Est-ce de l’inconscience ou de la malhonnêteté intellectuelle de la part de Sarkozy ? Il a dit : « (...) liberté de croire ou de ne pas croire, de changer de religion (...) » (C’est l’article 18 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948). Pourquoi alors n’a-t-il pas remis en question sa propre croyance religieuse, celle qui lui a été imposée affectivement dès l’enfance ? C’est parce que cette « liberté » n’est pas effective, elle n’est que symbolique. Depuis toujours, les alternatives, surtout non confessionnelles, ont en effet été volontairement occultées par toutes les religions, surtout par l’islam (exemple extrême) ... Je m’en explique : http://michel.thys.over-blog.org/article-une-approche-inhabituelle-neuroscientifique-du-phenomene-religieux-62040993.html
Nadia GEERTS a évidemment raison de
réclamer que le principe de la laïcité politique séparant « la
loi de la foi » soit inscrit dans la Constitution belge, mais
je crains que même s’il l’était, et quand bien même il le serait,
cela ne suffise pas, malgré les efforts des philosophes musulmans
progressistes peu écoutés, à faire reculer le communautarisme, ni à réaliser
le consensus de valeurs morales et citoyennes favorisant le « vivre
ensemble » qu’elle souhaite entre musulmans et non musulmans.
En effet, pour avoir une chance de
parvenir à ce consensus, il faudrait d’abord , me semble-t-il, parvenir à
lever l’incompatibilité totale entre l’autonomie qui fonde
notre conception laïque de la liberté de conscience, de pensée,
... et la soumission à Allah, à Mahomet, au coran, à la
charia, ..., imposée par l’islam dès la prime enfance.
Mais c’est impossible actuellement
parce que, d’une part, notre système éducatif unilatéral, voire traditionnaliste, ne permet
pas l’émergence de la liberté de conscience et de religion,
qui est donc plus symbolique qu’effective, et d’autre part parce que
notre système politique est fondé sur une pseudo « neutralité »
qui favorise indirectement les religions, notamment en subsidiant
l’enseignement confessionnel, pourtant inégalitaire socialement,
élitiste intellectuellement, et donc anachronique et obsolète.
A mes yeux, par simple honnêteté
intellectuelle, et dans l’esprit de la laïcité philosophique (qui
n’est évidemment pas antireligieuse), il suffirait de fournir à TOUSles élèves (y compris les musulmans) une information minimale, progressive non
prosélyte, et donc pluraliste, à la fois sur les différentes
options religieuses ET sur les différentes options laïques de
l’humanisme laïque, afin qu’ils puissent choisir en connaissance de
cause et aussi tardivement que possible, de croire OU de ne pas
croire. Une telle information se fait depuis toujours dans l’enseignement officiel, par exemple lorsqu’on y enseigne l’évolutionnisme et non le créationnisme qui n’est qu’une croyance.
C’est manifestement par « mauvaise foi », mais en
vain évidemment, que les « scientifiques » créationnistes invoquent notamment les
« arguments » suivants :
- l’impossibilité de reproduire expérimentalement, même en
un siècle, le processus évolutif qui a eu lieu en des milliards d’année. Et
pour cause ! Mais le ridicule ne tue pas …
- l’absence d’évolution de certaines espèces comme les
tortues ou les lézards, ce qui est pourtant normal si l’environnement ne change
pas.
- les lacunes actuelles de la science. Il y en aura
toujours !
- les rares fraudes, indignes d’un vrai scientifique.
Certains vont même jusqu’à prétendre que c’est par
opportunisme professionnel que des scientifiques évolutionnistes
s’abstiendraient de critiquer l’évolutionnisme …Cela ressemble plutôt à une tentative de récupération.
Bien que l’Evolution soit un fait flagrant, et non plus
seulement une théorie (même Jean-Paul II l’a admis), il est impossible de démontrer
scientifiquement sa réalité, ne fût-ce qu’à cause de sa complexité et des
bouleversements climatiques et géologiques intervenus pendant des milliards
d’années.
Par contre, d’innombrables observations, toujours convergentes,
confirment sa réalité, à commencer par le fait que tous les embryons de
vertébrés se ressemblent au début de leur développement (présence d’une queue
ou de branchies, par exemple, mais sans qu’il y ait pour autant
« récapitulation ancestrale ».
