Les rapatriés d’ Afrique du Nord étaient pour la plupart déjà français. J’ajoute que la majorité des étrangers européens arrivant en France avaient la volonté de s’intégrer. Un de mes amis d’ex-Yougoslavie, arrivé en 1954, a galéré sans se plaindre. II a dormi sur les bancs publics à Paris, a connu l’exploitation, les petits boulots et la précarité. Il n’en veut pas pour autant à la France ou à son peuple. Lorsqu’il se présentait à l’embauche, on lui disait souvent : « aucun Français ne s’est présenté, donc on te prend, sinon on lui aurait donné la préférence ». Cet homme pense encore aujourd’hui : « c’était NORMAL ». Cet homme dont le père est mort dans un camp nazi est donc, selon les critères de certains crétins, un « facho ».
Et de plus, comment peut on justifier que parce que certains d’entre eux auraient reçu des petits plombs, de grands costauds courageux s’attaquent à coup de barres de fer à des mères de famille qui passaient par là avec leurs enfants ?
Chat, ceux de Marseille avait reçu un coup de fil de leurs chefs : restez chez vous ! Des travailleurs en centre-ville ont du rentrer chez eux à pied. J’en connais qui ont fait 20 kms. Ca n’empêche pas nos vaillants élus de tous bords de répéter : tout s’est très bien passé