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papat

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  • papat 12 mai 2018 12:19

    @Christian Labrune

    En anéantissant l’accord nucléaire avec l’Iran Trump a donné à Israël l’occasion de déclencher une guerre plus large avec la Syrie. Une simulation israélienne de la situation avait abouti précédemment à la conclusion que :

    La crise créée par l’administration américaine sur les failles de l’accord nucléaire pourrait être exploitée pour régler des questions plus urgentes pour Israël (principalement le programme de missiles de l’Iran et sa présence en Syrie).

    Le gouvernement israélien prétend que le soutien iranien à la Syrie menace son pays.

    Le Premier ministre israélien Netanyahu se sert de la ’menace iranienne’ comme d’un épouvantail pour détourner l’attention d’autres questions comme les diverses affaires de corruption qui le menacent.

    Au cours des dernières années, Israël a attaqué les positions de l’armée syrienne plus de 100 fois, souvent pour soutenir les ’rebelles syriens’ alignés sur Al-Qaïda. La Syrie n’a pas riposté car elle était occupée à lutter contre l’invasion Takfiri à l’intérieur du pays. En avril, Israël a augmenté les enchères en attaquant la base T4, au centre de la Syrie, à partir de laquelle les forces russes et iraniennes soutiennent la lutte de la Syrie contre l’EI. Des soldats iraniens ont été tués dans l’attaque. La défense aérienne syrienne a abattu au moins un des avions à réaction israéliens F-16. On pensait qu’un nouvel équilibre se serait instauré, après la perte d’au moins un avion à réaction israélien, mais Israël a continué ses provocations.

    Mardi, quand Trump a annoncé la rupture de l’accord nucléaire, Israël a lancé une autre frappe en Syrie sur de soi-disant missiles iraniens qui visaient Israël. La frappe a touché un dépôt de l’armée syrienne. Quinze soldats, dont certains seraient des Iraniens, ont été tués. Même les médias israéliens ont eu du mal à trouver des excuses à cette attaque ’préventive’ illégale :

    Même si l’Iran n’avait pas l’intention de lancer des missiles sur Israël mardi, la frappe israélienne présumée a eu lieu et a transmis le message suivant aux Iraniens : Vous avez augmenté la probabilité d’une attaque contre Israël, de sorte que nous augmentons le niveau de menace, malgré les tensions.

    Ce n’est pas à l’Iran de répondre aux frappes israéliennes sur la Syrie. Le gouvernement syrien voulait riposter immédiatement à la frappe de mardi, mais il a été retenu par la Russie qui pensait que ces provocations israéliennes étaient un piège. Hier, Netanyahou était à Moscou. Le président russe lui a demandé d’arrêter les provocations. Netanyahou ne l’a pas écouté.

    La nuit dernière, Israël a de nouveau attaqué les positions militaires syriennes à al-Quneitra dans le sud-ouest de la Syrie. Cette fois, les forces de missiles syriennes ont répondu par un barrage de plus de 20 missiles contre les positions israéliennes sur le plateau occupé du Golan. Israël a encore accentué l’escalade en opérant 70 frappes de plus contre les positions syriennes. Des photos et des vidéos de Damas montrent que la défense aérienne syrienne en a intercepté un grand nombre.

    Israël se targue maintenant d’avoir éliminé la ’menace iranienne’ en Syrie :

    Le ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman, a déclaré que les forces israéliennes avaient frappé ’presque toutes les infrastructures iraniennes en Syrie’ et que rien n’avait été touché sur les territoires d’Israël.

    La revendication du succès est le signe qu’Israël ne veut pas aller plus loin :

    ’J’espère que nous avons terminé cet épisode et que tout le monde a compris’, a ajouté Lieberman, soulignant qu’Israël ne veut pas d’escalade, mais ’ne laissera personne nous attaquer ou construire une infrastructure pour nous attaquer à l’avenir’.

    Cette glorification propagandiste d’un succès israélien nous en rappelle d’autres.