Soit dit en passant, le créationnisme ne peut pas non plus
être démontré scientifiquement, puisque ce n’est pas une théorie, mais une
croyance (qui se vit, même si elle est illusoire).
Il importe peu finalement qu’il y ait eu, ou non, micro ou
macroévolution, adaptations aléatoires, mutations positives ou non, etc … Notre
ignorance des mécanismes bio-physico-chimiques qui ont présidé à l’évolution
des espèces restera toujours très partielle, pour ne pas dire quasi totale.
Tout comme, par exemple, l’explication de l’aptitude des seuls neurones humains
à « produire » la pensée créatrice et l’imaginaire, aptitude qui est,
elle aussi, un fait incontestable, mais déjà suffisamment explicable pour se
passer d’une intervention divine.
A mon sens, la question fondamentale est : pourquoi les créationnistes le sont-ils ?En d’autres termes, ont vraiment choisi de l’être ?
Pourquoi les créationnistes, même scientifiques, sont-ils manifestement
imperméables à toute argumentation rationnelle et pourtant scientifique ?
La croyance créationniste résulte, à mes yeux, de plusieurs
facteurs
:- Il y a d’abord le fait que nous sommes incapables, à
notre échelle moins que centenaire, de nous représenter l’influence que des
centaines de millions d’années a eue sur l’adaptation des espèces.
- Sans doute aussi parce que la plupart des humains supportent
mal les incertitudes métaphysiques imaginaires qu’on leur a inculquées et
qu’ils ont besoin d’explications immédiates et sécurisantes. Pour des croyants,
comme l’a dit le Pasteur évangélique Philippe HUBINON : « S’il n’y a
pas eu création, tout le reste s’écroule ! » …
- Enfin, et même surtout, à cause des influences éducatives
inconscientes, même chez des scientifiques. Aussi éminents soient-ils par
ailleurs, mais aussi par orgueil et par méconnaissance des « mécanismes »
cérébraux, ils ne semblent pas avoir envisagé un seul instant que leur
éducation religieuse et leur milieu croyant unilatéral pourraient avoir eu une
influence inconsciente sur leur cerveau émotionnel, avec comme conséquence
l’anesthésie au moins partielle de leur cerveau rationnel et donc de leur
esprit critique, du moins dans ce domai
Bonsoir Myriam, Les religions sont en principe compatibles avec la République, mais, selon moi, à condition de ne se manifester que dans la sphère privée, de s’abstenir de tout prosélytisme, toujours unilatéral, et surtout de respecter des valeurs communes, non pas universelles mais « universalisables », telles que le respect de la dignité de l’homme, de la femme et de l’enfant, la liberté (effective !) de pensée et de religion. Or, à mes yeux d’athée, à des degrés divers selon les religions, ce n’est hélas pas le cas pour l’islam fondamentaliste, le christianisme évangélique américain, le judaïsme et le catholicisme prôné par Benoît XVI. Tant que les religions prétendront détenir LA seule Vérité, et l’imposer aux autres, elles génèreront l’intolérance et la violence. Hélas , par définition, elles s’y cramponnent, l’oecuménisme n’étant que symbolique et toujours fermé aux options laïques évidemment contradictoires. La mise en vigueur de la loi anti burqa aura au moins le mérite, du moins je l’espère, de permettre de sanctionner les musulmans qui oseront la défier en l’imposant encore à leur femme. D’accord : un terroriste islamiste n’a pas besoin d’une burqa, puisqu’il vise le « Paradis ». Par contre, la burqa permetà un braqueur de banque par exemple de conserver l’anonymat, comme toute cagoule (seulement autorisée par les brigades spéciales de police).
Je comprends que par solidarité féminine, vous soyez
défavorable à l’interdiction de la burka., mais j’estime que vos arguments ne
sont pas pertinents.
Vous écrivez : « Il est donc important de
s’assurer que ces femmes jouissent pleinement de leurs libertés de décision,
d’expression et de confession ». Mais, même pour chacun de nous, la
liberté de confession n’est que symbolique dans nos sociétés
démocratiques ! Pour qu’elle soit effective, il faudrait que cette liberté
s’exerce à partir d’alternatives. Or, vous en conviendrez (exemple extrême), il
n’existe aucune alternative dans la religion musulmane (« Il n’y a dieu
que Dieu ! »), et la soumission au coran et à la charia y est totale.
