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« Il est vrai que l’association Survie, de laquelle vous tirez vos informations, n’est pas vraiment du même bord. »
De quel bord parlez vous ? Celui des citoyens à qui l’autre bord, celui des « élites politiques »+ les médias, raconte des fadaises afin de cacher de nombreux crimes contre l’humanité (pas seulement au Rwanda) commis depuis 1945 dans les colonies et ex-colonies (depuis 1960) françaises ?
Ce monsieur Péan autour duquel vous construisez votre papier est un journaliste des plus douteux quand à son sérieux et sa probité, car tout ce qu’il écrit à propos du génocide du Rwanda a pour but de dédouaner le gouvernement français de l’époque de ses responsabilités pourtant écrasantes. Ses bouquins sur le sujet (contrairement à ses déclarations) accréditent la thèse chère à tout les négationnistes (les génocidaires eux même utilise cette thèse en disant qu’ils n’ont fait que se défendre) celle du double génocide.
Ce type, Péan, a le culot d’écrire en 2009 « les massacres succèdèrent aux massacres » à propos du mois de mai 94 défendant la théorie d’une guerre éthnique entre « sauvages » théorie du gouvernement français de l’époque cherchant à minimiser sa complicité active dans ce génocide.
De plus Péan, qui ne se prend pas pour de la merde, « je n’ai pas de thèse générale à défendre. Le seul talent que je me reconnaisse consiste à chercher et parfois à trouver des documents et/ou des témoignages susceptibles d’infléchir, voire d’infirmer des vérités officielles" n’a jamais mis les pieds au Rwanda...Il a surtout travaillé à partir de documents fournis par les réseaux militaires de l’association « France-Turquoise » anciens baroudeurs de maintes « opérations de police normalisatrices » dans de nombreux pays d’Afrique, donc sources partiales, tendancieuses autant que douteuses.
On peut donc sans hésiter une minute, pour peu que l’on s’interresse à ce sujet crucial (toute la classe politique droite et gauche est mouillée dans cette horreur) des responsabilités françaises dans ce génocide, qualifier de délire négationniste tout ce qu’écrit ce Péan qui n’est qu’un petit journaliste très médiocre (et aux ordres).
http://www.enquete-citoyenne-rwanda.org/
http://www.lanuitrwandaise.net/
http://survie.org/La-lutte-contre-l-impunite-et-la.html
http://survie.org/-Dossier-Noir-no1-Rwanda-depuis-le-.html
http://cec.rwanda.free.fr/pilotage/Communique-2009-02-04.pdf
Sébastien tu n’es qu’un pauvre type atteint de radotage aigu...
Shalit est un soldat d’une armée de criminels contre l’humanité Tsahal qui a délibérément massacré des dizaine de milliers de civils sans défense...
Salah Hamouri n’est qu’un civil n’appartenant à aucun groupuscule mais à moitié palestinien ce qui suffit aux yeux de l’état fasciste (et raciste) israélien pour être coupable d’une menace potentielle même s’il n’a rien fait...
Avec une cour militaire tu parles d’un procès en règle.
Pour l’état d’Israël pour être « coupable » il suffit d’être Palestinien, et pour conforter ce théorème on utilise bien sûr la justice militaire comme tout bon état totalitaire qui se respecte. Pour nous français le problème c’est que notre classe politique soutient cet état criminel sans réserve pour on ne sait quelle raison géostratégique bidon.
Ce qui n’est pas très étonnant quand on sait que notre gouvernement est capable d’inventer une soi-disant nébuleuse anarko-autonome (tapie dans l’ombre le couteau entre les dents et la bombe à la main) fable fabriquée de toute pièce, résurgence du vieux serpent de mer l« ennemi intérieur » (cher au généraux Bigeard et Aussaress) qui permet de maintenir arbitrairement Julien Coupat et Isabelle en prison sans la moindre preuve de culpabilité et de désigner un nouveau coupable à Chambéry.
Indymédia Grenoble :"Le 30 avril, les Pilos ont reçu une lettre d’assignation en justice de la part de la mairie de Chambéry (ville de gauche et tout le tralala). En marge de ça, dans la nuit du 30 au 1er mai ont eu lieu les évènements de Cognin, dont nous-mêmes n’avons pas pris connaissance avant le vendredi 1er au soir.