    Le deuxième jour de la guerre de 2006 contre le Liban, Israël s’est vanté haut et fort d’avoir détruit ’tous les missiles à longue portée du Hezbollah’ au cours d’une campagne aérienne d’une durée de 34 minutes. Mais plus de 100 missiles par jour ont continué à frapper Israël et même Tel-Aviv, loin de la frontière libanaise. Trente et un jours plus tard, Israël a demandé la paix. Son invasion du Liban avait échoué. Sa frappe ’réussie’ contre les missiles à longue portée du Hezbollah avait touché principalement des positions désertes.

    La frappe israélienne en Syrie n’est pas beaucoup plus réussie que celle au Liban il y a douze ans.

    La Syrie va maintenant continuer à riposter aux attaques israéliennes. Cette fois, elle a limité ses frappes aux positions militaires situées sur le plateau occupé du Golan. Les prochaines frappes iront plus loin. Cette fois, Israël a envoyé la population du plateau occupé du Golan se mettre à l’abri dans des bunkers. La prochaine fois, peut-être qu’il faudra que la moitié d’Israël se terre dans des abris souterrains. Combien de temps Israël pourrait-il supporter cela ?

    L’Iran ripostera également en cas d’attaques contre ses forces en Syrie. Mais il n’a pas besoin de le faire à partir de la Syrie. Il y a d’autres options que l’envoi de missiles.

    Que la Syrie, après bien des souffrances, ait été en mesure de riposter aux frappes israéliennes, trace une nouvelle ligne dans le sable. Si Israël veut une guerre de plus grande ampleur, il en aura une. Les destructions dans les pays concernés du Moyen-Orient, Israël inclus, pourraient les ramener 100 ans en arrière. La Syrie, le Liban et l’Iran survivraient. Il y a 100 ans, Israël n’existait pas.



  • papat 12 mai 2018 11:54

    @Christian Labrune

    L’accusation contre l’Iran s’explique par des facteurs essentiels (le racisme foncier de la société israélienne et de son Premier ministre, qui croient plus volontiers à une dangerosité de l’Iran perse qu’à celle de la Syrie arabe) et conjoncturels – un refus d’assumer les conséquences de la politique suicidaire du gouvernement Netanyahou, qui l’a amené à une confrontation directe avec l’ensemble de l’Axe de la Résistance, pour ne pas dire avec la Russie. Et surtout, Israël veut capitaliser sur le retrait de Trump de l’accord sur le nucléaire iranien pour faire avancer sa principale obsession, plus ancienne que la crise syrienne, à savoir le programme balistique de Téhéran auquel il veut que l’Occident mette fin en exploitant le sempiternel prétexte nucléaire – Netanyahou a clairement affirmé qu’une guerre avec l’Iran est inévitable, et qu’il vaut mieux qu’elle se produise maintenant que plus tard. Depuis 2005, il espère vainement que les Etats-Unis et ses vassaux européens pourront la mener pour lui, mais aucune négociation, sanction ou agression ne pourra jamais faire plier l’Iran. Et de même que les frappes isréliennes du 9 avril, censées encourager Washington, Londres et Paris à des frappes sévères conre la Syrie, se sont soldées par un échec cuisant, Israël n’a fait qu’aggraver sa situation et se retrouve une fois de plus seul face aux conséquences désastreuses de ses actes, à la mesure de l’arrogance aveugle qui les a déclenchés.



  • papat 12 mai 2018 11:20

    @Christian Labrune

    L’accusation contre l’Iran s’explique par des facteurs essentiels (le racisme foncier de la société israélienne et de son Premier ministre, qui croient plus volontiers à une dangerosité de l’Iran perse qu’à celle de la Syrie arabe) et conjoncturels – un refus d’assumer les conséquences de la politique suicidaire du gouvernement Netanyahou, qui l’a amené à une confrontation directe avec l’ensemble de l’Axe de la Résistance, pour ne pas dire avec la Russie. Et surtout, Israël veut capitaliser sur le retrait de Trump de l’accord sur le nucléaire iranien pour faire avancer sa principale obsession, plus ancienne que la crise syrienne, à savoir le programme balistique de Téhéran auquel il veut que l’Occident mette fin en exploitant le sempiternel prétexte nucléaire . Netanyahou a clairement affirmé qu’une guerre avec l’Iran est inévitable, et qu’il vaut mieux qu’elle se produise maintenant que plus tard. Depuis 2005, il espère vainement que les Etats-Unis et ses vassaux européens pourront la mener pour lui, mais aucune négociation, sanction ou agression ne pourra jamais faire plier l’Iran. Et de même que les frappes isréliennes du 9 avril, censées encourager Washington, Londres et Paris à des frappes sévères conre la Syrie, se sont soldées par un échec cuisant, Israël n’a fait qu’aggraver sa situation et se retrouve une fois de plus seul face aux conséquences désastreuses de ses actes, à la mesure de l’arrogance aveugle qui les a déclenchés.



