Michel Serres est un philosophe extrêmement plaisant à entendre. Dans sa chronique hebdomadaire sur France Info, notamment, que je n’aime pas louper. Il partage son érudition avec beaucoup d’humanisme.
Il semblerait que vous n’ayez pas compris le sens de son analyse. D’après l’auteur de l’article, Michel Serres expose que l’homme, avec les nouvelles technologies du web, bénéficie d’un savoir à portée de clic ou, si vous préférez, d’une mémoire artificielle (somme de données) tellement importante qu’il ne lui est même plus nécessaire d’apprendre et de retenir. Cette mémoire, ce savoir, sont réellement externalisés de sa personne. Le processus cognitif se passe autrement : l’homme surfe sur des données et non sur ses connaissances. Il ne s’appuie plus sur son intelligence pour se forger une idée mais bien sur sa créativité pour synthétiser des hypothèses.
Oui, je suis tout à fait d’accord avec vous : ce n’est pas le cannabis le problème mais bien sa prohibition.
Evidemment, personne n’aime travailler sans filet, mais le gouvernement devrait proposer un essai de dépénalisation, pour voir ce que ça donne.
Après tout, on savait bien en théorie que la peine de mort n’avait pas d’effet dissuasif. Et malgré le scepticisme ambiant, on l’a abolie. Considérant qu’on ne tue pas quelqu’un pour lui apprendre à vivre. Il n’y a pas eu une explosion de la criminalité.
Pour le cannabis, je pense personnellement que ça ne pourra qu’être bénéfique. Baisse de la délinquance, c’est certain. Et de façon spectaculaire, en plus. Grosses économies administratives, c’est le moment.
Que demande le peuple, à part d’être bien gouverné ?
Je ne suis hostile ni au pétard ni au petit verre de vin rouge : ça fait partie des petits plaisirs de la vie qu’il fauts’octroyer et entretenir. Il faut faire la pause de temps en temps et savoir s’écouter vivre. Perso, je trouve mon bonheur ailleurs mais il n’est pas matériel (non, je suis athée).
Ce que je veux dire, c’est qu’il faut consommer avec modération, selon la formule consacrée, que ce soit pour le hasch ou le vin .
C’est quand même dommage de se déchirer la tête comme le font certains ??!!
Après, y’a d’autres problèmes. Vu les derniers scandales sanitaires et vu les saletés qui circulent sur le marché, il vaut mieux effectivement avoir sa propre production.
Vu, depuis des lunes, les rapports des sociologues, on sait qu’il faut dépénaliser : c’est dit et redit, alors pourquoi ne le fait-on pas ?? Après chaque élection présidentielle, c’est toujours remis sur la table et ça n’avance pas.
Quand le mental est touché chez un être humain, le corps tombe malade : vous comprendrez pourquoi je ne peux qu’être favorable à l’utilisation du cannabis qui apporte un confort de vie reconnu. Je laisse la morale à ceux qui n’ont rien d’autre à foutre que d’enquiquiner les autres.
Concernant la prohibition, je suis absolument contre. C’est une grave erreur politique que de provoquer la marginalisation de sa jeunesse (alors que ça fume dans toutes les classes de la société) qui y entre par provocation et osons le mot, par snobisme pour beaucoup. Marginalisation dont on ne sort pas toujours.
Donc @ illuminato, je reprends : cannabis thérapeutique pour le confort psychique et corporel : OUI.
Le cannabis du snobisme et de la défonce : NON. Mais y mettre un interdit légal ne fait qu’amplifier ce phénomène.
Conclusion : il faut arrêter la prohibition et dépénaliser le cannabis.