Ce qui a mené à des perquisitions, une enquête confiée à la SDAT (Sous-direction antiterroriste) de Paris, et la mise en GAV de Rafou pour 96 heures dans le cadre de tout ce même délire.
Le vendredi 8 mai, a eu lieu une manifestation sauvage dans les rues de Chambéry, en soutien aux Pilos menacés, mais surtout en soutien à Rafou. Environ 200 personnes de tous genres (artistes, jongleurEUSEs, habitantEs, amiEs, politiques, voisinEs, personnes fréquentant – ou non - les activités du lieu.....) y étaient rassemblées, malgré la pluie constamment présente durant le défilé. Celui-ci a duré près de deux heures dans les rues de la ville, sans qu’il y ait d’incidents ou d’altercations avec les forces de « l’ordre », malgré leur présence en civil ou en armure pour « défendre » la gare ou la préfecture, où ils s’étaient retranchés. Tout s’est bien passé, tout le monde est rentré à la maison, mais il y a surement beaucoup de photos qui ont été prises.
Rafou était déféré devant le juge antiterroriste cette même après-midi, au terme de ses 96 heures de GAV. Une après-midi que nous avons passée penduEs au téléphone en attente de nouvelles. Nouvelles qui se sont avérées mauvaises : dès sa sortie de séance avec le juge d’instruction (qui a duré près de 7h30), il a été entendu de nouveau, cette fois par le juge des « libertés » et de la détention. Et la Cour a décidé la détention provisoire pour Rafou. Il a été transféré à la Santé dans la nuit du vendredi 8 au samedi 9 mai. Et il devrait y rester selon nos informations au moins trois semaines, avec le traitement de « faveur » réservé aux personnes incarcérées dans le cadre de procédures antiterroristes : courrier entrant et sortant lu et vérifié, restriction minimale des visites en parloir (en termes clairs : son avocat et ses parents), interdictions diverses et variées (de bibliothèque commune, de travailler, entre autres…), pas de contacts avec le « service général », sans toutefois être en QHS non plus.
Qu’y-a-t-il dans son dossier ? Rien. Et il a un alibi, plusieurs témoins : ce soir-là, Rafou jouait aux cartes chez des amis. Ses témoins sont prêtEs à se présenter. AucunE n’a été entenduE. Se pose alors la question de savoir de quoi est-il accusé ? La justification qui a été invoquée est la « destruction de preuves ».
Quelle réflexion, quelle piste peut-on considérer pour comprendre la situation dans laquelle est Rafou ? Le jour de la perquisition des Pilos, il est le seul des 11 personnes à avoir été gardé. La question qui est à se poser n’est pas « Pourquoi lui ? ». Car n’importe lA/EquelLE d’entre nous aurait pu être à sa place. Aujourd’hui c’est lui, demain moi, puis nous, et vous.
A travers Rafou, et à travers touTEs les autres qui ont été incarcéréEs lors de procédures similaires, c’est cette illusoire cellule, ou mouvance, ou appelons-là de n’importe quel nom, « anarcho-autonome » dont on entend tant parler par les temps qui courent, qui est visée, traquée.
Est-ce un hasard si les magistrats saisis de l’affaire sont les mêmes que pour « l’affaire » de Tarnac ? Est-ce un hasard si les enquêteurs sont les mêmes ? Est-ce un hasard si Rafou a été placé à la Santé, dans le même département que Julien Coupat ? L’ensemble des genTEs fréquentant le lieu sont photografiéEs, suiviEs, écoutéEs, des dossiers sont constitués à longueur de journées. La paranoïa s’installe. Nous ne sommes plus libres nulle part. Qui peut encore croire au hasard ?
Comment ne pas voir la criminalisation de toute forme de réflexion politique contestataire et/ou alternative ?
L’État porte dans chacun de ses bras, droit et gauche, ses armes pour lutter contre une cellule invisible. Une cellule d’autant plus invisible qu’elle n’existe pas. Mais eux sont la pour la créer, cette cellule, en inventant des liens fictifs, en regroupant des éléments sans rapport, sans comprendre qu’on peut connaître ou côtoyer quelqu’unE sans savoir la moindre chose de ce qui se passe dans sa tête.
