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  • nanoubix nanoubix 3 septembre 2013 16:19

    L’association d’intellectuels chrétiens Confrontations établit des passerelles entre penseurs, universitaires et croyants. Sa présidente, Françoise Parmentier, insiste sur l’objectivité de sa démarche : « Nous ne sommes pas là pour être pour ou contre mais pour faire émerger l’impensé, ce qui n’est pas pensé ailleurs. »L’association, qui se revendique « non militante », organise des conférences où elle convie des chercheurs. 


    Une lueur d’espoir, pour Christine Pedotti. « L’Eglise croyait déjà que la foi s’effondrerait si elle admettait que la Terre tournait autour du Soleil. Elle finira par admettre que l’âme des hommes ne se situe pas dans leurs testicules, ni dans les ovaires des femmes. » 

    Le Monde.fr


  • nanoubix nanoubix 3 septembre 2013 16:05
    • Les études de genre confondent-elles le genre et l’identité sexuelle ? 

    Quand le ministère de l’éducation a annoncé sa volonté d’introduire le concept de genre dans les manuels scolaires des classes de première, la sphère catholique et conservatrice s’est insurgée contre une « théorie » quelle accusait de nierl’individu au profit de sa sexualité. Dans une lettre envoyée au ministre de l’éducation, Luc Chatel, en août 2011 et signée par 80 députés UMP, on peut lireque, « selon cette théorie [du genre], les personnes ne sont plus définies comme hommes et femmes mais comme pratiquants de certaines formes de sexualité ».

    Un mot d’ordre relayé par Gérard Leclerc dans un éditorial de France catholiquedatant de mai 2011, dans lequel il pointe la menace de ce qu’il qualifie d’« arme à déconstruire l’identité sexuelle ». C’est d’ailleurs cet argument qui nourrit l’idée – répandue par la plupart des sites régionaux de La Manif pour tous – selon laquelle« le vrai but du mariage homosexuel est d’imposer la théorie du genre ».

    Mais les études sur le genre, et a fortiori le texte proposé pour les manuels de SVT par le ministère, insistent au contraire sur la différence entre identité sexuelle et orientation sexuelle. Il s’agit d’étudier comment s’articulent ces deux mouvements entre eux, et non de substituer l’un à l’autre. Par exemple, les personnes transsexuelles interrogent leur genre, et non pas leur sexualité. On peut changer de genre sans changer de préférence sexuelle.

    Dans une réponse au député UMP Jean-Claude Mignon qui, dans une question à l’Assemblée, demandait que les nouveaux manuels de SVT soient retirés de la vente, le ministre de l’éducation Luc Chatel souligne bien que « la ’théorie du genre’n’apparaît pas dans le texte des programmes de SVT ». « La thématique ’féminin/masculin’, en particulier le chapitre ’devenir homme ou femme’, permet à chaque élève d’aborder la différence entre identité sexuelle et orientation sexuelle, à partir d’études de phénomènes biologiques incontestables, comme les étapes de la différenciation des organes sexuels depuis la conception jusqu’à la puberté », ajoute le ministère.


    Le Monde.fr | 25.05.2013

    Masculin-Feminin : idées reçues sur les études de genre



  • nanoubix nanoubix 3 septembre 2013 16:02
    • Les études de genre nient-elles la différence entre les sexes ?

    Le concept de genre s’est développé comme une réflexion autour de la notion de sexe et du rapport homme/femme. Loin de nier la différence entre le sexe féminin et le sexe masculin, le genre est utilisé par les chercheurs comme un outil permettant de penser le sexe biologique (homme ou femme) indépendamment de l’identité sexuelle (masculin ou féminin). Il ne s’agit donc pas de dire que l’homme et la femme sont identiques, mais d’interroger la manière dont chacun et chacune peut construire son identité sexuelle, aussi bien à travers son éducation que son orientation sexuelle (hétérosexuelle, homosexuelle, etc.).

    En dissociant intellectuellement le culturel et le biologique, le concept de genre interroge les clichés liés au sexe. Par exemple, l’idée selon laquelle les femmes sont plus naturellement enclines à s’atteler aux tâches domestiques que les hommes est de l’ordre de la construction sociale et historique, et non pas liée au fait que la femme dispose d’un vagin et d’ovaires.

    Pour les détracteurs du genre, la construction d’une personne en tant qu’individu se fait dans l’assujettissement à des normes dites « naturelles » et « immuables » : d’un côté les femmes, de l’autre les hommes. Mais certains travaux de biologiste, tels ceux de l’Américaine Anne Fausto-Sterling, montrent que l’opposition entre nature et culture est vaine, les deux étant inextricables et participant d’un même mouvement. Il ne suffit pas de dire que quelque chose est biologique pour dire que c’est immuable. C’est l’exemple du cerveau humain : il évolue avec le temps, et de génération en génération.


    Le Monde.fr | 25.05.2013

    Masculin-Feminin : idées reçues sur les études de genre




  • nanoubix nanoubix 3 septembre 2013 16:01
    • Le genre est-il une idéologie ? 

    « Le genre est un concept. Ce n’est ni une théorie ni une idéologie, mais un outil quiaide à penser », insiste le sociologue Eric Fassin, spécialiste de ces questions. A l’intérieur même des études de genre, plusieurs écoles existent, comme dans tous les domaines des sciences sociales. Par exemple, les travaux de la sociologue du travail Margaret Maruani analysent l’histoire de l’accès des femmes au travail tandis que le psychiatre Richard Rechtman utilise la notion de genre pourinterroger la manière dont un individu construit son d’identité.


    Le Monde.fr | 25.05.2013

    Masculin-Feminin : idées reçues sur les études de genre





    • nanoubix nanoubix 1er septembre 2013 18:35

      ’Mais pour revenir à la théorie du genre, ce que j’ai dénoncé plus haut comme étant un crime contre l’humanité réside dans le fait de s’appuyer sur cette théorie sociale pour détruire la civilisation : sous prétexte que le « genre » ne serait qu’une valeur sociale, on doit détruire tous marquages sociétaux qui différencient les hommes et les femmes.’


      @ Loup Rebel

      Vous confondez ’destruction’ avec ’déconstruction’.

      Il n’est pas question de ’s’appuyer sur cette théorie sociale pour détruire la civilisation’, mais pour la critiquer.

      Au lieu de vous affoler et de créer des théories du complot du genre, je vous conseille de lire Gender Trouble de Judith Butler et d’essayer de comprendre les motifs de cette théorie, qui se base sur le constat des violences sociales liées à la bipolarisation normative des sexes, et sur le ’désire de vivre, de rendre la vie possible, et de repenser le possible’. Butler s’adresse à tous, mais en particuliers à ceux qui souffrent de leur impossible situation de genre. ’One might wonder what use « opening up possibilities » finally is, but no one who has understood what it is to live in the social world as what is « impossible », illegible, unrealizable, unreal, and illegitimate is likely to pose that question’. 

      La théories du genre amènent à une prise de conscience sur les valeurs normatives du binôme féminin/masculin et les dérives, symboliques et réelles, qu’elles entrainent. Elles se situent en marge de nos disciplines traditionnelles (philosophie, psychologie, anthropologie, esthétique, histoire de l’art, linguistique etc) et il est grand temps qu’elles soient enseignées à part entière en France (comme elles le sont en Angleterre, par exemple). 

      Apprendre à nos enfants les principes des théories du genre ne fait qu’insuffler l’esprit critique dans leurs chères têtes blondes. L’esprit critique, une mesure totalitaire ?


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