On peut gloser à l’infini sur les mauvaises manières faites à un support de la politique spectacle, mais peu importe, car il a permit au PS de mettre sous contrôle le bruit médiatique.
Il se trouve qu’il a raison à 100% pour les raisons suivantes :
1) les socialistes n’ont pas à servir la soupe à l’UMP dans leur tentative de récupération des voix de l’extrême droite ; donc on laisse nos adversaires politiques se démener comme ils peuvent avec le FN ; ça c’est leur problème, pas le nôtre.
2) Peillon a eu raison de manipuler FR2 en les berçant d’illusions et en les prévenant le plus tard possible, car il était hors de question que le buzz se déclenche avant l’émission (c’est lui qui aurait été sur la défensive), et comme on le voit : il est bien plus profitable de le récupérer après l’émission (ce sont ses contradicteurs qui sont sur la défensive) ; la com du PS est donc sous contrôle et c’est très bien
3) pour les esprits chagrins qui y voient un déficit d’image pour le PS, qu’ils se disent qu’on se contrefout de savoir s’il est question d’être gentil avec une rédactrice en chef de TV, et qu’en plus la priorité pour la gauche n’est pas d’entrer en compétition avec l’UMP pour séduire les « petits blanc » qui fantasment sur l’envahisseur musulman.
4) comme c’était prévisible, le débat entre Le Pen et Besson n’a donné lieu à aucun argument sérieux, si ce n’est que ces 2 là ont confirmé l’étroitesse de leur pensée. Un socialiste n’avait donc pas de temps à perdre dans cette foire d’empoigne.
"Car c’est bien
de différence dont il s’agit, c’est bien elle que l’on
recherche à travers le débat sur l’identité nationale. Celui qui
ne vit ni ne pense « comme les autres » est du mauvais
côté de la barrière, car il est susceptible de nuire à cette
identité."
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Je n’aurais pas
mieux dit, et je remercie l’auteur d’avoir remis le sens des mots à
leur juste place.
En effet la conscience nationale ne se traduit pas
par un rapport de force entre civilisation ou religions, mais bel et bien par
la mise en avant du ciment de notre république qui est basé sur le
respect des modes de de vie et pensées de chacun ; ainsi que des valeurs de tolérance qui permettent de faire face aux évolutions de la vie en société.
Malheureusement,
ce qui est évident pour une majorité de citoyens (donc Français
égaux en droits et en en libertés), n’est pas partagé par une
minorité beuglante de « petits blanc » ; qui s’imaginent que le respect des
valeurs de la république serait prétendument le principal
ingrédient d’un déclin imaginaire de l’identité nationale.
Et bien non.
C’est tout le contraire, le salut de la nation est dans le respect de
la différence voulu par les valeurs universelles de notre
république :
Ben voyons, le « conseiller » des jeunes UMP, nous sert un plat froid et putride en faisant semblant de croire que le débat politique en est réduit à s’envoyer à la figure les turpitudes qu’on croit voir chez l’autre (en s’imaginant qu’elles sont comparables aux siennes).
Je plains les brillants esprits de l’UMP ( ils s’expriment trop peu) qui doivent composer avec de tels individus, qui décrédibilisent leur camp en servant la soupe au FN à coup de « tous pourris ».
Le niveau de bassesses est tellement élevé parmi les excitées de l’UMP, que la gauche n’a effectivement aucune chance de jouer de jouer les premiers rôles dans cette course à la démagogie et à l’intolérance.
C’est ainsi que ces fous furieux, s’illusionnent sur un débat faussé où ils croient s’en tirer par un jeu à somme nulle en faisant mine d’ignorer les multiples dérapages verbaux notoires des « ténors » de leur camp : Hortefeux, Mariani, Lefebvre, Besson, Sarkozy, Vaneste, Dati, Morano ; et j’en oublie tellement le catalogue est fournit dans ce registre.
On voit d’ici l’argument massue que suggère ce « conseiller » à ses jeunes UMP :
- « on a peut être nos brebis galeuses, mais vous aussi vous avez les vôtres ; alors n’en parlons pas ».
Que ces indivudus qui se complaisent sur son petit nuage, y restent ; plus tard ils se rendront compte qu’ils se sont trompé d’objectifs, mieux ce sera pour leurs adversaires de gauche.
Sans être un spécialiste de cette notion de décroissance, je peux dire que cela recouvre des incitations à mieux consommer en renchérissant le superflu et en rendant plus accessible l’indispensable ; tant d’un point de vue social qu’écologique.
Croissance= création de richesses=moyens pour le progrès social
Décroissance=moins de créations de richesses=caisses vides interdisant le progrès social.
Je récuse de bout en bout, cette grille de lecture ultra libérale (et réductrice) défendue par l’auteur pour décrédibiliser la notion de décroissance. Selon lui, la décroissance est synonyme de régression sociale. Ce qui accrédite l’idée que la protection sociale est un gadget pour pays riches ; donc un privilège accordés aux assurés sociaux qui ne doivent leurs avantages que si les riches ont de l’argent de poche à leur consacrer. Tenir un tel langage est parfaitement scandaleux.
Je lui réponds donc que même dans un cycle de croissance, nous ne ponctionnons pas assez les très hauts revenus pour financer les indispensables mesures de solidarité collective.
Alors pourquoi devrions-nous nous en priver dans un cycle de décroissance, et pourquoi ne pas considérer la décroissance selon d’autres régulations fiscales et financières pour favoriser d’avantage le progrès social ?
Nota : Sans parler de son agressivité hors de propos envers les Verts, la tonalité de cet article mondre sans le moidre doute que l’auteur est bel et bien un ultralibéral, qui manipule des valeurs gauche pour expliquer qu’on ne pourra les garder si on coupe la pompe à fric.
Vous êtes devin ? Vous savez déjà ce qui se fera lors des primaires à gauche. Si la presse cogne tellement sur Ségolène, c’est parce qu’elle sait qu’elle est imbattable. Vous verrez, 2012 n’est pas loin. Vous serez surpris. Chiche ! --------------- @l’auteur
Que tu crois Ségolène « imbattable », de te part le contraire eu été étonnant ; mais je crains que tu ne soit déçu si tu continue à miser sur une victimisation qui tient lieu de programme. Les souffres douleurs, dans un premier temps on compatit volontiers, puis, peu à peu : on s’en désintéresse.
En tout cas, dans la perspective des primaires PS de 2011, ça ne suffit pas face des compétiteurs d’un tout autre calibre que sont : Valls, DSK, Hollande, Moscovici, Aubry, Peillon, Fabius, et sans doute d’autres « ennemis intimes » de la camarade Ségolène, aux dents tout aussi longues.