Vous avez sans doute remarqué que la disparition de l’URSS n’a pas entraîné le massacre ou la déportation de ses 285 millions d’habitants. Il ne vous a pas échappé non plus que l’URSS a disparu, tout comme d’ailleurs le Troisième Reich allemand, ce dont on ne peut que se réjouir.
Je pense que la solution à deux états est désormais impossible. Reste la solution à un seul état binational préconisée par Rima Hassan et beaucoup d’autres.
Si le nom de cette dernière vous fait horreur, je vous signale que l’épicentre du débat n’est pas situé dans la politique politicienne française mais bien plus aux États-Unis qui sont à mon avis les principaux responsables du génocide actuel car sans le soutien américain le projet sioniste n’est pas viable.
Cependant Je ne vais pas entrer ici avec vous dans une discussion interminable et probablement stérile sur la question israélienne puisque le sujet de votre article est Hans Frank.
À ce sujet, je signale à vos lecteurs « Le Journal de Nuremberg » de Gustave GIlbert, psychologue du procès de Nuremberg, dans lequel il rend compte d’entretiens qu’il a eus avec les accusés dont Hans Frank durant le procès. Je ne sais pas si cet ouvrage est encore disponible dans sa traduction française. On peut toujours le lire dans l’original en anglais, et dans diverses traductions, dont la traduction allemande. Il est également abondamment question de Hans Frank dans le fameux « Kaputt » de l’écrivain italien Curzio Malaparte, mais je n’apprends rien à personne.
Pour ma part je ne considère pas Israël comme l’état des juifs mais comme un projet colonial suprémaciste et je sais très bien que de nombreux juifs ne se reconnaissent pas dans cet état ni dans son idéologie, certains sont même en pointe dans la lutte contre la politique de cet état.
La définition donnée dans la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide par l’Assemblée générale des Nations Unies dans sa résolution 260 A le 9 décembre 1949 est connue mais mérite d’être rappelée :
Article II
Dans la présente Convention, le génocide s’entend de l’un quelconque des actes ci-après, commis dans l’intention de détruire, ou tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel :
a) Meurtre de membres du groupe ; b) Atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale de membres du groupe ; c) Soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle ; d) Mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe ; e) Transfert forcé d’enfants du groupe à un autre groupe.
Vous reconnaissez le caractère insupportable de la situation à Gaza mais vous refusez de voir une intention génocidaire dans les actions du gouvernement et de l’armée israélienne envers la population de Gaza.
Pour moi cette intention ne fait aucun doute. Israël a toujours cherché à s’en sortir par des astuces sémantiques, des arguties en tout genre et des mensonges. Ainsi, on qualifie de « guerre » ce qui se passe à Gaza et le tour est joué. La guerre c’est affreux, mais c’est la guerre. Il ne s’agit pas d’une guerre. Ce massacre et ce nettoyage ethnique sont dans les projets de la colonie sioniste depuis sa création.
Vous êtes ingrat. J’exprime la quintessence de vos messages en vous montrant la voie de la concision. C’est pour vous épargner des efforts inutiles puisque de toute façon personne ne vous lit.