La crise Iran/USA doit être traitée comme un moment clé de la crise générale du système international actuel et de l’obsolescence de la politique de non prolifération nucléaire pratiqué depuis 1945. (TNP)
La crise actelle est une confrontation directe entre deux logiques désormais archaïques : celle des dirigeants iraniens qui ignorent l’intéret collectif mondial pour se focaliser sur leurs intérets nationaux à court terme, et celle des dirigeants des Etats-Unis qui identifient leurs intérêts propres avec ceux du reste du monde.
La politique de Non Prolifération Nucléaire héritée de l’après-guerre mondiale est en crise comme l’illustre le nombre croissant de puissances nucléaires qui n’ont pas signé le TNP (alors que l’Iran l’a signé)
les Etats-Unis développent de nouveaux types d’armes nucléaires comme les mini bombes, et ont passés un accord récent avec l’Inde ignorant complètement le Traité ; !
Ainsi la crise ne peut être traitée comme un cas particulier, elle doit être gérée en l’inscrivant dans un vision de long terme, fondée sur de nouvelles méthodes adaptées au XXIème siècle.
Une des solutions serait une dénucléarisation générale du Moyen-Orient .Elle est hélas illusoire à l’horizon des prochaines décennies du fait du refus de puissances comme Israel et le Pakistan (puissances non signataires du TNP) de se débarrasser de leurs armes nucléaires, ou des Etas-Unis et de la Russie de cesser d’intervenir dans la région ou sur les frontières directes. (illusoire)
tous les échanges se réalisent sur les marchés à terme du ICE Futures de Londres et du NYMEX de Nex-York, et les échanges inter-bancaires incontrôlés ou négociés hors cote pour échapper à tout examen minutieux.
croire que les marchés puissent s’autoréguler est une vue de l’esprit. mieux vaut comprendre que le système ne s’autorégule, et ne s’autorégulera jamais.
prenons un exemple très simple : votre gérant de portefeille vous demande "combien voulez-vous de performance Mrs ?" votre réponse : le maximum...logique non ?
non seulement il n’y pas de crise d’approvisionnement pour justifier pareille bulle de prix, mais il existe plusieurs nouveaux gisements pétrolifères gigantesques qui doivent commencer à produire au cours de 2008 pour augmenter l’offre.
(aux Etats-Unis les stocks de pétrole ont augmenté de près de 12 millions de barils en avril. Selon le rapport mensuel du 7 mai de l’EIA, ils sont en hausse de près de 33 millions de barils depuis janvier). Ce même rapport montre que la demande en essence a diminué de 5,8%. ; et les raffineurs réduisent considérablement leur cadence de raffinage pour s’adapter à la baisse de la demande. Ils tournent à 85% de leur capacité,, par rapport à leur 89% il y a un an, dans une saison où la production est normalement de 95%.
Les raffineurs sont manifestement en train d’essayer de tirer vers le bas l’offre des ressources en essence pour augmenter son prix. C’est "l’économie idiot" pour paraphraser l’infâme rallerie de Bill Clinton à papa BUSH lors des élections de 1992. çà s’appelle la "récession économique"
le problème majeur auquel est confrontée la grande industrie pétrolière n’est pas de trouver de quoi remplacer le pétrole, mais de contrôler les découvertes pétrolières mondiales pour maintenir le prix exhobitant actuel.. ! (un prix de l’odre de 60 $ le baril serait mieux approprié !)
lire mon blog ..cela permet d’avoir une idée différente de la presse "traditionnelle"