"Aujourd’hui on a l’essence à 1 € 54 et ce grâce à un euro fort. Avec une
dévaluation de 30 % cela place le litre de super à de 2 euros 30. Déjà
que ce poste fait très mal pour les revenus faibles il sera
insupportable."
Non, le prix de l’essence est composée au 2/3 de taxes.La hausse de 30% ne porterait que sur le pris hors taxes du produit importé. Soit 0,20€ d’augmentation au plus. Il suffit que l’Etat diminue d’autant les taxes pour conserver un prix inchangé. A condition que les pétroliers n’accentuent pas la hausse pour arrondir leurs bénéfices. De toute façon une hausse du pétrole, douloureuse à priori, nous préparerait à une raréfaction inéluctable, et favoriserait l’émergence de ressources de substitution génératrices d’emplois.
L’Europe a joué la carte de la mondialisation et du libéralisme effréné. Au profit des entreprises les plus puissantes qui voient s’ouvrir de nouveaux marchés aux perspectives de croissance sans égales, avec des coûts de main d’oeuvre(salaire et protection sociale) très bas. Dans ce contexte de concurrence, le nivellement par le bas des rémunérations , de la protection sociale des pays les plus développés est inévitable. Pour masquer la brutalité du mouvement, les Etats ont recours au déficit du budget. La paix sociale est ainsi préservée. Un remède qui ne règle en rien le problème et qui l’aggrave en repoussant la résolution . On n’a plus les moyens, on emprunte. Une des solutions serait de taxer plus lourdement les bénéfices et rémunérations des grandes entreprise et de leur dirigeants. Et opérer ainsi une redistribution équitable. Mais dans un système de libre échange et libre circulation des capitaux, l’impôt fait fuir les bénéfices et capitaux. Ainsi Total fait des milliards de profit, et les fait « apparaître » là où la fiscalité lui est favorable. La protection sociale ne pourra être sauvegardée sans une certaine dose de protectionnisme.Non pas l’autarcie, qui est irréaliste, mais la fixation de règles limitant une liberté commerciale et financière trop déstabilisante. Est-ce possible en restant dans une Europe ultra libérale ? La question mérite d’être posée.
Des professionnels compétents, il y en a. Soyons rassurés, ce n’est pas à Ariane Walter que l’on pensera pour le poste du prochain ministre des Finances.
Bovinus Merci d’avoir qualifié mes commentaires d’« imbécilités ». Venant de vous ,
je trouve ça rassurant. Je continuerai à donner mon opinion, même si
elle met en péril votre sérénité . D’autant plus que, tout en
m’adressant à vous, ce n’est pas vous que je cherche à convaincre ; j’ai
bien perçu que votre vision réductrice et figée laisse peu d’espoir
d’évolution.