« Gallimard avait toutes les autorisations nécessaires... »
C’est ce qui m’intrigue car Lucette Almanzor, la veuve de Céline, semblait déterminée à s’opposer jusqu’à son dernier souffle à la réédition des pamphlets :
"J’ai
interdit la réédition des pamphlets et, sans relâche, intenté des
procès à tous ceux qui, pour des raisons plus ou moins avouables, les
ont clandestinement fait paraître, en France comme à l’étranger.
Ces
pamphlets ont existé dans un certain contexte historique, à une époque
particulière, et ne nous ont apporté à Louis et à moi que du malheur.
Ils n’ont de nos jours plus de raison d’être.
Encore
maintenant, de par justement leur qualité littéraire, ils peuvent,
auprès de certains esprits, détenir un pouvoir maléfique que j’ai, à
tout prix, voulu éviter.
J’ai
conscience à long terme de mon impuissance et je sais que, tôt ou tard,
ils vont resurgir en toute légalité, mais je ne serai plus là et ça ne
dépendra plus de ma volonté."
Oui, c’est amusant de comparer la tête à un récipient, comme quand on parle de cafetière, de théière ou de callebasse. Ce latin-là, le latin vulgaire dont vient le français, était certainement malicieux et gouailleur. En latin classique « tête » se dit « caput », qui a donné chef, comme dans couvre-chef.