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orianeborja

orianeborja

Célibataire, mère de quatre enfants.
Enseignante vacataire et employée dans les services à la personne.

Autobiographie :

http://orianeborja.hautetfort.com/album/index.html

Tableau de bord

  • Premier article le 04/08/2011
  • Modérateur depuis le 18/08/2011
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Derniers commentaires



  • orianeborja orianeborja 4 janvier 2016 19:45

    @alinea

    je suis contre le travail au noir, c’est une saloperie patronale.

    Et je travaille souvent sous APA ou avec une moitié que les employeurs peuvent déduire des impôts.

    Oui, mon dernier est pris à 100 %, les autres ont 10% de « chance » de développer la même maladie.

    Nous ne sommes pas malheureux, souvent très joyeux parce que nous rions de nos malheurs.

    Le problème est de rester justement toujours calme par rapport aux éléments, si on s’angoisse trop, c’est là d’arrivent les problèmes médicaux induits, et on s’embarque dans un cercle vicieux.

    Ce que je voudrais transmettre à mes enfants, c’est ce caractère qui permet d’aimer la vie malgré tout ce que l’on peut prendre dans la gueule, et qui n’est d’ailleurs pas que le lot des pauvres.



  • orianeborja orianeborja 4 janvier 2016 19:06

    @L’enfoiré

    Le revenu Universel est une arnaque libérale.

    Ce sont les libertariens qui en sont à l’origine, c’est pour rogner encore le budget de l’Etat et l ’annihiler à terme.



  • orianeborja orianeborja 4 janvier 2016 18:58

    J’ai travaillé plusieurs mois en tant que stagiaire non rémunérée dans une société d’éditions nantaise, comme Chargée de communication.

    J’avais beaucoup de travail, plusieurs dizaines de livres par jour à éditer et promouvoir, sachant que chaque livre édité rapportait entre 1500 et 3000 euros à la société.

    Et on nous demandait d’essayer d’augmenter les cadences en donnant des objectifs.

    Des stages sans être payé, et donc du travail, il y en a, pour peu qu’on obtienne une Convention de stage par un organisme agréé.

    Tous frais à notre charge naturellement.

    Du travail, il y en a, mais il faut le payer.



  • orianeborja orianeborja 4 janvier 2016 15:48

    @izarn

    Quant aux services gratuits, vous rêvez.

    En février 2015, mon fils de 11 ans est tombé gravement malade, on lui a détecté une maladie génétique peu fréquente.

    Il avait perdu 10 kg en une semaine, et à cet âge, ça pèse déjà pas lourd un gamin.

    Comme je l’ai retrouvé dans un état comateux en revenant du travail vers 13 heures, j’ai dû annulé pour l’après-midi, et puis les jours suivants, il a été hospitalisé une dizaine de jours durant lesquels on m’a formée à m’occuper de son handicap qui n’est malheureusement pas guérissable en l’état actuel de nos connaissances.

    Il a fallu que j’annule tout mon travail, et dans ces cas-là, je ne gagne évidemment rien.

    Je me suis retrouvée avec les seules allocations de la CAF pendant presque trois mois, le temps que l’AJPP se mettent en route (Allocation Journalière de Présence Parentale).

    Je ne pouvais plus faire de crédits, je me retrouvais avec moitié moins que ce que j’avais d’ordinaire en sachant que les revenus de la CAF sont prélevés automatiquement en facture dans la première partie du mois.

    Je suis allée à la mairie, il n’y avait rien.

    Je suis retournée le deuxième mois, le CCAS après étude complète du dossier a fini par demander examen en commission à la fin du mois, on m’a donné des huit chèques alimentation de 10 euros pour le deuxième mois sans salaire, et la même chose le troisième mois.

    Dans ces cas-là, t’as juste tes yeux pour chialer et tu te démerdes.
    Au CHU, ils m’ont obtenu un chèque de la Fondation des Hôpitaux de Paris de 100 euros mais je ne l’ai eu qu’une fois l’AJPP en place, trois mois après.
    J’ai dû refuser de me rendre aux RDV médicaux pour éviter les frais de déplacement en voiture.

    En sachant que la nourriture fait partie du traitement de mon enfant, il ne peut pas manger n’importe quoi.

    Un soir durant cette période sans salaire, il était dans un état critique, prostré par terre sans pouvoir avaler quoi que ce soit, le Samu m’a immédiatement envoyé une ambulance.
    Nous sommes restés à l’hôpital jusque dans la nuit.
    Il allait mieux car j’avais fait les bons gestes, mais j’ignorais comme c’était la première fois que cela se produisait, qu’il allait mettre plus de cinq heures à sortir de son état comateux.

    Nous sommes donc sorti des urgences dans la nuit, et là, je me rends compte que je n’ai pas de moyens de rentrer chez moi.
    Il n’y avait plus de train ni de car à cette heure, un taxi, il ne fallait même pas y penser financièrement.

    J’ai demandé à l’hôpital de m’aider, les services m’ont renvoyé de services en services, personne ne pouvait m’aider.

    Nous sommes rentrés à pied en pleine nuit, il pleuvait.
    J’avais tout ce qu’il fallait pour traiter mon enfant, donc je ne prenais pas de risques, nous en avions pour deux heures de marche en remontant la Loire.

    Comme j’avais un peu peur, j’ai prévenu le 112 de mon action.

    Le lendemain, javais plusieurs messages sur mon répondeur, les médecins du CHU de Nantes qui me disaient, il paraît que vous êtes rentrés à pied, vous auriez dû attendre, on aurait trouvé une solution.
    Les mêmes qui s’en foutaient complètement la veille.

    Mais bon, des aventures comme ça, j’en ai tellement connu au fond ...



  • orianeborja orianeborja 4 janvier 2016 14:47

    @izarn

    Je m’en sors parce que je suis organisée et dynamique, mais pas si on réduit sans cesse mes revenus ...

    Je vis en campagne mais dans un HLM, je ne possède rien.

    Je travaille, aux dires des gens qui m’emploient, je suis une employée modèle.
    La réciproque n’est pas toujours vraie.

    Mes parents, c’est une longue histoire, je ne parle plus à ma mère depuis plus de dix ans (elle n’a jamais voulu connaître mes enfants, ils sont divorcés (j’ai servi de punching-ball) et ont leurs propres familles recomposées et vivent à 800 km de chez moi.

    Toute la famille est disloquée.
    Je n’ai pas de liens familiaux, sinon avec mon père par téléphone, et j’ai repris langue avec ma soeur qui vit aux Antilles depuis peu, c’est compliqué.

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