However, the overwhelming majority of scientists who work on climate change agree on the main points, even if there is still some uncertainty about particular aspects, such as how the concentration of greenhouse gases in the atmosphere will change in the future.

    In the journal Science in 2004, Oreskes published the results of a survey of 928 papers on climate change published in peer-reviewed journals between 1993 and 2003. She found that three-quarters of the papers either explicitly or implicitly accepted the view expressed in the IPCC 2001 report that human activities have had a major impact on climate change in the last 50 years, and none rejected it.

    There are some individuals and organisations, some of which are funded by the US oil industry, that seek to undermine the science of climate change and the work of the IPCC. They appear motivated in their arguments by opposition to the United Nations Framework Convention on Climate Change and the Kyoto Protocol, which seek urgent action to tackle climate change through a reduction in greenhouse gas emissions.

    Often all these individuals and organisations have in common is their opposition to the growing consensus of the scientific community that urgent action is required through a reduction in greenhouse gas emissions. But the opponents are well-organised and well-funded. For instance, a petition was circulated between 1999 and 2001 by a campaigning organisation called the Oregon Institute of Science and Medicine (OISM), which called on the US Government to reject the Kyoto Protocol. The petition claimed that “proposed limits on greenhouse gases would harm the environment, hinder the advance of science and technology, and damage the health and welfare of mankind”.

    These extreme claims directly contradict the conclusions of the IPCC 2001 report, which states that “reducing emissions of greenhouse gases to stabilize their atmospheric concentrations would delay and reduce damages caused by climate change”.

    The petition was circulated together with a document written by individuals affiliated to OISM and to the George C Marshall Institute, another campaigning organisation. On 20 April 1998, the US National Academy of Sciences (NAS) issued a warning about the document circulated with the petition because it had been presented “in a format that is nearly identical to that of scientific articles published in the Proceedings of the National Academy of Sciences.” The statement pointed out : “The NAS Council would like to make it clear that this petition has nothing to do with the National Academy of Sciences and that the manuscript was not published in the Proceedings of the National Academy of Sciences or in any other peer-reviewed journal”.”



  • Marc 5 avril 2006 23:39

    Le commentaire précédent non-signé en réponse à J. Demesure est de moi. J’avais oublié de me logger...

    Marc



  • Marc Marc 2 avril 2006 16:31

    Jako,

    Vous avez écrit :

    « j’apprécie cet article et comme beaucoup de personne je pense que de manière évidente il va y avoir un blème grave par contre je ne m’explique pas une chose , la calote ne fond pas depuis hier et le niveau des océans n’a toujours pas bougé, alors cette eau elle est ou ? »

    Voici la réponse à votre question (en simplifiant un peu pour faire court).

    Les calottes polaires n’ont pas encore suffisamment fondu pour faire monter le niveau des mers de manière perceptible par tout un chacun. Pour que cela se produise, il faut que le réchauffement climatique ait déjà suffisamment réchauffé l’océan et l’air à proximité de ces calottes pour que la température y passe au-dessus de 0°C une partie de l’année. Cela prend du temps car l’océan peut absorber énormément de chaleur sans que sa température ne varie beaucoup. Par contre, une fois que l’océan a atteint une température suffisante pour que le dégel des calottes commence, celui-ci devient difficile à enrayer parce que la chaleur accumulée dans l’océan continue à faire fondre les calottes.

    En outre, au-delà d’un certain seuil de réchauffement (dont nous sommes probablement tout proche !) des rétroactions positives accélèront probablement ce réchauffement : voir mon article précédent (http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=7304) intitulé « Réchauffement climatique : déjà trop tard ? » pour plus de détails.

    Votre question est intéressante car elle illustre bien la difficulté de faire prendre conscience au public de la gravité du réchauffement climatique : les gens ne croient que ce qu’ils voient et jusqu’à présent, ils n’ont encore rien vu...

    Le drame du réchauffement climatique est que lorsque ses effets deviendront clairement visibles, il sera alors probablement trop tard pour l’enrayer. D’une certaine manière, on peut faire l’analogie avec la cigarette qui apporte du plaisir pendant des décennies sans effets visibles sur la santé ; mais quand un cancer du poumon est diagnostiqué, arrêter de fumer ne vous sauvera plus la vie !



  • Marc Marc 2 avril 2006 15:38

    Messieurs,

    Il y a un certain nombre de commentaires ci-dessus (postés le 1er avril !) qui sont clairement HORS SUJET.

    Si vous voulez discuter RELIGION, il y d’autres forums pour cela. Dans mon article, il s’agit du RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE !

    Merci de ne pas tout mélanger.



  • Marc Marc 30 mars 2006 21:16

    Ivtchik,

    Désolé de vous contredire encore une fois, mais vos affirmations ne sont pas correctes.

    Le texte de article que j’ai mentionné dans mon commentaire (à l’adresse http://cires.colorado.edu/science/groups/steffen/greenland/melt2005/) précise, si on le lit bien (le point représenté sur le graphe ne concerne que les 9 premiers mois de 2005), que la superficie de la fonte au Groenland en 2005 est la plus importante depuis au moins 27 ans (avant il n’y avait pas de mesure par satellite). Les zones qui ont connu au moins un jour de dégel en 2005 couvrent environ la moitié du Groenland, ce qui n’est pas rien., et il y a une tendance à la progression de ce dégel vers l’intérieur du Groenland.

    Enfin le point 2 de mon article est bien correct : il y a au Groenland des glaciers dont la base au contact de l’océan se trouve à environ 1000 mètres de profondeur. Le glacier Jakobshavns Isbrae, dont la photo prise par satellite accompagne mon article, en est un. Je cite verbatim de l’article intitulé “Hitting the Ice Sheets Where It Hurts”, publié dans l’édition de Science du 24 mars 2006 et rédigé par Robert Bindschadler du Hydrospheric and Biospheric Science Laboratory, NASA Goddard Space Flight Center :

    “Jakobshavns Isbrae in Greenland and Pine Island Glacier in Antarctica, the two glaciers with the earliest recorded accelerations, are among the deepest outlets with grounding lines over 1000 m below sea level.”

    Plus généralement, mon article est un résumé fidèle des articles publiés dans le dossier spécial de la revue Science datée du 24 mars 2006.


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