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Séraphin Lampion

Séraphin Lampion

Conseiller municipal de Moulinsart chargé du développement cuturel, j'ai créé et préside le groupe folklorique des Joyeux Turlurons.
Je co-anime également l'association du Volant-Club avec mon ami Haddock.
 

Tableau de bord

  • Premier article le 07/03/2015
  • Modérateur depuis le 03/04/2015
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Derniers commentaires



  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 11 septembre 2019 12:10

    @Séraphin Lampion

    J’avais oublié le lien



  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 11 septembre 2019 12:07

    @Spartacus

    ça, c’est « Tintin en Afghanistan » !



  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 11 septembre 2019 12:03

    Pour comprendre les derniers épisodes du feuilleton, voici un résumé des précédents.

    Après le scandale du Watergate, le Congrès américain a imposé à la CIA des restrictions légales et budgétaires. Des officiers de l’Agence ont alors créé un réseau alternatif appelé le Safari Club, du nom d’une résidence de vacances au Kenya où ses membres se réunissaient.

    Supervisé par les directeurs des services secrets français, égyptiens, saoudiens, marocains et iraniens (alors sujets du Shah), le Safari Club était secondé à Washington par un “réseau privé de renseignement”. Ce réseau regroupait des officiers de la CIA tels que Theodore Shackley et Thomas Clines, qui avaient été marginalisés ou renvoyés par Stansfield Turner. L’objectif du Safari Club n’était pas seulement l’échange de renseignements, mais également la conduite d’opérations clandestines que la CIA ne pouvait plus mener directement en raison du scandale du Watergate et des réformes qui s’ensuivirent. Ainsi fut mise en place une sorte de « deuxième CIA » hostile au Président Carter, mais favorable à celui qui allait lui succéder, Ronald Reagan, un farouche opposant à l’apaisement entre les États-Unis et l’URSS.

    À cette époque, le Safari Club avait besoin d’un réseau de banques pour financer ses opérations anticommunistes. Avec la bénédiction du directeur de la CIA George Bush sénior, le chef des services secrets saoudiens Kamal Adham a transformé la banque BCCI en une véritable blanchisserie internationale d’argent sale. Dans les années 1980, le directeur de la CIA William Casey a pris des décisions cruciales dans la conduite de la guerre secrète en Afghanistan, parmi lesquelles la création d’une légion étrangère chargée d’aider les moudjahidines afghans à combattre les Soviétiques. En clair, la mise en place d’un réseau de soutien opérationnel connu sous le nom d’al-Qaïda depuis la fin de cette guerre entre l’URSS et l’Afghanistan. Casey a mis au point les détails de ce plan avec les deux chefs des services secrets saoudiens, ainsi qu’avec le directeur de la Bank of Credit and Commerce International (BCCI), la banque pakistano-saoudienne dont Kamal Adham et Turki ben Fayçal étaient tous deux actionnaires. Ce faisant, Casey dirigeait alors une deuxième Agence, ou une CIA hors canaux, construisant avec les Saoudiens la future al-Qaïda au Pakistan, alors que la hiérarchie officielle de l’Agence à Langley “pensait que c’était imprudent”. »

    Dans les années 1990, les pétrodollars saoudiens et le discret soutien de la CIA, du MI6 et de l’ISI ont favorisé l’émergence des talibans. À partir de 1994 et jusqu’au 11-Septembre, les services de renseignement militaire américains ainsi que la Grande-Bretagne, l’Arabie saoudite et le Pakistan, ont secrètement fourni des armes et des fonds aux talibans, qui abritaient al-Qaïda. En 1997, Amnesty International a déploré l’existence de “liens politiques étroits” entre la milice talibane en place, qui venait de conquérir Kaboul, et les États-Unis. (…) Sous la tutelle américaine, l’Arabie saoudite continuait de financer les madrasas. Les manuels rédigés par le gouvernement américain afin d’endoctriner les enfants afghans avec l’idéologie du jihad violent pendant la guerre froide ont alors approuvés par les talibans. Ils ont été intégrés au programme de base du système scolaire afghan et largement utilisés dans les madrasas militantes pakistanaises financées par l’Arabie saoudite et l’ISI (…) avec le soutien des États-Unis. »



