Le discours de Marseille n’a rien a voir avec le score du FdG. D’abord, il ne faut pas oublier que le FdG a multiplié par 2 durant cette élection le nombre de ses électeurs et quasiment multiplié par 4 son audiance depuis 2008. C’est le parti qui a enregistré la plus forte poussée durant cette élection (+ 6 points).
Ensuite, les sondages montrent clairement que le dévissage a eu lieu fin mars / début avril, c’est à dire avant le discours dont vous parlez.
Les raisons sont à chercher dans l’appel au vote utile du PS et « torrents de boue et d’insultes » déversés par les médias de droite et de gauche depuis début mars à l’encontre de Mélenchon et du programme du FdG.
« Il y a eu l’internationale Communiste, avec ses famines et ravages dans les esprits et les ames.dont l’enfant supreme le nazisme se voulait le remplacant, le stade ultime. ... »
Ce que vous dites est totalement faux,
Ce n’est pas parce que le national-socialisme s’appelle ainsi qu’il est lié à l’internationale communiste. C’est au contraire la réaction de la droite la plus conservatrice et réactionnaire face à la démocratie, au parlementarisme et à l’aspiration humaniste de liberté des peuples qui se sont manifestés à la fois sous la forme du capitalisme d’un côté et du communisme de l’autre.
Le capitalisme, c’est la doctrine qui définit que l’homme ne peut aspirer au bonheur que par sa liberté d’entreprendre. Sa réussite humaine correspond donc à son élévation sociale et repose sur ses valeurs individuelles. S’il y a des inégalités c’est à l’individu seul de les gommer. Le communisme, c’est l’aspiration au bonheur par le partage, le collectivisme. L’individu seul ne peut rien, sa réussite passe par la mise en commun des moyens pour le plus grand nombre. S’il y a des inégalités, elles doivent être supprimées par le partage.
Le national socialisme et le fascisme partent du constat que les inégalités sont nécessaires au bon fonctionnement de la société et que l’individu doit s’y soumettre, y compris par la force. Seul l’Etat sait ce que doit être le bonheur des gens et est en mesure d’y répondre.
Vous continuez votre vision comparative en affirmant que le programme du Front de Gauche c’est du copié / collé de celui du PC de 1965, ou encore à celui de Lénine ou des idées de Marx (qui au passage était mort depuis belle lurette en 1927) Il n’était donc plus là pour contredire Lénine sur le sujet.
Ainsi sans jamais rien démontrer vous utilisez les poncifs les plus éulés pour imposer votre idéologie. Vous comparez des choses qui n’ont pas de sens puisque les pays, les personnes, les époques, les discours, les idées et mêmes les électeurs potentiels sont différents.
Où se trouve le SMIC à 1700€ dans le programme du PCF de 1965 ? Où se trouve la planification écologique dans le discours de Lénine en 1927 ? Où se trouve le traité de Lisbonne ...
Vous parlez des jeunes, or si vous faites référence au sondage paru à ce sujet, il a été démontré qu’il ne reflétait en rien l’attitude et les idées de cette frange de l’électorat, l’échantillon était faussé.
Et en ce qui concerne le vote des jeunes pour MLP, tous les sondages et études faits sur le sujet montrent clairement qu’il s’agit non pas d’un votre d’adhésion mais de rejet du système et su sarkosysme et qui trouve en grande partie son fondement dans des raisons sociales, en particulier le chômage et la peur du lendemain, les difficultés bancaires et l’exaspération face à l’opulence des plus riches.
Bref vous faites du révisionnisme pur jus
En ce qui concerne le programme de Marine le Pen vous affirmez une nouvelle fois votre intention de réécrire les faits en affirmant qu’il n’a rien à voir avec celui de son père.
Ce qui est un mensonge des plus éhonté puisque 80% de son programme se retrouve dans celui de son père en 2002 et 2007 et c’est très facile de le vérifier.
Vous avez tout à fait raison, le fascisme est l’orientation prise par la droite la plus réactionnaire et conservatrice pour répondre à l’aspiration de liberté et d’égalité que les peuples ont eu. Cette aspiration humaniste s’est manifestée sous la forme du développement de l’idéologie communiste, mais aussi capitaliste. L’émergence et la montée du fascisme se sont produits lors des crises de l’après première guerre mondiale, puisque le fascisme s’appuie sur le nationalisme.
Le fascisme repose sur l’idéologie suivante : Tous les individus ne sont pas égaux. Le pouvoir ne peut être fort qu’en s’exerçant sur les individus et par le rejet des autres, en utilisant le recours à la violence si nécessaire.
Bref de l’anti humanisme. L’Etat et ses représentants sont tout, et les individus ne peuvent qu’aspirer à une chose, la soumission au régime pour parvenir au bonheur.
Vous faites un comptage des voix et des reports, mais tout ceci n’est que supposition. Le report de voix ne se limite pas à un calcul comptable, voire mécanique. En ce sens, je suis d’accord (seulement sur ce point) avec la tortue. regardez l’article d’Asselineau au sujet de Marine Le Pen et du score de son père et de Megret en 2002 pour vous en convaincre. http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/apres-les-faux-sondages-la-fausse-115377
Il y a un phénomène de rejet de Sarkosy, de sa politique, de ses revirements, du bling bling, etc. Parce que les gens souffrent, doutent, ont peur de l’avenir. POINT.
Vous ne tenez pas compte des programmes des candidats, de l’image personnelle qu’ils ont donné, du rôle des médias aussi. Enfin vous comparez deux scrutins présidentiels et vous oubliez non seulement celui de 2002 et aussi le résultat de toutes les autres élections.
Vous oubliez également de prendre en compte le positionnement de certains candidats ou des partis qu’ils représentent lors des signatures des différents traités européens ou lors des débats devant les assemblées. Ce que vous signale également yalfeuaulac
Je doute fort que les quelques voix de Schivardi par exemple soient allés sur Le Pen ou Sarkosy. Idem pour Nihous. Mais c’est mon opinion
Bref si vous voulez éviter de tomber dans la discussion de coin de table de bistrot, il manque beaucoup de choses à votre analyse pour en tirer une conclusion.
Mélenchon a commené à dévisser fin mars début avril dans les sondages, c’est à dire bien avant le discours de Marseille. En revanche les éditos de Barbier, Joffrin, Daniel et les porte- flingues du PS étaient déjà passer par là.
Si vous le croisez en vacances, le père Barbier, vous ferrez œuvre de salubrité publique en lui refaisant le portrait, voici le portrait qu’il a dressé de Mélenchon :"« nourri aux fromages de tous les mandats et au gâteau du carriérisme politicard…Un meunier déguisé en Don Quichotte…(qui) se vautre dans l’invective et dans l’injure. Même s’il aboie sans jamais mordre, car sa prudence reste plus fort que son courage, il est impardonnable et ridicule quand il s’affuble d’un masque de pitbull ».