En anéantissant l’accord nucléaire avec l’Iran
Trump a donné à Israël l’occasion de déclencher une guerre plus large avec la Syrie. Une simulation
israélienne de la situation avait abouti précédemment à
la conclusion que :
La crise créée par l’administration américaine sur les
failles de l’accord nucléaire pourrait être exploitée pour régler des questions
plus urgentes pour Israël (principalement le programme de missiles de l’Iran et
sa présence en Syrie).
Le gouvernement israélien prétend que le soutien iranien à la Syrie menace son pays.
Le Premier ministre israélien Netanyahu se sert de la
’menace iranienne’ comme d’un épouvantail pour détourner
l’attention d’autres questions comme les diverses affaires de corruption
qui le menacent.
Au cours des dernières années, Israël a attaqué
les positions de l’armée syrienne plus de 100 fois, souvent
pour soutenir les ’rebelles syriens’ alignés sur Al-Qaïda. La Syrie n’a pas riposté car
elle était occupée à lutter contre l’invasion Takfiri à l’intérieur du pays. En
avril, Israël a augmenté les enchères en attaquant la base T4, au centre de la Syrie, à partir de laquelle
les forces russes et iraniennes soutiennent la lutte de la Syrie contre l’EI. Des
soldats iraniens ont été tués dans l’attaque. La défense aérienne syrienne a
abattu au moins un des avions à réaction israéliens F-16. On pensait qu’un
nouvel équilibre se serait instauré, après la perte d’au moins un avion à
réaction israélien, mais Israël a continué ses provocations.
Mardi, quand Trump a annoncé la rupture de l’accord
nucléaire, Israël a lancé une autre frappe en Syrie sur de soi-disant missiles
iraniens qui visaient Israël. La frappe a touché un dépôt de l’armée syrienne.
Quinze soldats, dont certains seraient des Iraniens, ont été tués. Même les
médias israéliens ont eu du mal à trouver des excuses à cette attaque
’préventive’ illégale :
Même si l’Iran n’avait pas l’intention de lancer des
missiles sur Israël mardi, la frappe israélienne présumée a eu lieu et a
transmis le message suivant aux Iraniens : Vous avez augmenté la
probabilité d’une attaque contre Israël, de sorte que nous augmentons le niveau
de menace, malgré les tensions.
Ce n’est pas à l’Iran de répondre aux frappes israéliennes
sur la Syrie. Le
gouvernement syrien voulait riposter immédiatement à la frappe de mardi, mais
il a été retenu par la Russie
qui pensait que ces provocations israéliennes étaient un piège. Hier,
Netanyahou était à Moscou. Le président russe lui a demandé d’arrêter les
provocations. Netanyahou ne l’a pas écouté.
La nuit dernière, Israël a de nouveau attaqué les positions
militaires syriennes à al-Quneitra dans le sud-ouest de la Syrie. Cette fois,
les forces de missiles syriennes ont répondu par un barrage de plus de 20
missiles contre les positions israéliennes sur le plateau occupé du Golan.
Israël a encore accentué l’escalade en opérant 70 frappes de plus
contre les positions syriennes. Des photos et des vidéos de Damas montrent que
la défense aérienne syrienne en a intercepté un grand nombre.
Israël se targue maintenant d’avoir éliminé la
’menace iranienne’ en Syrie :
Le ministre israélien de la Défense, Avigdor
Lieberman, a déclaré que les forces israéliennes avaient frappé ’presque toutes
les infrastructures iraniennes en Syrie’ et que rien n’avait été touché sur les
territoires d’Israël.
La revendication du succès est le signe qu’Israël ne veut
pas aller plus loin :
’J’espère que nous avons terminé cet épisode et que tout
le monde a compris’, a ajouté Lieberman, soulignant qu’Israël ne veut pas
d’escalade, mais ’ne laissera personne nous attaquer ou construire une
infrastructure pour nous attaquer à l’avenir’.
Cette glorification propagandiste d’un succès
israélien nous en rappelle d’autres.
