maintenant ,alors que nous allons peut être redécouvrir la sobriété et le sens de l’économie ,(crise oblige )...il faudrait peut être que l’on pense à renouer avec l’excellence qu’a eu notre artisanat ainsi que nos productions nationales ...
combien d’ateliers fermés ,de savoir faire oubliés ou presque des jeunes générations ,et ces savoir faire ,encore en mémoire chez les anciens ! mais jusqu’à quand ?
et ceci dans tous les corps de métiers !
rendez vous compte que déjà lorsque je dirigeais ma petite entreprise de bâtiment ,mis à par quelques vieux compagnons ,souvent Italiens ou Espagnols naturalisés Français ,j’ai dû faire venir des menuisiers Capverdiens ,des peintres façadiers Egyptiens ( et oui ! ) des plâtriers Polonais ,et des maçons Marocains !
et je signale aux mauvaises langues qu’ils étaient parfaitement en règle ,avec bulletins de salaire et sécurité sociale ,payés au tarif région parisienne ,conformément au niveau requis pour la qualification !
mais enfin voilà ,il n’y avait pas de travailleurs Français qui voulaient se salir les mains ,ou alors si peu !
alors j’espère que l’on va au moins faire redécouvrir l’amour du travail bien fait ,pour ne plus voir comme l’a écrit l’un de vous ,des couteaux en fer blanc ,et des fringues de carnaval ,qui baillent dès la premiére lessive ,mais enfin des chose de qualité ,faites pour durer ,ceci à un prix honnête autant pour le client que pour le fabricant !
je voulais juste dire ...
en passant par Champlan ( à côté de Palaiseau )en région parisienne ,il m’arrive de passer devant une belle maison que nous avions construite alors que j’étais encore compagnon ,avec mes collègues dans les années 60 ,elle est toujours là ,aussi solide ,en pierre de taille ,et je me dis chaque fois qu’il m’arrive de passer devant " merde qu’est ce qu’on bossait bien avant ! "
ha ,les clopes ( je ne fumais pas ) c’était dans les 50 centimes ,avant on disait 50 francs ! .....un demi de bibine ,dans ces prix là aussi à peu près ,......le loyer ,j’en sais rien,j’étais logé chez mes tuteurs ,et je laissais la moitié de ma paye pour la pension ...soit 250 francs ....
comme je me faisais des pourboire en livraison ,j’arrivais à doubler ma paye ,c’était ça de gagné en plus !
une baraque ? alors là ,en 57 ......,dans les 5 millions de l’époque ,soit 50000 francs ou plus suivant la taille ,mais là ,je dis ça à l’estime ......
quand à faire un article ,là ,je n’en ai pas le talent , et je ne sais pas construire ni mes phrases ,ni un texte !
en quelques années ,je parle pour les plus anciens dont je fais hélas partie .....
nous qui à la sortie de la guerre avons connu l’époque où il n’y avait rien ,ni à bouffer ,ni loisirs ( si,on lisait plus que maintenant ! ) à part un poste de TSF ,vous savez ce bidule à lampe qui faisait " bbbzzzzouiiiiiitttttt" quand on cherchait la bonne longueur d’onde ! on s’emmerdait ,mais comme on y était habitués ,ça ne nous génait pas !
et puis au fur et à mesure que les années passaient ,en même que les tickets de rationnement disparaissaient ,on commençait enfin ,à ne plus avoir la dalle ,trouver un peu de tout ,même pour les parents pouvoir acheter enfin une bagnole populaire et découvrir la liberté !
puis sont apparus en même temps que les tourne disques ,les mobylettes et scooters ,et le rock pour les jeunes ,et puis un peu plus de sortie ,le cinoche ,le bar ,les ballades avec les copines ,et puis comme on bossait de bonne heure ,on avait du pognon à dépenser ....la place de cinéma valait 100 francs de l’époque soit 1 franc nouveau ,et au balcon ,1f ,50 !
c’est vrai que les salaires pour un jeune n’étaient pas mirobolants mais on pouvait vivre ! en 1957 j’avais 15 ans ,j’étais payé 500 francs par mois ,nourri midi et soir ......pour 12 heures par jour quand même ......Dimanche matin inclus !
puis l’armée ,je m’étais engagé ,( l’Algérie comme tout le monde ..)et devenu Sous Off ,logé à l’oeil ,et le mess n’était pas cher ,finalement ,là je gagnais bien ma croûte !....
ensuite ,sorti de l’armée au début des année 60 ,alors là le plein boulot partout ,je ne sais même pas si il y avait des chômeurs ,ou alors ,très peu !
là, tout le monde découvrait ,et la voiture ,même deux et plus ( j’en ai eu jusqu’à trois à la fois )les boites de nuit ,et les vacances ,et les salaires corrects pour ceux qui avaient envie de bosser ,et l’accès au progrès ,on découvait la télé pour tous ,le téléphone à domicile ,la machine à laver ,le frigo,le hlm et le formica et la salle de bains pour l’ouvrier et l’employé ! l’acenseur et le parking ,tout quoi ! le rêve de toute une vie pour les vieux d’alors et les parents !
et puis les années 70 ,le nirvana ou presque ,des salaire confortables pour ceux qui se défonçaient au boulot ,la baise aussi ,la pilule était en vente libre ,les discothèques ,le confort de plus en plus présent chez les gens !
et puis la suite que Dugué nous a écrit !
et puis après ces trente glorieuse ,suivies des combien de piteuses ?
ça ,l’histoire nous le dira ! en tout cas ,nous on est blindés !