Tout sombre dans un délire conspirationniste et paranoïaque, d’où le fait qu’ils disposent de moyens quasi-illimités contre lui. Ce qui « justifie » l’absence de droits pour les personnes accusées, suspectées de « terrorisme » (mais quel crédit accorder à ce terme quand on voit que même RESF est qualifié de réseau quasi-terroriste ?). La moindre chose anodine peut pousser n’importe qui, n’importe quand, n’importe où et dans n’importe quelles circonstances, a être confrontéE à ces lois arbitraires et sans cesse durcies par le cercle vicieux de la construction de cet « ennemi intérieur ».
Une balade en vélo devient une rencontre entre suspects en vue de préparer une action terroriste. Lier des bonnes relations avec ses voisinEs devient une preuve de mauvaises intentions et de préméditation dans le cadre d’un complot (Cf. les déclarations de MAM). Il n’y a plus de présomption d’innocence. Seulement des degrés de culpabilité. Toi qui lis ces lignes, tu es complice de ça. Tu es l’ennemiE désignéE.
Toutes ces lois, ces perquisitions, ces mises en accusation, sont là pour instrumentaliser la peur médiatique qui a été créée. Élargir cette peur, et diffuser son acceptation. Peu importe l’innocence. Peu importe la destruction d’une personne par de la GAV, par de la détention, sans qu’aucun fait ne soit reproché concrètement. L’essayer, c’est l’adopter.
Le but ultime étant de créer cette mouvance anarcho-autonome fictive. Lui faire prendre forme. Ou plutôt agir en ce sens en lui tranchant la tête avant qu’elle n’existe. Et donc multiplier les arrestations, les écoutes, les filatures, les interrogatoires, les procès, les durcissements sécuritaires, les lois arbitraires, la diffusion médiatique contrôlée, la peur distillée. Lui faire prendre âme sans qu’elle n’ait corps.
Mais tout est bien évidemment fait pour notre sécurité.
Comment y croire encore ? Qui peut y croire ?
A Chambéry, un comité de soutien a été créé par les proches de Rafou, malgré la peur, malgré la tension palpable ; des concerts et autres choses vont être organisés. Aux Pilos ou ailleurs. Autant dire que des descentes de police y sont envisageables.
Ils voudraient nous faire taire en nous trainant dans la boue. Nous, nos proches et nos idées. Mais personne ne doit être oubliéE, abandonnéE. Tout ceci n’est pas un jeu. Ce n’est pas un show débile où on donne des bonbons à la fin aux perdantEs comme lot de consolation.
Tout ceci, c’est la vie telle que nous la connaissons, c’est la réalité qui nous est imposée, et en NOTRE nom. Qui mieux que Louise Michel résumerait la situation que nous vivons : « Mon drapeau sera le noir, portant le deuil de nos morts et de nos illusions » ?
Soutien à Rafou, et à touTEs les autres prisonnierEs, politiques ou non. Nous ne sommes rien, mais nous sommes là.
Collectif de soutien à Rafou (et à celleux à venir)"
Voila le témoignage de personnes directement concernées par cette affaire tiré d’indymédia Grenoble
« Vision interne de la perquisition à Chambéry et appel au soutien »
« Bon vu qu’il y a pas mal de réactions sur ce qui s’est passé sur Chambéry cette semaine, et que les seules sources disponibles sont les médias institutionnels (Le Dauphiné Libéré, dont on a eu droit à deux »jolies" premières pages, La Vie Nouvelle, etc...), on s’est dit que ce serait plus informatif de vous donner notre version (Des habitantEs des Pilots).
On ne reviendra pas sur l’explosion qui a eu lieu dans la nuit de Jeudi/Vendredi à Cognin, dans une ancienne usine de Tissu désaffectée, où une copine a laissé la vie, et un copain gravement blessé aux bras et au visage. Lui a été transféré au service des grandEs brûléEs dans un hôpital de Lyon, sous escorte policière, mais son état n’a pas encore permis de le laisser entendre par les flics.