Le deuxième jour de la guerre de 2006 contre le Liban,
Israël s’est vanté haut et fort d’avoir détruit ’tous les missiles à
longue portée du Hezbollah’ au cours d’une campagne aérienne d’une durée de 34
minutes. Mais plus de 100 missiles par jour ont continué à frapper Israël et
même Tel-Aviv, loin de la frontière libanaise. Trente et un jours plus tard,
Israël a demandé la paix. Son invasion du Liban avait échoué. Sa frappe
’réussie’ contre les missiles à longue portée du Hezbollah avait touché
principalement des positions désertes.
La frappe israélienne en Syrie n’est pas beaucoup plus
réussie que celle au Liban il y a douze ans.
La Syrie
va maintenant continuer à riposter aux attaques israéliennes. Cette fois, elle
a limité ses frappes aux positions militaires situées sur le plateau occupé du
Golan. Les prochaines frappes iront plus loin. Cette fois, Israël a envoyé la
population du plateau occupé du Golan se mettre à l’abri dans des bunkers. La
prochaine fois, peut-être qu’il faudra que la moitié d’Israël se terre dans des
abris souterrains. Combien de temps Israël pourrait-il supporter cela ?
L’Iran ripostera également en cas d’attaques contre ses
forces en Syrie. Mais il n’a pas besoin de le faire à partir de la Syrie. Il y a d’autres
options que l’envoi de missiles.
Que la Syrie,
après bien des souffrances, ait été en mesure de riposter aux frappes
israéliennes, trace une nouvelle ligne dans le sable. Si Israël veut une
guerre de plus grande ampleur, il en aura une. Les destructions dans les pays
concernés du Moyen-Orient, Israël inclus, pourraient les ramener 100 ans en
arrière. La Syrie,
le Liban et l’Iran survivraient. Il y a 100 ans, Israël n’existait pas.
L’accusation contre l’Iran s’explique par des
facteurs essentiels (le racisme foncier de la société israélienne et de
son Premier ministre, qui croient plus volontiers à une dangerosité de l’Iran
perse qu’à celle de la Syrie
arabe) et conjoncturels – un refus d’assumer les conséquences de la politique
suicidaire du gouvernement Netanyahou, qui l’a amené à une confrontation
directe avec l’ensemble de l’Axe de la Résistance, pour ne pas dire avec la Russie. Et surtout,
Israël veut capitaliser sur le retrait de Trump de l’accord sur le nucléaire
iranien pour faire avancer sa principale obsession, plus ancienne que la crise
syrienne, à savoir le programme balistique de Téhéran auquel il veut que
l’Occident mette fin en exploitant le sempiternel prétexte nucléaire – Netanyahou a clairement affirmé qu’une guerre avec l’Iran est
inévitable, et qu’il vaut mieux qu’elle se produise maintenant que plus tard.
Depuis 2005, il espère vainement que les Etats-Unis et ses vassaux européens
pourront la mener pour lui, mais aucune négociation, sanction ou agression ne
pourra jamais faire plier l’Iran. Et de même que les frappes isréliennes du 9
avril, censées encourager Washington, Londres et Paris à des frappes sévères
conre la Syrie,
se sont soldées par un échec cuisant, Israël n’a fait qu’aggraver sa situation
et se retrouve une fois de plus seul face aux conséquences désastreuses de ses
actes, à la mesure de l’arrogance aveugle qui les a déclenchés.
L’accusation contre l’Iran s’explique par des
facteurs essentiels (le racisme foncier de la société israélienne et de
son Premier ministre, qui croient plus volontiers à une dangerosité de l’Iran
perse qu’à celle de la Syrie
arabe) et conjoncturels – un refus d’assumer les conséquences de la politique
suicidaire du gouvernement Netanyahou, qui l’a amené à une confrontation
directe avec l’ensemble de l’Axe de la Résistance, pour ne pas dire avec la Russie. Et surtout,
Israël veut capitaliser sur le retrait de Trump de l’accord sur le nucléaire
iranien pour faire avancer sa principale obsession, plus ancienne que la crise
syrienne, à savoir le programme balistique de Téhéran auquel il veut que
l’Occident mette fin en exploitant le sempiternel prétexte nucléaire . Netanyahou a clairement affirmé qu’une guerre avec l’Iran est
inévitable, et qu’il vaut mieux qu’elle se produise maintenant que plus tard.
