Bien sûr, c’est une affaire de motoristes, d’ingénieurs, d’urbanistes, d’architectes, de spécialistes. Pas une affaire d’ordre public et de police.
La science a fait des progrès considérables et nous avons à notre disposition une palette de possibilités formidables... que nous snobons.
Il n’y a pas de volonté politique de changer cette situation car cela implique d’abord de changer de société : certaines villes opèrent de la gentrification (sélection de la population) par fermeture à toute circulation (la circulation n’étant bien sûr que le prétexte à la discrimination qui renvoie les indésirables dans d’autres contrées). Une véritable politique de l’entre-soi que les écolos, en particulier, préconisent. C’est main-basse sur la ville.
Le règlement du problème de la pollution passe donc déjà par la place que le politique veut réellement donner à l’homme dans la ville et plus précisément par celui de la mixité de sa population.
Est-il normal que plus de 30 % de la population française soit confinée dans la seule région parisienne ? C’est pas un lieu de vie, c’est un bagne.
Si l’on veut vraiment changer les choses, c’est par là qu’il faut commencer.
Sinon, voir plus loin que le bout de son nez, sans se faire violence, en levant simplement le nez du guidon, c’est bien aussi : l’intérêt collectif ne peut passer par la casse de l’individu.
Changer de modes d’énergies, repenser nos véhicules de transport, repenser notre organisation du travail, repenser l’habitat, repenser la ville et la répartition des populations et des bassins d’emplois : ce n’est pas la fin du monde.
C’est justement parce que je sais que j’agis en vous disant : Stop ! La science doit servir les hommes, pas les asservir. La liberté est essentielle pour respirer.
Partir
du postulat que les français sont forcément des
demeurés pour venir leur expliquer ce que sont les particules
fines est une injure normale pour le profil des écolos bobos
prétentieux.
Vous
n’êtes pas venu nous expliquer ce que sont les particules fines
mais bien sous-entendre (et votre post où vous me dites
« Après vous prenez vos responsabilités » le
prouve) la justification d’une mesure confiscatoire de liberté
le lundi 17 mars 2014 avec l’interdiction de rouler pour certains
automobilistes (nous sommes, en droit, dans la « rupture de
l’égalité »).
La
question n’est pas de se demander « Qu’est-ce que la pollution
? ».
La
question est de se demander après l’incident gravissime de
lundi : « Les écolos ont-ils prouvé qu’ils étaient
capables d’en relever le défi ? »
La
réponse est NON !
Car
infantiliser, accuser, verbaliser, pénaliser les français,
ce n’est pas une politique : c’est une dictature.
Restons
courtois : il paraît que les dictateurs sont sensibles aux
changements de température. L’enfer, c’est pour les autres.
Effectivement, il y a des limites à ne pas dépasser et c’est exactement ce que je suis venue vous rappeler et le sens même de mon message.
Inutile de vous cacher derrière votre petit doigt : sous couvert du bien public, vous venez nous tendre la corde avec obligation de se pendre de gré ou de force !
Faut pas jouer les BCBG quand on est une petite frappe incivile décérébrée !
Allez vous pendre ailleurs ! Vous allez finir par nous gâcher la vue.