Evidemment, quand on pense qu’une femme avantageusement vétue excite volontairement la libido contrôlable des hommes, on ne peut que penser à sens unique.
Homme Libre, TOUTES les femmes se font insulter TOUT le temps dans TOUTES les rues.
IL Y A UNE DIFFERENCE TRES NETTE ENTRE DRAGUE ET INSULTE !
Même la féministe la plus excitée est capable de faire cette différence :
- Un ange passe .... (ça c’est un hommage, de la drague, un rayon de soleil dans une journée morose)
- Sale pute je te baise (ça c’est de l’insulte)
Dans l’insulte, il y a :
Salope, sale pute, petit cul, j« te lèche, j’te baise, tu pines ?, ta selle de vélo elle rentre bien dans ton cul ? (et oui, même à vélo), tu aimes les grosses bites ? Sale chienne, pute, pute, pute, salope, pûûûûte, salôôôôôpe, viens chez moi ? J’ai une caravanne, connasse, blondasse, etc.
C’est tellement chiant à raconter et c’est tellement TOUT le temps la même chose...
Je vous rappelle que Peeters dans le film est vêtue d’une robe sage qui n’aurait pas déplu à ma grand-mère et d’une paire de bottes qui cache l’essentiel de la chair de ses jambes. D’ailleurs serait-elle à poil que cela n’y changerait rien : les femmes se font AUSSI violer en Afghanistan et en Saoudie. Si mettre sous clef les femmes n’a pas permis de les protéger pendant 2000 ans, alors il faut changer la recette : c’est aux hommes d’apprendre à contrôler leurs pulsions. Personnellement, quand je croise un bloc torse poil à la plage, en général je me retiens de lui faire des remarques graveleuses.
De ma propre expérience, être en minijupe, en tailleur ou en pantalon n’y change rien. L’âge non plus : je me fais autant agresser à 40 qu’à 12 ans (et oui, ça a commencé avant même que je devienne pubère).
La seule façon de faire cesser le harcèlement :
- S’habiller en treillis militaire. Le dernier qui m’a parlé mal avec ma paire de rangeots, je lui ai défoncé sa portière. Le problème, c’est qu’à 20 ans, le treillis ça passe, à 40 ça fait pauvre loose.
- Apprendre à se battre et répondre à tous les coups : Poing, pied, brioche (si, une arme redoutable quand écrasée sur la tête d’un malotru), langage fleuri, bref ne pas se laisser faire.
- Sale pûûûûte
- Trou de bal, mange merde, connard j’t’enmerde etc
En venir au main (cela m’est arrivé il y a trois semaines, dans un tunnel sous l’échangeur Perrache à Lyon, version »Irréversible’’ si je n’avais pas fait quelques années de sport de combat). Cela m’est arrivé plusieurs fois précédemment, quelle qu’ait été mon accoutrement, mon âge, ma disponibilité : coups, insultes, tentative de viol (au moins trois), flashers, etc.
C’est vachement sympa, Homme Libre, d’être une Femme Libre et de se balader dans la rue. Vous devriez essayer, histoire de vous faire une idée de la chose.
Alors de grâce, arrêter de brandir la feminista de façon hystérique. Tachez de comprendre la douleur, la souffrance, l’humiliation de la majorité des femmes, au lieu de vous enrouler dans la toge de votre fierté de mâle controversée. Se mettre une minute à leur place,
On peut faire l’expérience d’une abolition totale ou partielle du temps avec un certain nombre de drogues psychédéliques (LSD, psylo, etc). Bien sûr, c’est la vérité vraie qu’il convient de ne pas dire puisque :
1/ les consommateurs de drogue sont toujours de dangereux sociopathes
2/ le prozac, le xanax, le tranxène sont tes amis.
Pourtant, dans certaines circonstances, et loin de moi l’idée de faire l’apologie de quoi que ce soit, ou bien juste un peu alors, on peut ressentir des arrêts plus ou moins longs du temps (à la Matrix). Dans ces conditions d’ailleurs peuvent se produire d’autres phénomènes, très précisément parce que le temps est aboli. Je note que c’est lié à la dopamine. Merci pour l’info.
Depuis cette expérience que j’ai faite il y a un certain nombre d’années, je sais que le temps n’est pas ce que l’on croit, ie. le découpage arithmétique d’une dimension constante. Le temps est réellement élastique, fluide et mobile, et varie selon les états de conscience de l’objet/sujet qui le perçoit - chaque chose, chaque être ayant une temporalité propre. Disons que l’image du ruban est profondément erronée, c’est plutôt d’une vibration dont il s’agit - comme celle d’un instrument à cordes.
Les sacs de béton, mind you darling, font encore 40 kg, la chaux en effet est passée à 35 kg. Quand j’ai renové mon premier apparte, elle était encore conditionnée dans des sacs de 50 kg, et c’était il n’y a pas si longtemps que ça.
Nan, sans rire, sur ce site on peut en lire à la pelle, de la loghorée verbale machiste à la con qui rassemble en quelques lignes tout les clichés éculés du genre.
Et oui, le cliché de la féministe vieille fille (on a lu ici « qui n’a pas de propriétaire ni d’usufruitier »), moche et acariâtre n’en finit pas de mourir, tout comme celui de la lesbienne par défaut, qui goûte au gazon parce qu’aucun homme, forcément, ne veut la féminiser par son désir gonadique, comme vous dites.
Certains auteurs ne se rendent même pas compte de la gravité de ce qu’ils avancent, tant cela leur paraît aller de soi. De la même façon que mon premier petit ami a été complètement ébranlé lorsqu’ après m’avoir demandé de laver ses chaussettes, j’ai pris tout son linge et l’ai jeté par la fenêtre.
Oui, on ne naît pas avec un bouton de machine à laver dans la main.
Oui, la corvée de poubelle n’est pas une tache génétiquement programmée.
Oui, on peut être belle ET feministe.
Oui, on peut être jeune ET féministe.
Oui, on peut gagner un concours de tir au fusil beretta storm 45 acp en bottes et en minijupe (hahahaha la tête des « rambo » stéroïdés, j’en rigole encore !!!)
Oui on peut soulever des sacs de ciment de 45 kilos et faire de la maçonnerie quand on est une femme.
Oui, on peut lire de la sociologie et du droit quand on une femme.
On peut même se battre dans la rue (si si), voyager seule, faire des sports de combat, monter un circuit va-et-viens, ne jamais faire de repassage, détester le rose, le maquillage et les bijoux, lire une carte IGN, faire des stages commandos avec l’armée française, ne pas aimer le foot mais aimer les jupes courtes et les bottes à talons, et surtout, surtout (pour Homme Libre et tout la clique de rédacteurs misogynes d’Agora Vox ) on peut être courtisée, désirée, être baisée doucement, sauvagement, ou longtemps par tous les trous et en jouir quand on est féministe, de la même façon qu’on peut faire jouir un homme, encore et encore, par toutes les extrémités et par tous les trous, tous les jours, aimer ça, et en redemander, quand on est féministe.