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masuyer

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Citoyen ordinaire, entrepreneur de travaux forestiers en Franche-Comté, fermement ancré à gauche (la vraie !), sympathisant du Parti Communiste Français, tout en étant tenté par les courants de pensée libertaires, je n’arrive pas à me persuader que le capitalisme protéiforme soit l’avenir de l’Homme. Mais c’est pas grave (un peu quand même).


Tableau de bord

  • Premier article le 16/04/2007
  • Modérateur depuis le 21/06/2007
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • masuyer masuyer 13 juillet 2007 15:32

    « Je crois savoir que mon opinion est très largement répandue et même majoritaire. Il va falloir faire avec aussi. »

    Oui Cabu en dessine toutes les semaines dans le Canard Enchainé smiley

    « Je souhaite que toute l’intellocratie de gauche »

    vous proposez quoi à la place la bêtisecrassocratie de droite. smiley

    Au fait, à propos de Joxe, faudra qu’il m’explique ce que c’est un français de souche, mais vous avez l’air de comprendre vous pourrez peut-être m’expliquer.



  • masuyer masuyer 13 juillet 2007 09:01

    Je n’avais pas vu cet article, l’erreur est réparée.

    Les quartiers populaires ont été abandonné par l’Etat. Des villes sans commerces ou presque, quasiment plus aucun services publiques. Je ne suis pas fan du PS, mais il faut écouter Claude Dillain (un de ceux qui font honneur à ce parti) parler de Clichy-sous-Bois. 2heures pour se rendre à Paris avec les transports en commun, pour 15 km.

    Bulgroz se dévoile un peu plus, on t’a reconnu Patrick D. smiley

    http://www.liberation.fr/actualite/monde/266854.FR.php?rss=true

    Tu devrais lire ça Pat, je ne le commente pas par avance, je te laisse tirer des conclusions tout seul.



  • masuyer masuyer 12 juillet 2007 23:55

    Romain,

    je me rappelle de mon enfance et de bagarres quasi quotidiennes dans les cours d’école. Je me rappelle de bals finissant systématiquement en bagarres et pas seulement avec les poings.

    Le racket existait déjà il y a 20 ans quand je suis rentré en sixième.

    J’ai travaillé quelques années dans un quartier dit sensible. Et ce que j’y ai vu m’a plus rappelé ce que pouvaient être les campagnes d’autrefois que ces reportages racoleurs à la Charles Villeneuve.

    Je suis tout à fait intéressé pour poursuivre cette conversation, je vous communique donc mon mail [email protected].

    Je viens de relire « la Guerre des Boutons » et de revoir le film, et j’ai l’impression que les enfants n’étaient pas beaucoup plus tendres.



  • masuyer masuyer 12 juillet 2007 21:38

    Romain,

    je dois être optimiste mais j’ai pas l’impression que c’était mieux avant, je ne me sens pas moins en sécurité qu’il y a 20 ans (30, ça va être dur). Il y a, à mon avis,un problème de ressenti, nous supportons de moins en moins l’accident, la mort. Quand j’étais gamin, les routes étaient déjà aussi dangereuses (voire plus) qu’aujourd’hui. Pourtant nos parents nous laissaient nous balader en vélo. Quand je vois mes amis de l’époque aujourd’hui adultes et parents, je m’aperçois que ce n’est plus le cas. Pourquoi ? je n’ai pas la réponse, mais cette évolution m’inquiète.

    Pour ce qui est de l’augmentation de la criminalité, il est important de réfléchir. En 1960, 687 766 crimes et délits constatés par les forces de l’ordre. Depuis 10 ans on oscille entre 3,5 et 4 millions, donc une multiplication par 6. Inquiétant balancé comme ça.

    - Dans le même temps la population est passée de 45 à plus de 60 millions.

    - 60% de ces crimes et délits sont des vols, dont 95% sans violence. Cette catégorie est en diminution, sur les 20 dernières années.

    - Les homicides et tentatives d’homicides restent très faibles, environ 2600 en 2002 soit un taux de 1 pour 25 000 personnes ! Sur 25 ans, on constate une stagnation.

    - Les coups, blessures et agressions representent près de 7% de l’ensemble de la délinquance. Mais la moitié des agressions ne sont que verbales, un quart sans conséquences physiques, et seule une agression sur vingt nécessite un examen médical. Les gens portent en fait plainte pour des faits beaucoup moins graves qu’avant.

    - Les violences familiales, les harcelements, les agressions sexuelles et les viols représentent 2% du chiffre total. Ils sont en hausse constante depuis plusieurs années. Mais attention, cela ne signifie pas qu’il y a plus de viols et violences familiales, mais que les victimes sont de mieux en mieux accompagnées, les féministes y ont joué un rôle important, et osent désormais sortir du silence.

    - Les infractions à la legislation sur les stupéfiants représentent 2,6% des crimes et délits. Ce chiffre a augmenté en flèche depuis 30 ans (multiplié par 35). Les 3/4 des infractions ne sont que de simples usages de cannabis. Les chiffres de la police stigmatisent les jeunes, les pauvres et les immigrés alors que plusieurs études socilogiques ont montré que la répartition des usagers est indépendante du milieu social.

    - Les chiffres concernant les infractions à l’ordre public (dégradations et outrages) sont également en augmentation depuis plusieurs années, principalement dans les quartiers pauvres. Cela traduit plus un comportement sans cesse médiatisé (par exemple les feux de voitures lors de la Saint-Sylvestre) ainsi que celui des policiers vis à vis des populations défavorisés.

    - Les infractions constatées à la législation concernant l’immigration a, elle aussi, monté en flèche : de 6 000 en 1980, elle est désormais de plus de 50 000. Pourtant l’immigration n’a pas tellement évolué depuis, ce qui n’est pas le cas du ciblage policier !

    En général, la violence diminue (moins de vols violents, moins d’agressions physiques), ce qui augmente ce n’est pas la délinquance en elle-même, mais le nombre de faits constatés.

    On parle aussi souvent des violences scolaires. Mais qu’en est-il ? Sur les 240 000 faits recensés par trimeste par l’éducation nationale seuls 2,6% sont graves. Parmis eux 70% sont de simples violences verbales. Soit moins de 1000 agressions physiques par an. Les victimes de celles-ci (allant des coups et blessures à la simple bousculade) sont pour 86% des élèves. Seuls 40 fonctionnaires sont agressés par an sur les 500 000 employés de l’éducation nationale. C’est donc un fait très rare, mais l’impact médiatique potentielle est très important car, outre le fait que ce soit un sujet sensible, cela représente en moyenne un acte par semaine.

    La montée de la précarité liée à une moins grande tolérance à la violence font le reste.

    Il ne s’agit pas de nier l’insécurité, mais de la relativiser. Combien d’entre nous tremblent à l’idée de prendre leur voiture ? et combien d’entre nous craignent pour leur intégrité physique quand ils prennent le métro ou se promènent dans la rue, par exemple ? et pourtant dans lequel de ces deux cas coure-t-on le plus de risques ?

    Cordialement



  • masuyer masuyer 12 juillet 2007 19:57

    Alors promis Bulgroz je ne serais plus jamais méchant avec le petit nicolas, mais c’est juste pour vous faire plaisir.

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