The Guardian publie ce texte, signé par un grand nombre d’universitaires et d’intellectuels basés en Grande-Bretagne. Il affirme clairement qu’il ne suffit pas d’appeler à un cessez-le-feu - le seul résultat acceptable du présent conflit est la défaite d’Israël.
« Pourquoi Israël doit perdre
Les massacres à Gaza ne sont que la phase la plus récente d’une guerre qu’Israël mène contre le peuple palestinien depuis plus de 60 ans. Les objectifs de cette guerre n’ont jamais changé : utiliser la puissance militaire écrasante pour éradiquer les Palestinens en tant que force politique capable de résister à l’expropriation continue par Israël de leurs terres et de leurs ressources. La guerre d’Israël contre les Palestinens a transformé Gaza et la Cisjordanie en deux prisons politiques gigantesques. Cette guerre n’a rien de symétrique en termes de principes, tactiques ou conséquences. Israël porte l’entière responsabilité pour son déclenchement, son intensification et pour avoir mis fin à la trève la plus récente.
Israël doit perdre. Appeler à un nouveau cessez-le-feu, ou davantage d’aide humanitaire, ne sont pas des réponses suffisantes. Pas plus que de demander une reprise du dialogue et de reconnaître les inquiétudes et les souffrances des deux camps. Si nous croyons en le principe de l’auto-détermination démocratique, si nous défendons le droit de résister à l’agression militaire et à l’occupation coloniale, alors nous devons choisir notre camp … contre Israël, et avec le peuple de Gaza et de la Cisjordanie.
Nous devons faire tout ce qui dans notre pouvoir pour empêcher Israël de gagner sa guerre. Israël doit accepter que sa sécurité dépende de la justice et de la coexistence pacifique avec ses voisins, et non de l’utilisation criminelle de la force.
que vous soyez pro-sioniste cela ne fait aucun doute....mais n’insulter pas les milliers de morts innocents que la glorieuse armée d’israel à courageusement vaincue ....des vainqueurs comme vous on en a connu rappeler vous en 1945 ..la liberté et le droit on finit par vaincre ..alors préparer une thèse pour défense vos complices au TPI crime de guerre et crime contre l’humanité....la solution finale que vous et vos amis projeter n’aura pas lieu....un partisan de la paix et du droit
bien venu sur terre vous venez surement d’une autre planète..vous n’êtes pas docteur.... ??impossible.. ??.avant de parler sur un sujet aussi grave on se documente...on recherche des sources crédibles....vous ne vous rendez pas compte... ??????????
MEMRITV existe depuis presque dix ans. Son siège est à Washington et son financement provient de dons privés. Il a pour fondateurs M. Yigal Carmon (יגאל כרמון) et Mme Meyrav Wurmser (מירב וורמסר).
Yigal Carmon est un un ancien colonel des Services secrets israéliens (מוסד), au sein desquels il a travaillé durant 22 ans. Il a également œuvré en tant que conseiller pour la lutte contre le terrorisme auprès de deux premiers ministres israéliens, Yitzhak Shamir et Yitzhak Rabin.
Meyrav Wurmser est une intellectuelle conservatrice membre du tout aussi conservateur Hudson Institute (un de ces fameux think tanks) et épouse de David Wurmser, conseiller de Dick Cheney pour les questions relatives au Moyen-Orient. Après un doctorat en sciences politiques, elle a enseigné à la Johns Hopkins University ainsi que dans l’Académie navale étasunienne.
Il y a fort à parier que les choix de diffusion du MEMRI ne soient pas impartiaux. En janvier 2003, une controverse a vu le jour entre Yigal Carmon et un journaliste anglais travaillant pour The Guardian : Brian Whitaker. Précisons en passant que M. Whitaker bénéficie d’un diplôme de langue arabe de l’Université de Westminster et qu’il a été responsable de la rubrique Moyen-Orient de son journal de 2000 à 2007.
M. Whitaker considère que MEMRI n’est qu’un outil de propagande, alors que ce dernier se définit comme un institut de recherche. Selon le journaliste, cela implique passablement de mauvaise foi. Il accuse notamment le MEMRI de traduire des sujets particuliers à des fins politiques tout en dressant un portrait incomplet et inéquitable des médias arabes. Il accuse enfin l’institution privée de traduire improprement le contenu des émissions qu’il rediffuse. Vous l’aurez compris, M. Whitaker doute du crédit que l’on peut accorder au MEMRI en tant que miroir des médias arabes.
À vous maintenant de vous faire une opinion en lisant (en anglais) le débat par courriels interposés entre MM. Carmon et Whitaker sur le site du Guardian.
Morale de l’histoire : méfions-nous du MEMRI, méfions-nous des médias, méfions-nous d’Internet, méfions-nous de Wikipédia, méfions-nous. Hélas.......suite