Depuis 2005, il espère vainement que les Etats-Unis et ses vassaux européens
pourront la mener pour lui, mais aucune négociation, sanction ou agression ne
pourra jamais faire plier l’Iran. Et de même que les frappes isréliennes du 9
avril, censées encourager Washington, Londres et Paris à des frappes sévères
conre la Syrie,
se sont soldées par un échec cuisant, Israël n’a fait qu’aggraver sa situation
et se retrouve une fois de plus seul face aux conséquences désastreuses de ses
actes, à la mesure de l’arrogance aveugle qui les a déclenchés.
L’agresseur est indubitablement Israël, qui a réalisé plus
d’une centaine de frappes contre la
Syrie depuis le début du conflit. Après la mise en scène
chimique de Douma, ses agressions se sont intensifiées avec les attaques contre
la base syrienne T-4 le 9 avril, qui ont notamment tué 7 Gardiens de la Révolution Islamique
d’Iran. Après l’annonce américaine de retrait de l’accord sur le nucléaire
iranien, de nouvelles frappes israéliennes ont ciblé des positions syriennes
mardi 8 mai dans la banlieue sud de Damas, et mercredi 9 mai à Quneitra, au sud
du pays. Incontestablement, la
Syrie n’a fait que riposter à une énième agression, avec une
fermeté qui a ébranlé Israël et l’a contraint à sortir du mutisme auquel il se
confine habituellement.
Après l’échec total des tentatives de changement de régime en Syrie au moyen de forces terroristes auxiliaires se réclamant en apparence de l’islamisme radical et relevant des services spéciaux de l’OTAN, des riches petromonarchies arabes et d’Israël, les principaux commanditaires du terrorisme en Syrie passent directement à l’action mais se heurtent à une résistance de l’axe Damas-Téhéran avec l’appui actif et prépondérant du Hezbollah libanais.
Cette évolution du conflit au Levant n’était pas seulement prévisible mais fort attendue. Elle confirme une fois pour toutes qu’Israël est le principal commanditaire du pseudo « printemps Arabe » afin d’assurer son hégémonie en affaiblissant son environnement proche et éloigné et que les Israéliens sont de facto les principaux belligérants dans la guerre en Syrie, un conflit que la propagande arabe et atlantiste pro-sioniste a tenté mordicus de présenter comme une guerre civile mettant aux prises un pouvoir dictatorial panarabe et une opposition aux aspirations démocratiques libérales.
La réalité des faits et du terrain ont fait voler cette fiction-mensonge en éclats.
Contrairement à la présence militaire russe et iranienne en Syrie, légalement sollicité par le gouvernement syrien, la présence de forces US, britanniques, françaises, émiratis et turques (la liste n’est pas exhaustive) est totalement illégale et relève de la volonté à pallier à l’effondrement des organisations terroristes en créant de nouvelles entités armées dans la direction opposée de celle avec Israël. Cette mesure de diversion a échoué puisque Damas a abandonné le Nord-Est de la Syrie et verrouillé les accès de la province de facto autonome d’Idlib dans le Nord-ouest pour se consacrer à la marche méridionale s’étendant du sud de Damas à Deraa et au Golan, un plateau stratégique partiellement occupé par Tel-Aviv et qui demeure au coeur des revendications syriennes.
L’Arabie Saoudite, le Bahreïn, les Emirats Arabes Unis et le Qatar applaudissent des deux mains toute attaque israélienne contre l’axe de la résistance mais ce dernier est loin d’avoir dit son dernier mot.
Après les missiles de croisière Tomahawk, Scalp (Storm Shadow), Delilah, les forces sionistes utilisent des missiles balistiques tactiques de théâtre de type Pershing et des missiles Air-Sol d’un type nouveau et finalement la confrontation directe.
Le concept de terrorisme islamiste que l’on peut à juste titre qualifier de Salapiste est bel et bien mort après près de quatre décennies de mensonges et de fiction.
Nous voici revenus aux fondamentaux comme en 1941-1945.