On ne peut pas continuer à flouter la frontière entre éducation et instruction. L’école publique dispense l’instruction. Un enfant autiste a, d’abord, besoin d’être éduqué. Et l’on ne peut pas rompre l’égalité dans l’accès à l’instruction des enfants d’une classe en la détournant pour le « bénéfice » d’un seul. L’école publique rencontre actuellement d’énormes difficultés déjà avec son lot de « sauvageons » qui ont aussi besoin d’être éduqués en priorité pour pouvoir recevoir l’instruction qu’ils refusent.
Concernant l’autisme, on parle de la 29 ème semaine du foetus, de neurones miroirs, d’asymétrie du cerveau qui n’y est pas. L’autiste fonctionne sur un autre cerveau. Et tous les autistes ne sont pas atteints au même degré. Il faut « juste » mettre en place un enseignement qui leur soit spécifique. L’école publique dispense l’instruction par classe d’âge. L’école pour les enfants autistes pourrait dispenser une éducation par degré d’appréhension. Il aurait l’avantage de n’en laisser aucun sur le bord de la route : un enfant autiste n’est pas handicapé, il fonctionne autrement.
Ce n’est possible que parce que l’enfant autiste bénéficie d’une AVS pour certains, que parce l’enseignant adapte l’enseignement de la classe pour lui, que parce que les autres enfants sont mis à contribution.
Arrêtons la sensiblerie : une classe d’école n’est pas un patronage.
Ouvrir desécoles maternelles, primaires publiques pour les enfants autistes dans les villes (1 par « grande » ville) avec un enseignement genre méthode Montessori pour les « dégrossir » et mettre en place des passerelles pour leur inclusion dès que possible dans les classes ordinaires serait préférable pour un vrai plan autiste ambitieux
Je viens de tomber sur l’article « A propos de »Mon combat pour les enfants autistes de Bernard Golse" et je suis véritablement scandalisée qu’un professeur de médecine puisse proférer, aujourd’hui encore, de pareilles inepties à propos de l’autisme dont il se dit, de surcroît, spécialiste. En prenant pour base toujours, la responsabilité de la mère. Je pensais que cette analyse débile avait finie aux orties. Ben non. J’en suis verte d’incrédulité.Lamentable.
Je complète : « l’éducation d’un enfant autiste dans une classe dite »normale« ne peut être menée pour le seul plaisir des parents. »
Concernant l’instabilité émotionnelle, Sylvain que je vous ai cité, perdait pied devant la difficulté (crise d’angoisse démonstrative où il y a perte des repères) bien que sachant lire, écrire et bien qu’étant, à l’époque, scolarisé en collège.
Enfin, vous avez trouvé l’aide dont votre enfant avait besoin auprès de professionnels et c’est tant mieux. Vous avez bien compris que tout votre amour pour lui ne pouvait pas lui suffire.