  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 11 septembre 2019 12:01

    @redneck

    Après le scandale du Watergate, le Congrès américain a imposé à la CIA des restrictions légales et budgétaires. Des officiers de l’Agence ont alors créé un réseau alternatif appelé le Safari Club, du nom d’une résidence de vacances au Kenya où ses membres se réunissaient.

    Supervisé par les directeurs des services secrets français, égyptiens, saoudiens, marocains et iraniens (alors sujets du Shah), le Safari Club était secondé à Washington par un “réseau privé de renseignement”. Ce réseau regroupait des officiers de la CIA tels que Theodore Shackley et Thomas Clines, qui avaient été marginalisés ou renvoyés par Stansfield Turner. L’objectif du Safari Club n’était pas seulement l’échange de renseignements, mais également la conduite d’opérations clandestines que la CIA ne pouvait plus mener directement en raison du scandale du Watergate et des réformes qui s’ensuivirent. Ainsi fut mise en place une sorte de « deuxième CIA » hostile au Président Carter, mais favorable à celui qui allait lui succéder, Ronald Reagan, un farouche opposant à l’apaisement entre les États-Unis et l’URSS.

    À cette époque, le Safari Club avait besoin d’un réseau de banques pour financer ses opérations anticommunistes. Avec la bénédiction du directeur de la CIA George Bush sénior, le chef des services secrets saoudiens Kamal Adham a transformé la banque BCCI en une véritable blanchisserie internationale d’argent sale. Dans les années 1980, le directeur de la CIA William Casey a pris des décisions cruciales dans la conduite de la guerre secrète en Afghanistan, parmi lesquelles la création d’une légion étrangère chargée d’aider les moudjahidines afghans à combattre les Soviétiques. En clair, la mise en place d’un réseau de soutien opérationnel connu sous le nom d’al-Qaïda depuis la fin de cette guerre entre l’URSS et l’Afghanistan. Casey a mis au point les détails de ce plan avec les deux chefs des services secrets saoudiens, ainsi qu’avec le directeur de la Bank of Credit and Commerce International (BCCI), la banque pakistano-saoudienne dont Kamal Adham et Turki ben Fayçal étaient tous deux actionnaires. Ce faisant, Casey dirigeait alors une deuxième Agence, ou une CIA hors canaux, construisant avec les Saoudiens la future al-Qaïda au Pakistan, alors que la hiérarchie officielle de l’Agence à Langley “pensait que c’était imprudent”. »

    Dans les années 1990, les pétrodollars saoudiens et le discret soutien de la CIA, du MI6 et de l’ISI ont favorisé l’émergence des talibans. À partir de 1994 et jusqu’au 11-Septembre, les services de renseignement militaire américains ainsi que la Grande-Bretagne, l’Arabie saoudite et le Pakistan, ont secrètement fourni des armes et des fonds aux talibans, qui abritaient al-Qaïda. En 1997, Amnesty International a déploré l’existence de “liens politiques étroits” entre la milice talibane en place, qui venait de conquérir Kaboul, et les États-Unis. (…) Sous la tutelle américaine, l’Arabie saoudite continuait de financer les madrasas. Les manuels rédigés par le gouvernement américain afin d’endoctriner les enfants afghans avec l’idéologie du jihad violent pendant la guerre froide ont alors approuvés par les talibans. Ils ont été intégrés au programme de base du système scolaire afghan et largement utilisés dans les madrasas militantes pakistanaises financées par l’Arabie saoudite et l’ISI (…) avec le soutien des États-Unis. »



  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 11 septembre 2019 10:41

    @redneck

    c’est du second degré ?

    vous avez les chiffres des morts dus aux non-attentats non-terroristes américains ?

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