En fait votre interrogation, simple test de curiosité musicale, n’a aucun intérêt pour l’IA, elle n’est pas faite pour répondre et gagner à un jeu télé ou la radio.
La destination réelle est l’aide au travail salarié intellectuel : finance, compta, gestion, droit mais aussi ingénierie, technique etc !
Elle est utilisée comme une aide permettant soit de faire le point sur des textes existants, les règlements, les normes techniques, les travaux déjà réalisés sur la question, etc..
A partir de ce travail préparatoire, la personne fait le point entre ses connaissances et les apports de l’IA et va pouvoir avancer plus vite dans son travail.
Les 1ers impactés sont les salariés à faible qualification, employés sur des taches relativement simples et/ou répétitives, mais soyez sur que les gains en compétences seront rapides et la montée en gamme sera dévastatrice !
Il ne faut pas nier l’intérêt de l’IA mais plutôt se poser la question quand et comment elle impactera mes activités surtout si je suis dans le tertiaire genre travail à la sécu ou en centre d’appel voire même chauffeur routier :
les chinois testent l’IA associé à la robotique sur des convois de dizaines de camions articulés autonomes simplement avec un ou 2 chauffeurs en serre-file. La chauffeur taxi commence à disparaître dans les grandes villes chinoises..
Demain il n’y aura plus personne sur les chaînes des constructeurs automobiles... les ouvriers, les techniciens deviendront quoi
Les routes maritimes ou autres ne se bâtissent pas en une fois, les recherches montrent que le plus souvent, préexiste un flux si tenu soit-il.
Une route est comme une chaîne, elle vaut ce que vaut le maillon le plus faible, en l’occurrence le goulot d’étranglement le plus restreignant.
Ensuite, toute une succession de goulots sauteront les uns après les autres, permettant d’augmenter le flux. C’est à cette montée qu’on assiste actuellement pour la route du nord.
Les brises-glaces deviendront plus puissants, les chenaux seront dragués, de nouveaux navires classe Arctique seront conçus et les cargaisons augmenteront années après années..
Plusieurs phénomènes concourent à l’accélération :
- le réchauffement climatique qui accroît le nb de jours de navigation possible
- le ralentissement de la demande chinoise pour le pétrole, avec l’augmentation de la production elec (hydro, photovoltaïque et éolien).
- le choix du gaz russe transitant par les gazoducs terrestres
- la puissance croissante de la flotte de guerre chinoise permettant de garantir la navigation.
Je conserve certains pour différentes raisons :
- ouvrages reconnus comme importants,
- coup de cœur perso,
- bouquins associés à mes moments importants,
- quelques dédicaces (James Ellroy !),
- livres sur les régions d’origine ou parcourues et que j’aime, ou des écrivains régionaux.. (je suis alti-ligérien)
Si je devais garder tout ce que j’ai possédé, je devrais doubler à minima le rayonnage.
Maintenant l’idée c’est : un qui entre, un qui sort, et toujours sans regret, éventuellement racheté par Gibert Occasions, sinon c’est la boite à livres
Le livre est un objet jetable depuis les éditions de poche au milieu des années 50.. c’était même la contrepartie du prix cassé d’alors.
Jetable car pas durable, on en trouve toujours quelques exemplaires mais l’immense majorité a disparu : papier de mauvaise qualité, couverture fragile, collage défaillant, pages volantes, traduction dépassée, impression défaillante et des coquilles un peu partout..
Si vous voulez des livres durables, investissez dans les Pléiades :
j’ai des éditions des années 50/60, ils sont toujours nickels, le choix doit se faire en amont simplement au lieu d’acquérir plusieurs poches d’un même auteur (renommé, forcément), faire le choix de l’édition en Pléiade qui contient plusieurs œuvres avec une belle introduction et des notes éclairantes.
Au final cela revient un peu plus cher.. facile à vérifier même sans calcul !!
Petit Calcul : j’ai acheté un livre voici 50 ans, je l’ai lu en 1 semaine !!
Depuis il trône dans ma biblio..
Durée de conservation : 52 semaines x 50 ans = 2600 semaines
Taux d’utilisation : 1/2600 soit approxi : 0,036% du temps !
Ok, c’est un cas extrême !
mais, j’ai bcp de livres entre 5/20 ans, lus en 1 semaine à 1 mois, concernant les romans on va peut espérer une relecture, on arrive à des taux d’utilisation de 0,5 à 2%.
Pour les ouvrages historiques, ecos, socios, géos etc.. c’est un peu plus élevé.. idem pour les Pléiades dans lesquels je me replonge souvent.
Tout ça pour dire que l’achat d’un roman neuf (type polar) est une mauvaise idée, car c’est :
- une œuvre le plus souvent « dispensable », sans originalité réelle, médiocrement écrite,
- un encombrant qui prend la poussière,
- un mauvais placement financier,
- un objet mort,
- UN NON SENS ECOLOGIQUE : papier blanchi chimiquement, énergie, recyclage
Faites le parallèle avec un film, vous allez le voir au ciné, en streaming, vous le louez à la médiathèque, vous ne le gardez pas sauf exception (surtout avant)
La vraie question est que faire de l’objet livre, à l’heure de la lecture sur tablette ??
Perso, je pense que la boite à livres permet :
- d’augmenter la rotation et le nb de lectures de chaque livre,
- de faire des découvertes en satisfaisant des envies de lecture d’ouvrages que l’on aurait pas acquis,
- de faire plaisir (à bon compte !!) à des amis amateurs d’un genre que l’on ne prise pas forcement,
- d’alimenter les circuits de seconde main : bouquinistes classiques, revendeurs sur le net, car il n’est pas rare de voir des gens emportant de gros sacs, certains envoient les ouvrages en Afrique ou le livre reste cher, ils sont d’ailleurs souvent impatients voire un peu rugueux !
- de dégager de la place dans notre propre biblio, perso je m’astreint à équilibrer les entrées et sorties car je n’ai quasi plus de place ! je n’ai d’ailleurs jamais regretté d’avoir déposé un livre de ma biblio,
- de donner une fin à beaucoup d’entre-eux : la poubelle de recyclage est à proxi de ma boite à livres et elle déborde
- de vieux dicos,
- d’encyclopédies fameuses,
- d’ouvrages scolaires obsolètes,
- de sélection du livres,
- de france-loisir,
- de revues dépenaillées,
certaines personnes s’apitoient devant les encyclos.. mais ne veulent surtout pas les reprendre..
Quant aux librairies, je déplore leur fermeture, mais j’observe que les bonnes se maintiennent en se renouvelant car elles apportent autre chose à l’acte marchand.