Suite à ça, l’enquête a été très tôt confiée à la SDAT (Sous-Département Anti-Terroriste) de Paris, dans l’après-midi du vendredi.
Nous-mêmes avons appris l’explosion par la Presse le vendredi soir (dépêche AFP).
Du coup, les articles dans la presse locale parlant de jeunes proches des milieux Libertaires, on s’attendait à voir débarquer l’artillerie lourde assez vite aux Pilots, étant donné que le lieu est connu et central à Chambéry.
Donc lundi, aux environs de 16h, on a vu petit à petit se déployer un impressionnant dispositif policier autour des Pilots : 130 flics au total (Une dizaine de camions de CRS ; la SDAT (sous-département antiterroriste), des gens positionnés sur les toits, la PJ, la police scientifique déguisée en cosmonautes, des chienNEs renifleurs d’explosifs, la BAC, les gardes mobiles en armure, le tout accompagné de la police nationale locale (et du commissaire), et de la police municipale verrouillant les rues menant aux Pilots). Donc de toutes les formes et de toutes les couleurs, à peu près tout ce que l’état compte comme forces de répression, réunies à Chambéry pour nos beaux yeux.
Il ne manquait plus que des chars et hélicos (on en a entendu un, mais l’hôpital est pas loin)...
Ils ont donc fouillé tout le bâtiment avec unE chienNE renifleurEUSE d’explosif. Mais les pauvres ont été un peu décontenancés de voir que le bâtiment était si grand. D’autant plus qu’ils ignoraient combien de personnes vivent là, ainsi que combien étaient effectivement présentes sur le moment. Ils ont du fouiller plus de 36 pièces, et nous ont même demandé un récipient avec de l’eau pour le/LA ChienNE (Alec !) qui ne voulait plus continuer son travail, trop fatiguéE ! Au final, ils n’ont « rien trouvé de suspect », d’après le procès-verbal.
Ils ont donc embarqué les 11 personnes qui se trouvaient dans les lieux au comico central pour interrogatoire, et relevé l’identité de quelques personnes présentes parmi la foule qui n’a pas manquée d’être alertée par le dispositif mis en place.
Suite à ça, ils ont relâché tout le monde assez rapidement, sauf un copain, qui reste en garde à vue pour 96h dans un premier temps, dans le cadre des nouvelles dispositions anti-terroristes.
Le dossier le charge d’« association de malfaiteurs en vue d’action terroriste » ou quelque chose comme ça.
Il est en GAV depuis lundi 16h, et sortira donc (ou pas) le vendredi 08 a 16h. D’après ce qu’on en sait, il est toujours à l’hôtel de police de Chambéry. Il pourra voir son avocat jeudi à 16h (au bout de 72 heures donc, il en est actuellement à 49 au moment où nous écrivons), on devrait en savoir plus à ce moment là.
Dans la foulée, deux autres squats chambériens ont été perquisitionnés, ce qui a conduit à l’interrogatoire d’autres copainNes.
Du coup, il y a de grandes chances que cette affaire soit instrumentalisée par l’état pour avancer dans la construction de « l’ennemi intérieur », nouvelle « cellule anarcho-autonome », nouvelle mode et psychose en vogue. Ce qui va conduire à l’installation de nouvelles mesures sécuritaires, d’autant plus dans le cadre des élections Européennes qui approchent, faire peur à la population, pour les amener à voter et accomplir leurs « devoirs de citoyenNEs ».
Pour l’instant l’affaire n’a pas été trop reprise au niveau national (malgré des petits détours par FR2,3 et LCI), mais il faut s’attendre à une conférence de Presse de MAM sous peu.
Pour nous non plus, l’affaire n’est pas finie, on s’attend à de prochaines GAV, on ne sait pas exactement ce qu’ils cherchent, ni jusqu’où ils sont prêts à aller. On sait que pour l’instant ils recherchent une « troisième personne », qui aurait été sur les lieux ce soir là à Cognin.
Une manif de soutien aux Pilos et au copain en GAV étant prévue pour le vendredi 8 mai à 14 heures, on peut déjà s’attendre à un bon dispositif policier d’encadrement à ce moment-là : ils seraient en effet « déjà sur les dents ».
Les HabitantEs des Pilos"
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