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Moristovari

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« Traverser un désert, c’est pas grand chose. Ce qui est terrible, c’est naître dedans, c’est grandir dans un désert. » - Deleuze

Tableau de bord

  • Premier article le 03/06/2009
  • Modérateur depuis le 23/09/2009
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Derniers commentaires



  • Moristovari Moristovari 31 mai 2009 13:55

    Nietzsche, ce philosophe à la mode - où peut-être déjà passé de mode, allez savoir - eut ce mot assez magnifique : « La résolution chrétienne de considérer le monde comme laid et mauvais a rendu le monde laid et mauvais ». Un cas particulier mais une idée générale qui a d’étroit rapport avec le fameux effet placebo : l’esprit possède un pouvoir de persuasion qui déborde souvent inconsciemment sur le réel. Cinéphiles morbides, au lieu de contribuer à la morosité ambiante en y ajoutant la votre, ne pourriez vous pas avoir pour le cinéma laid et mauvais une juste reconnaissance : l’ignorance ?

    N’oublions pas qu’il y eut des cinéphiles pour décrier le cinéma sonore, la couleur, la nouvelle vague, les séries B et Z, les effets spéciaux et même la cinéphilie en propre. Au final toutes ces contestations furent vaines et seuls les apports constructifs changèrent les choses : sans les efforts laudatif des jeunes turcs et le Hitchbook de Truffaut, le « maître du suspense » serait peut-être resté un simple « parfait technicien olivoudien ».



  • Moristovari Moristovari 31 mai 2009 13:13

    Bonne littérature, instructive, aussi courante que nécessaire en cette époque, aussi nécessaire qu’inutile en l’absence de solution proposé. Et oui, la critique est facile comme l’art est difficile.



  • Moristovari Moristovari 30 mai 2009 23:05

    Article sur les rouages de la publicité avec ce petit coté non-avouable de publicité personnelle qui en fait tout le charme. Quand au fond de l’article, retenons juste que sous le vocabulaire fort spécialisé, une seule idée fondamentale : l’endoctrinement des masses. Aujourd’hui on appelle ça « marketing » ; Goebbels aurait adoré.



  • Moristovari Moristovari 30 mai 2009 15:11

    Il est très facile aujourd’hui de faire l’amalgame entre l’argent et le mal. Si JC Allard, que je soutien, pense le contraire, ce n’est sûrement pas par optimisme ou naïveté.

    Si j’ai bonne mémoire du (très bon et pédagogique) documentaire Money as debt de Paul Grignon, ce qui a tué l’économie c’est l’usure et l’argent-dette. A l’origine, dans les sociétés primitives telle la grèce antique, l’usure était punie de mort car l’argent était considéré comme un outil et comme non un moyen d’enrichissement ; aujourd’hui rare sont les hommes et femmes à n’avoir pas de crédit auprès d’une banque - le doux nom moderne de l’usure. Aussi, à l’origine les banquiers prêtaient l’argent-or qu’ils possédaient dans leur coffre ; aujourd’hui ils prêtent essentiellement de l’argent qu’ils ne possèdent pas, de l’argent-dette - tout est basé sur la confiance de notre remboursement.

    L’argent en tant qu’outil me paraît donc bien adapté, à la base la monnaie fut créé pour simplifier le troc. Mais plus tard il y eut un problème humain : autant pour s’enrichir plus vite que pour permettre de folles dépenses (guerres...), les banquiers ont pratiquées l’usure puis ont inventés l’argent-dette.

    Sans cet argent-dette, notre civilisation moderne occidentale n’existerait pas. Nous n’aurions pas eu une croissance économique aussi rapide, permettant les formidables réalisations des deux derniers siècles. Mais un jour la dette nous rattrape, la confiance disparaît, et c’est la crise.



  • Moristovari Moristovari 30 mai 2009 13:49

    Comme tout outil, l’argent dépend de celui qui s’en sert. Donnez une scie à un fou et il pourra en faire une arme ; donnez le à charpentier et il pourra bâtir une maison. L’outil en lui-même ne pose donc aucun problème. Comme souvent, le problème est humain.

    Aujourd’hui, l’argent est entre de mauvaises mains. Comment faire pour les leur retirer ? Comment faire pour être sûr de les mettre en de bonnes ?

    Grandes questions, peine profonde ; priez pour le pauvre Gaspard.

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