Exception faite des rares musulmanes dont le père est
progressiste et accepte la liberté individuelle, et, dans le cas
contraire, de celles qui ont le courage de ne pas obéir, les musulmanes de
chez nous, même universitaires, et quoi qu’elles en disent, ne portent pas le
voile islamique (et a fortiori la burqa) « en toute liberté ».
Elles ont été contraintes de se soumettre au coran, aux traditions et au pouvoir
patriarcal fondamentalistes, et conditionnées dès l’enfance à la soumission au
point d’être sincèrement convaincues d’être libres.
Elles n’ont pas eu la possibilité de changer de religion, ou
de choisir le déisme, ou l’incroyance, ou l’agnosticisme, ou l’athéisme,
conformément à l’article 18 de la Déclaration Universelle
des Droits Humains de 1948 ? : "Toute personne a droit à la liberté de
conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion
ou de conviction (...)". Certes, la liberté de conscience et de religion
est inscrite dans la
Constitution, mais ses conditions d’émergence ne sont pas
effectives.
On ne peut pas comparer sans mauvaise foi le port de la
buqa, qui est une obligation traditionnelle obsolète et phallocrate, avec
l’épilation, les hauts talons, les minijupes, les opérations esthétiques, la
participation à un film porno, … ! Vous le dites vous-même :
« Les femmes ACCEPTENT d’être la représentation du fantasme sexuel de
l’homme ».
La burqa n’est pas « un symbole de plus témoignant de
l’oppression sociale de la femme dans le monde ». C’en est le symbole
absolu, et donc le pire.
L’interdiction de la burqa ferait prendre conscience aux
musulmanes que la soumission , quelle qu’elle soit, est devenue intolérable à
notre époque d’égalité des sexes, d’autonomie, de responsabilité individuelle,
et de liberté (pas encore effective) de conscience et de religion. L’interdiction
de la burqa servirait donc l’émancipation de la femme.
« Traiter le problème de fond, », ce serait faire
comprendre aux immigrants que leur intégration n’est possible que s’ils
renoncent volontairement aux traditions religieuses incompatibles avec nos
valeurs humanistes laïques.
« La solution, (…) c’est l’éducation ». Dans une
saine conception de la neutralité, chaque enfant devrait pouvoir bénéficier
d’une information minimale, objective et non prosélyte, aussi bien sur les
différentes options religieuses que sur les différentes options laïques.
Par simple honnêteté intellectuelle. Cela compenserait
l’influence familiale, certes légitime et constitutionnelle, mais unilatérale,
devenue inadaptée à notre époque de pluralisme des cultures et des convictions.
Dans un lieu public, où est la nécessité d’identifier les individus avec
précision ? ». C’est pourtant évident : il suffit qu’un seul
terroriste s’affuble d’une burqa pour se faire exploser où et quand il le
voudra, « pour la plus grande gloire d’Allah ».
Comment « savoir si ces personnes ont des liens avec
des organisations terroristes ou avec des groupes qui prônent la
haine ? ». Il est compréhensible que les musulmans modérés qui les
côtoient ne les dénoncent pas, mais combien tentent de les
« modérer » ?
Contrairement à vous, je pense que la burqa et le niqab,
bien que minoritaires, ont été « téléguidés » par les islamistes pour
entretenir la phobie du terrorisme.
Il faut donc l’interdire pour ne pas entrer dans leur
« jeu ».
Interdire la burqa, ce n’est pas « cacher le
problème ». C’est s’attaquer à l’un de ses symptômes, ce qui n’empêche pas
de s’attaquer à ses causes profondes, à savoir le laxisme électoral et la
« tolérance » croissante vis-à-vis des exigences inspirées par la
charia.
L’islam, ne l’oublions pas, malgré ses apparentes intentions
de paix, a la prétention, à long terme, de remplacer les lois démocratiques par
la charia dans le monde entier. C’est une obligation coranique.
L’interdiction n’augmenterait pas l’islamophobie : elle
ne ferait que remettre en place les principes laïques de la République.