On peut comprendre le mouvement des magistrats pour dénoncer le manque flagrant de moyens de la justice. Ce qui est gênant, c’est que ce mouvement intervienne si tardivement. Car la « pauvreté » de l’institution ne date pas d’aujourd’hui.Il a fallu des menaces de sanctions à son encontre pour que la profession réagisse massivement, au risque de donner une coloration corporatiste au mouvement. On aurait aimé une réaction aussi vive, et plus tôt, pour la défense du justiciable, car c’est lui, en fin de compte, qui subit les inconvénients de la pénurie.
"Les personnes qui veulent réellement mourir trouvent le moyen d’y
parvenir" Et comment font-elles lorsqu’elles sont clouées sur un lit, sans aucune autonomie ?
Il y a une grande hypocrisie à voir certains hommes politiques et gens de médecine s’opposer à l’euthanasie, mais fermer les yeux sur les agissements de certain labo dont les produits ont donné la mort à des centaines de personnes sans leur demander leur avis.