Je m’étais dit que ma prière avait été efficace et puis non (je me disais aussi que d’habitude les voies célestes n’étaient pas aussi rapides, j’avais un doute)....
La faute à la scoopmania, un TOC des journalistes qui sont prêts à raconter les premiers n’importe quoi mélangé à une grande servilité afin de plaire au monarque. Je suis sûr qu’un de ces quatre on va nous relater par le menu le moindre pet de travers, ou rot, ou le plus petit vomi analysé dans le détail par des spécialistes du dégueuli impérial...
Je m’étais dit que ma prière avait été efficace et puis non (je me disais aussi que d’habitude les voies célestes n’étaient pas aussi rapides, j’avais un doute)....
La faute à la scoopmania, un TOC des journalistes qui sont prêts à raconter les premiers n’importe quoi mélangé à une grande servilité afin de plaire au monarque. Je suis sûr qu’un de ces quatre on va nous relater par le menu le moindre pet de travers, ou rot, ou le plus petit vomi analysé par le menu par des spécialistes du dégueuli impérial...
IL se rend compte en rencontrant des militaires et des officiels français, par leur silence et leur gêne qu’il ya une grande différence entre la version officielle (la France est intervenue avec Turquoise afin de sauver les Rwandais) et la triste réalité (la France a aidé et soutenu les extrémistes Hutus depuis le début dans la préparation du génocide, pendant, en leur fournissant des armes, en recevant les dirigeants génocidaire à l’Elysée et après en empêchant l’avancée du FPR avec Turquoise, expédition surarmée, et en exfiltrant les chefs génocidaires sur le territoire français)…
Pour prévenir l’effet du scandale, le ministre français des Affaires étrangères, Dominique de Villepin, monte au créneau dansLibération. Éprise de paix,la France aurait facilité les Accords d’Arusha et aurait été surprise par le génocide. Elle aurait alors déployé l’opération Turquoise pour mettre fin aux massacres et aurait ultérieurement lancé une enquête parlementaire pour analyser ses erreurs. Depuis, elle aurait tiré les leçons du drame et s’impliquerait plus efficacement. Malheureusement ce plaidoyer de défense de l’État n’est pas crédible. La présence de militaires français aux côtés des responsables du génocide avant et pendant les événements est largement documentée, comme vient de le montrer la commission d’enquête citoyenne mise en place par l’association Survie. Donc ce type ment comme il respire et cherche à minimiser et à cacher ses responsabilités, comme Juppé, comme H Védrine, comme E Balladur, comme B Debré, comme M Roussin, comme C Pasqua et bien d’autres responsables politiques et militaires. Mais les crimes de génocide sont imprescriptibles et une épée de Damoclès est suspendue au dessus de leur tête, ils ne pourront pas échapper toute leur vie à leurs juges.
Patrick de Saint-Exupéry fini son livre ainsi :
« Quand à nous, Monsieur...Oui, nous deux. Nous nous trouvons à présent contraints de couper le fil. Sèchement brutalement. Car dès lors, vous intervenez. Vous devenez un acteur. Nous voici parvenus à l’extrémité. A ce point où nous devons nous devons nous séparer. A ce moment où les masques doivent tomber. Vous avez un nom, Monsieur, vous vous appelez Dominique de Villepin. Vous avez également une fonction : ministre des affaires étrangères.
En septembre 2003, c’est en tant que tel que vous avez entonné la chanson des génocides.
Ces mots viennent de loin. Déjà, en 1998, vous avez été l’un des rares, l’un des très rares hauts diplomates concernés par le dossier, a ne pas avoir été entendu par la mission d’information parlementaire sur le Rwanda.Un télégramme, dont il est précisé qu’il est signé de votre nom, est toutefois cité dans le rapport « la lumière tue », avez vous déclaré un jour.
En 1994 au moment du génocide, vous étiez directeur de cabinet d’ Alain Juppé, ministre des affaires étrangères.
Vous vous êtes alors montré d’une discrétion exemplaire, tout en agissant activement en coulisses. En pleine opération Turquoise, vous avez même bloqué de votre popre autorité les négociateurs envoyés par Edouard Balladur et François Léotard auprès de la rébellion. Mais surtout, Monsieur le ministre...Au début des années 1990, vous étiez l’adjoint diect de Paul Dijoud au Quai d’Orsay. En 1992, vous vous êtes impliqué, personnellement dans le dossier rwandais. « Vess la fin 1992, je suis allé avec D de Villepin » m’a un jour confié un officier français de très haut rang...
Vous saviez donc tout, Monsieur le ministre des affaires étrangères.
Depuis le début«
Ce génocide, c’est aussi votre histoire. P de St Exupéry »
Le 10 juin 09, Nicolas Demorrand de Fr-Inter a reçu dans son 7-10 Dominique Galouzio de Villepin, ex directeur de cabinet d’Alain Juppé 93-95, ex secrétaire général de la présidence de la République 95-02, ex ministre des Affaires étrangères2002-04, ex ministre de l’Intérieur 2004-05, et enfin ex Premier ministre 2005-07…Mais ses grandes ambitions se sont heurtées à un certain Nicolas Sarkozy et depuis plus rien, le placard ou plutôt les emmerdes judiciaires à cause d’une certaine affaire Clearstream. Tout ça est bien joli en apparence avec en plus une propension à un certain culte de sa personne, portantbeau, écrivain (poésie, littérature, histoire) c’est sûr qu’à coté de sa majesté Sarko 1er il peut passer pour un génie et un éphèbe. Mais hélasil existe une face cachée du personnage bien moinsétincelante, le joli verni cache pas mal de turpitudes et de cynisme, avec un climax à l’époque ou il étaitdirecteur de cabinet d‘Alain Juppé alors ministre des affaires étranges, pardon étrangères…Nous sommes en 1994 au Rwanda pendant 3 mois avril, mai, juin, plus d’un million de personnes sont massacrées dans d’horribles conditions (un record en aussi peu de temps).
Or il existe destémoignages,dont celui de Patrick de Saint-Exupéry reporter au Figaro, il est un des rares journalistes à être sur place, il en fait un bouquin « L’Inavouable, La France au Rwanda »ou ilrelate sa découverte des responsabilités de militaires français dans la planification et l’exécution du génocide. Il adresse son récit à D de Villepinet le commence ainsi :
« Monsieur le ministre
Je viens de vous entendre parler des »génocides« rwandais. Ce n’est ni un hasard ni une maladresse vous le savez comme moi. En conscience, vous venez à nouveau de faire votre une logique de négation. Celle-là même qui poussa certains à vouloir qualifier de génocide les bombardements alliés de Dresde, pendant la Seconde Guerre mondiale, afin de mieux relativiser ce que fut la Schoah.
J’ai vu, Monsieur le ministre, le génocide rwandais et les massacres qui s’ensuivirent. Dans les à-côtés du crime monstrueux que fut l’extermination des Tutsis rwandais, il y eut des crimes de guerre, voire des crimes contre l’humanité commis par ceux qui, aujourd’hui au pouvoir à Kigali, défirent les tueurs. Mais de »génocides au pluriel, il n’y eut point. Si ce n’est dans vos mots, dans votre discours, dans votre désir d’esquiver ce dossier hérité d’une autre présidence mais que paraissez assumer pleinement.
Monsieur le ministre, ne faites pas mine d’ignorer le distinguo. N’essayez pas de m’expliquer que Dresde égale la Shoah. Vous savez parfaitement qu’un génocide n’est ni un massacre ni un crime contre l’humanité. C’est une extermination. Une extermination rationnnelement décidée et mise en euvre par un Etat".Lisez la suite dans le bouquin.