L’EI n’est pas fondamentalement pire que les autres acteurs régionaux, ils ont juste commis l’erreur de se vanter de l’assassinat de leurs otages en les diffusant sur le Net, tandis que la junte théocratique iranienne pend les opposants, les militants des droits de l’homme, les Kurdes, au faîte des grues, et ordonne la lapidation des femmes jugées infidèles par des tribunaux expéditifs, justifiant leur sentence, par le saint coran.
Mais en « République » Islamique on prend soin d’interdire de filmer les mises à mort, sous peine d’en faire partie, ce qui limite le courroux indigné de la « communauté internationale ».
La « République » Islamique est autrement plus menaçante pour la région et le monde que l’Etat Islamique. Le premier dispose de missiles balistiques, le second, de mitrailleuses montées sur des pickups. Le premier possèdera bientôt la bombe atomique et Téhéran entretient des millions de soldats et d’auxiliaires, contre trente mille miliciens à DAESH.
Cet article est imprégné du relativisme moral qui imprègne l’atmosphère en France : l’agresseur et l’agressé sont placés sur un plan d’équivalence.
Et quand on place l’agresseur et l’agressé sur un plan d’équivalence, on collabore avec la main de l’agresseur contre l’agressé.
L’Europe est enlisée dans un relativisme moral, où bourreau et victime sont placés à la même enseigne, et où celui qui porte un uniforme a nécessairement tort, où celui qui prend la posture de l’opprimé est presque obligatoirement du côté de la justice, et celui qui défend des idées totalitaires, dites « de gauche », a presque obligatoirement raison face à celui qui incarne la démocratie occidentale.