Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.
Vous oubliez tout un pan de l’activité humaine en réduisant celle-ci à celle des entreprises. Par exemple, tout le secteur public (hôpitaux, transports, services postaux, salubrité publique, etc.). Toutes ces personnes (les fonctionnaires) ne produisent pas selon les normes économique capitalistes, et pourtant, leurs activités sont d’utilité publiques et constituent une indéniable richesse.
La même logique pourrait être étendue à TOUTE l’activité humaine. De cette façon, la part de ponction parasitaire du capital pourrait financer non seulement un SALAIRE à VIE à tous (plus de chômage), la sécurité sociale, mais aussi l’investissement ! Car sur ce plan, dans le système capitaliste, entre 30 et 40% de la captation de richesse par le capital disparait des circuits économiques et n’est PAS réinvestit.
Il est inévitable parce qu’il est souhaité par le capitalisme, dont il est le prolongement. Le « revenu universel » est une fausse bonne idée, un piège à cons qui apportera son lot de revers et d’effets néfastes.
Contrairement au SALAIRE à vie proposé par Bernard Friot, le revenu de base ne déconnecte PAS le travail (création de richesses) de l’emploi (exploitation du travail par des tiers) ni du marché de l’emploi (esclavagisme moderne).
Le REVENU de base ne reconnais PAS la qualité de créateur de richesse de ceux qui le touchent, mais n’est qu’une aumône faite par les voleurs de ressources (les riches rentiers), et il ne leur reconnait pas de compétences.
Les riches ont toujours fait l’aumône aux pauvres. Tout en continuant à les exploiter en volant leur force de travail. Les richesses produites le sont : 1) grâce à la Terre, qui fournit GRATUITEMENT ses ressources (matières premières) et 2) grâce aux compétences et à la force de travail des travailleurs, qui récoltent et transforment ces ressources en richesses. Les employeurs et les actionnaires ne font que ponctionner une part de la valeur des richesses produites, mais ILS NE CRÉENT RIEN, n’apportent rien (surtout pas leur « capital » ou leur « investissement »), n’inventent rien. Ce sont des parasites.
La création et le contrôle du MARCHE DU TRAVAIL (horreur capitaliste à l’origine du chômage) par le capital est le machin qu’il faut éradiquer. Le revenu de base ne peut en aucun cas accomplir cela, il ne touche pas au marché du travail ni à la logique capitaliste.
Je viens d’écouter un entretient de Gilad Atzmon qui évoque notamment la question de la distance entre le monde ouvrier et la gauche occidentale, et cela donne une piste de compréhension de ce hiatus.
Toujours est-il qu’il est indéniable que la mouvance antifasciste, complètement infiltrée par des agents néocons, a réussit à semer une telle confusion dans la gauche, et jusqu’au plus haut niveau (Martine Billard en est la preuve, mais elle n’en est hélas pas la seule).