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Michel Monette

Je suis né en 1953. J’ai connu la messe en latin et les années rythmées par les fêtes calendaires. À l’époque, nous achetions des petits chinois. Eh oui ! Chacun nous coûtait 25 sous canadiens. Je me rappelle aussi avoir entendu, au moins une fois, le son de la sirène qui nous avertirait quand les bombes allaient nous tomber dessus. J’avais vraiment peur des Russes. Nous avions la télévision. C’était l’époque du noir et blanc. La vue du cortège funèbre du président Kennedy m’a laissé une empreinte amère. Puis l’homme marcha sur la Lune. Je venais tout juste d’avoir 16 ans. Le temps passa. Je fus reçu maître es art en histoire. J’enseignai un temps ; quelques charges de cours universitaires. Le marxisme était à la mode. La lutte des classes expliquait tout. Le communisme s’est s’effondré. Les riches s’enrichissent désormais sans retenue, les pauvres s’appauvrissent sans espoir et nous, entre les deux, nous vivons bien. Pour ma part, j’ai fait le métier de pédagogue, puis de communicateur que je fais toujours. Au beau milieu des luttes contre une mondialisation des marchés sans répartition des richesses entre tous, l’intégrisme est venu nous rappeler que le désespoir finit toujours par trouver la plus extrême des manifestations. La réalité nous avait rattrapé. Ne lui tournons pas le dos. MM

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  • Premier article le 15/03/2005
  • Modérateur depuis le 26/03/2005
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Derniers commentaires



  • Michel Monette 1er mai 2008 00:34

    Il y a quelque chose d’ironique de constater que la meilleure façon de réguler une population est de faire en sorte qu’elle s’enrichisse. J’aime bien d’ailleurs l’analyse d’aquad6.  Il faut vraiment aller voir sur Google Earth ce qui se produit actuellement. Dans une centaine d’années, il va y avoir de nouveaux « centres de richesse » dominants et ils ne seront pas forcément en Europe ou en Amérique du Nord. L’urbanisation a passé le cap des 50% et le mouvement est irréversible. Dans la première et la seconde révolution industrielle, les campagnes se sont vidées parce que les ouvriers agricoles trouvaient plus intéressant d’aller « vendre » leur force de travail en ville. Ici au Québec dans les années 1850 et suivantes, ce sont les villes de la Nouvelle-Angleterre qui en ont profité, par la suite les centres urbains du Québec. On parle beaucoup de la migration Sud-Nord, mais il y a aussi une autre migration, Sud-Sud, qui est pratiquement équivalente à la première (chiffres de 2007, Banque mondiale). Ce sont surtout les grandes villes du Sud qui accueillent ces migrants. La richesse du Nord est évidemment encore très supérieure à celle du Sud, mais sur le long terme cela est appelé à changer. Le problème toutefois va demeurer entier si la minorité qui profite du détournement des écosystèmes ne fait que se déplacer.





  • Michel Monette 30 avril 2008 19:08

    Ne vous en faites pas trop pour l’avenir. Un des problèmes avec lequel les pays même les plus pauvres vont devoir composer, c’est plutôt le vieillissement de la population. En 2050, plus de 80 % des plus de 60 ans vont être dans les pays en développement. L’augmentatin de la population n’est pas une courbe exponentielle. Nous serons vraisemblablement autour de 9 milliards en 2050 (source : http://esa.un.org/unpp/p2k0data.asp). Certaines hypothèses font état d’un sommet de 10 milliards, puis un déclin possible par la suite. Plus de 80% des humains vont vivre dans les villes en 2050. Il y a là des marchés fabuleux pour les producteurs agricoles des pays en voie de développement, et les coûts de plus en plus élevés de l’énergie vont sans doute faire en sorte de donner à ces producteurs un avantage concurrentiel. Il faut aider ces producteurs à faire la transition vers une agriculture destinée aux marchés urbains, et souhaiter que les revenus des urbains s’améliorent dans ces pays.

    Allez jeter un coup d’oeil sur une ville telle Adis Abeba sur Google earth (version Web ici : http://www.maplandia.com/ethiopia/oromiya/west-shewa/addis-ababa/). Vous allez être étonné des changements en cours. Le Tiers Monde ne sera plus le Tiers Monde dans quelques décennies. Il faut juste ajuster l’économie aux besoins plutôt que de l’ajuster aux profits.

     



  • Michel Monette 30 avril 2008 13:37

    Ça ne serait pas du racisme par hasard ?



  • Michel Monette 30 avril 2008 13:36

    Le problème n’est pas qu’il manquerait de nourriture. Même avec le double de la population actuelle, il n’en manquerait pas. Le problème, c’est que l’argent ça ne se mange pas. Or, ceux qui veulent d’abord faire de l’argent aiment mieux acheter les céréales pour nourrir des animaux qu’ils vont ensuite nous vendre ou alors encore mieux, faire de l’énergie pour transporter les céréales vers des usines où elles vont être transformées en moulée animale pour nourrir les animaux qu’ils vont par la suite transformer en viande puis la transporter jusqu’aux supermarchés où on va aller l’acheter en consommant de plus en plus de biocarburants dans nos voitures devenues « écologiques ». Et on aura bonne conscience par dessus le marché !

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