  • papat 12 mai 2018 08:32

    @Christian Labrune

    L’agresseur est indubitablement Israël, qui a réalisé plus d’une centaine de frappes contre la Syrie depuis le début du conflit. Après la mise en scène chimique de Douma, ses agressions se sont intensifiées avec les attaques contre la base syrienne T-4 le 9 avril, qui ont notamment tué 7 Gardiens de la Révolution Islamique d’Iran. Après l’annonce américaine de retrait de l’accord sur le nucléaire iranien, de nouvelles frappes israéliennes ont ciblé des positions syriennes mardi 8 mai dans la banlieue sud de Damas, et mercredi 9 mai à Quneitra, au sud du pays. Incontestablement, la Syrie n’a fait que riposter à une énième agression, avec une fermeté qui a ébranlé Israël et l’a contraint à sortir du mutisme auquel il se confine habituellement.



  • papat 11 mai 2018 16:19

    Après l’échec total des tentatives de changement de régime en Syrie au moyen de forces terroristes auxiliaires se réclamant en apparence de l’islamisme radical et relevant des services spéciaux de l’OTAN, des riches petromonarchies arabes et d’Israël, les principaux commanditaires du terrorisme en Syrie passent directement à l’action mais se heurtent à une résistance de l’axe Damas-Téhéran avec l’appui actif et prépondérant du Hezbollah libanais.

    Cette évolution du conflit au Levant n’était pas seulement prévisible mais fort attendue. Elle confirme une fois pour toutes qu’Israël est le principal commanditaire du pseudo « printemps Arabe » afin d’assurer son hégémonie en affaiblissant son environnement proche et éloigné et que les Israéliens sont de facto les principaux belligérants dans la guerre en Syrie, un conflit que la propagande arabe et atlantiste pro-sioniste a tenté mordicus de présenter comme une guerre civile mettant aux prises un pouvoir dictatorial panarabe et une opposition aux aspirations démocratiques libérales.

    La réalité des faits et du terrain ont fait voler cette fiction-mensonge en éclats.

    Contrairement à la présence militaire russe et iranienne en Syrie, légalement sollicité par le gouvernement syrien, la présence de forces US, britanniques, françaises, émiratis et turques (la liste n’est pas exhaustive) est totalement illégale et relève de la volonté à pallier à l’effondrement des organisations terroristes en créant de nouvelles entités armées dans la direction opposée de celle avec Israël. Cette mesure de diversion a échoué puisque Damas a abandonné le Nord-Est de la Syrie et verrouillé les accès de la province de facto autonome d’Idlib dans le Nord-ouest pour se consacrer à la marche méridionale s’étendant du sud de Damas à Deraa et au Golan, un plateau stratégique partiellement occupé par Tel-Aviv et qui demeure au coeur des revendications syriennes.

    L’Arabie Saoudite, le Bahreïn, les Emirats Arabes Unis et le Qatar applaudissent des deux mains toute attaque israélienne contre l’axe de la résistance mais ce dernier est loin d’avoir dit son dernier mot.

    Après les missiles de croisière Tomahawk, Scalp (Storm Shadow), Delilah, les forces sionistes utilisent des missiles balistiques tactiques de théâtre de type Pershing et des missiles Air-Sol d’un type nouveau et finalement la confrontation directe.

    Le concept de terrorisme islamiste que l’on peut à juste titre qualifier de Salapiste est bel et bien mort après près de quatre décennies de mensonges et de fiction.

    Nous voici revenus aux fondamentaux comme en 1941-1945.

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